Pinterest. Le web ne semble avoir plus que ce mot à la bouche.
Un réseau social de plus ? Hors de question me direz-vous, déjà trop occupé à gérer vos publications Facebook et Twitter, vos Foursquare, Tumblr et autres Instagram.
Et pourtant. Il se pourrait bien que vous vous mettiez à «piner » assez rapidement.
En effet, Pinterest semble se démarquer des autres réseaux, au vu de la croissance hors norme qu’il connait ces derniers temps : de 1,5 à 7,5 millions d’utilisateurs en l’espace de quatre mois. Pinterest a d’ailleurs été classé 60ème site le plus visité aux États-Unis pour la semaine du 16 janvier 2012, selon le cabinet d’études Experian Hitwise US.
Cela dit, on nous avait survendu Google +, qui au final ne semble pas tellement décoller.
Alors, Pinterest vaut-il le coup de s’y intéresser ?
Noël approche et ça se voit ! Dans les rues, les commerçants sont sur leur 31 et parent de rouge et de vert leur devanture de magasin. Sur la toile, il en est de même : rares sont les sites e-commerce qui ne se mettent pas aux couleurs de Noël. A quoi est dû ce phénomène ?
Une étude de la FEVAD nous apprend que 6,2 Milliards d’euros ont été dépensés en ligne pendant la période des fêtes de Noël 2010. Cette année, les prévisions sont à la hausse avec un chiffre qui s’élèverait à 7,4 Milliards. Au regard de ces statistiques alléchantes, les marques n’hésitent pas longtemps à desserrer les cordons de la bourse pour donner un petit coup de pouce à leur communication web. Objectif : augmenter le trafic et, bien sur, le chiffre d’affaires.
Séduire le client et encourager l’acte d’achat par une stratégie marketing attrayante autour d’une grande marque.
Pour satisfaire ces objectifs, plusieurs outils sont utilisés : les newsletters, les publicités (sur les sites d’informations par exemple), la mise en avant d’offres commerciales de fin d’année, etc. En revanche il existe une solution qui est encore peu (ou mal) utilisée : l’adaptation des habillages graphiques communautaires.
C’est d’autant plus étonnant que le social shopping est en plein essor. [Le social shopping est le mariage entre l’e-commerce et les réseaux sociaux. Il favorise le partage en ligne de l’expérience d’achats entre internautes.] Dès lors, pourquoi ne pas donner un air de fête à ces réseaux si précieux en recommandations sociales ? L’investissement en terme de coût et de moyen reste faible tandis que le ressenti sur l’image de marque s’en trouve grandi.
Il est difficile de quantifier les retombées de ce type de stratégie graphique. Nous pouvons cependant énumérer quelques avantages probants :
- la mise en avant du dynamisme de la marque à travers l’animation événementielle de ses réseaux,
- la création d’un lien de proximité entre la marque et l’internaute à travers le partage des valeurs traditionnelles des fêtes de fin d’année,
- l’esprit créatif de la marque et une volonté de se démarquer de ses concurrents (lorsque le travail graphique est original).
Il s’agit plus de retombées immatérielles que matérielles mais cela contribue fortement à entretenir (sinon à améliorer) l’e-réputation des marques.
Afin d’illustrer les point évoqués ci-dessus, voici trois études de cas portant sur de grandes marques internationales : Toy’r us, Ebay et Pringles. Elles vous éclaireront sur les différentes stratégies graphiques et créatives envisageables.
La mascotte Toys’r us, un concept réussi qui entretient la e-réputation ludique de l’enseigne sur les réseaux sociaux.
Facile – me direz-vous – de créer un visuel ludique lorsqu’on est une marque de jouets. Toys’r us est pourtant la seule enseigne qui tire son épingle du jeu grâce à la création d’une girafe en guise de mascotte de Noël. On retrouve cette dernière dans deux situations différentes sur Facebook et Twitter (entourée du Père Noël et de ses lutins, accompagnée d’un enfant). Cela contribue à donner de la consistance à ce personnage-peluche qui semble prendre vie, illustrant ainsi la magie de Noël.
Bref, vous l’aurez compris, Toys’r us a su intelligemment tirer profit de son secteur d’activité.
Habillage graphique des compte Facebook et Twitter de Toys'r us pour Noël
La contextualisation du logotype d’Ebay sur les présences en ligne de la marque.
L’intérêt de l’habillage de Noël d’Ebay ne réside pas dans l’originalité des flocons de neige ou de la guirlande lumineuse mais dans son avatar Facebook. Le contour blanc du logo (spécifié dans la charte graphique de leur identité visuelle) faisait un manteau neigeux tout trouvé. Posez-le sur un paysage enneigé dont le ciel est constellé de flocons et vous obtiendrez une mise en situation pertinente du logo. Il est simplement dommage de ne pas retrouver ce même avatar sur Twitter. Ce manque de cohérence est cependant compensé par la reprise de certains éléments graphiques (flocons, fond bleu glacier, suspensions de rubans rouges, etc) qui permettent de conserver une unité entre les deux habillages.
Habillage graphique des comptes Facebook et Twitter d'Ebay pour Noël
Pringles ou l’art de mettre en scène son produit phare sur les réseaux sociaux.
A première vue, la chips Pringles possède une forme qui exclue toute analogie visuelle (hormis à la tuile). Et pourtant la marque a su sortir son produit de son usage culinaire traditionnel pour lui donner un rôle d’une autre dimension : illuminer les fêtes de Noël. Ainsi, la chips se retrouve tout à tour guirlande de Noël, père Noël ou encore rennes. Que d’imagination ! Le thème de l’illumination est même pris au pied de la lettre à travers une application dont le but est de décorer sa maison. Un dispositif complet, ou presque…
On regrettera en effet que cet habillage Facebook (qui fait écho au site web) ne soit pas repris sur le compte Twitter resté classique.
Habillage graphique du compte Facebook de Pringles pour Noël
Un point sur les stratégies et les bonnes pratiques graphiques des habillages communautaires de Noël
Au terme de cette étude, voici donc quelques conseils pour bien réussir l’habillage graphique festif de vos réseaux sociaux :
- Globalement, les adaptations de logo sont encore rares à croire que les grandes marques sont frileuses à l’idée de toucher à leur charte graphique. A l’image d’Ebay, il est pourtant possible de mettre en contexte un logo tout en respectant ses règles d’utilisation. N’hésitez donc pas à personnaliser vos avatars.
- Lorsque vous adaptez graphiquement l’interface Facebook, faites le aussi pour Twitter (voir pour Google +) afin de conserver une cohérence.
- Les pages Google + ne font pas partie des interfaces communautaires « noëlisées » car encore trop récentes (les marques commencent tout juste à les personnaliser aux couleurs de leur identité visuelle). Investir Google+ serait peut être un bon moyen de marquer votre différence et votre esprit d’innovation.
- Ne bâclez pas le design : un visuel de Noël « cheap » serait préjudiciable. Dans ce cas, mieux vaut conserver votre visuel classique.
- Trouvez une idée originale en corrélation avec l’esprit de votre marque : ajouter simplement des boules et un sapin à l’interface n’a pas d’intérêt.
- De même, ne vous sentez pas obligés d’utiliser massivement la couleur rouge. L’exemple de Toys’r us nous montre bien qu’il est possible de nous plonger dans l’ambiance de Noël avec un code coloré à dominante bleu/vert.
Quelques conseils pour bien démarrer avec les nouvelles pages marques de Twitter
Vous aurez remarqué depuis hier un changement de taille au niveau de l’interface Twitter. Les pages dédiées aux marques présentent dorénavant une organisation différente de l’information. Comment en tirer profit pour personnaliser davantage votre compte? Voici quelques éléments de réponse :
- Investissez absolument le bandeau horizontal situé sous votre avatar. Étant donné que ce nouvel espace prend toute la largeur de votre page, son impact visuel est très fort. C’est l’occasion rêvé d’y mettre un visuel en lien avec votre campagne de Noël.
- Continuez d’optimiser le fond d’écran (et particulièrement son bord gauche) pour y mettre des illustrations et un message marketing. Vous pouvez aussi éventuellement y mettre des url afin d’indiquer votre présence sur d’autres réseaux.
- Enfin, pour une plus grande cohérence avec les fêtes de fin d’année, il est préférable que les images et les vidéos tweetées soient orientées Noël. En effet, plusieurs modifications de l’interface conduisent à une plus grande visibilité de ces médiums. Les photos et vidéos sont désormais visibles directement dans l’interface grâce à une fonction « voir la photo/vidéo » qui déroule le contenu dans le page. Ces visuels étant destinés à apparaitre sur votre page, mieux vaut qu’ils soient en lien avec votre campagne du moment.
Cette liste de préconisation est non-exhaustive mais vous donne quelques pistes si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure de la customisation graphique communautaire.
Et vous, avez-vous aussi été séduits par la « noëlisation » des réseaux d’une marque ? Si oui, n’hésitez pas à nous faire partager des exemples que nous pourrons ajouter à la galerie ci-dessous :
Albéric Guigou était l’invité, Jeudi 01 Décembre, de BFM Business pour débattre sur le thème de l’e-Réputation des entreprises.
Internet, lieu d’expression et de diffusion, est aussi parfois le théâtre d’abus: diffamation,usurpation d’identité, création de faux profils… Entre opportunité et menace, l’e-Réputation est un enjeu qui concerne l’ensemble des services et acteurs d’une entreprise. Sa gestion nécessite l’intégration de multiples leviers qui permettent d’agir sur l’image en ligne.
Cela faisait déjà plusieurs mois que des faits inquiétants présageaient d’un avenir sombre pour le numéro un des réseaux sociaux. Facebook, qui amusait fut un temps, ennuie et commence à faire peur …
Nos premiers pas hésitants dans ce monde inconnu et vierge ont vite laissé place à une routine sociale dans un décor chaotique chargée de milliers de Kos de photos, de goûts, de mots intimes et autres fragments de vie numérique. La sensation d’insécurité s’est installée peu à peu. Des milliers de personnes se sont e-suicidées ou ont trouvé refuge chez Twitter. Certains ont renoncé à leur vie privée, d’autres ont décidé de tout bloquer.
Au départ Facebook avait tout misé sur les amis. Mais aujourd’hui les amis peuvent aussi bien être votre mère, un collègue de travail, un journal national ou votre soda favori … Et c’est là que réside le plus gros problème du système Facebook. Malgré les tentatives pour mettre en place un système de « groupe » la confusion cognitive est trop grande …
Mardi 28 Juin, c’est la grande nouvelle, les blogueurs ne parlent plus que de ça : Google, le géant du web, annonce son réseau social Google Plus !
Après l’échec de Google Wave et de Google Buzz. (Comment Google s’est planté sur les réseaux sociaux) Certains sont sceptiques, pour d’autres c’est la consécration ! Google +, qui n’a que quelques semaines, dispose d’une interface très efficace dépassant sur de nombreux points le vieillissant Facebook.
De plus, le système de “cercles” promet un “rangement” simple et efficace des contacts. Il permet également à l’utilisateur de contrôler précisément ses données personnelles, ses photos ou encore ses partages. Cela donne le sentiment qu’il sera plus facile de gérer sa vie numérique et donc une partie de l’ e-réputation qui en découle.
Le “tout Google” fait peur, pourtant beaucoup font leurs bagages vers ce nouveau réseau social au rythme des invitations. Geeks et autres “early adopters” profitent avec joie des moments calmes mais excitant des débuts. Tout est à découvrir !
Les échanges de combines pour customiser G+ ou exporter ces photos Facebook vont bon train !
Il a fallu trois semaines à Google Plus pour atteindre les 20 millions d’utilisateurs. Cela a pris plusieurs années à Facebook …
On accuse Facebook de quelques manœuvres dans le but de bloquer cette “relative” hémorragie. Certains outils permettant de e-migrer vers Google ont par exemple été fermés. La guerre des géants ne fait que commencer …
L’ouverture de Google plus au plus grand nombre va-t-elle sonner le début d’un raz de marrée de nouveaux arrivants ? Selon certains, Google Plus montrerait déjà une certaine faiblesse. Une chose est certaine, l’époque “Facebook” est terminée et Google va séduire de plus en plus d’internautes.
Alors que faut-il faire ? Suivre les flux e-migratoires entre réseaux en laissant dernière nous des traces de notre passage ou rester coûte que coûte ?
On se souvient encore de Myspace et autre NetLog, ils avaient su convaincre le plus grand nombre. Aujourd’hui malgré de gros efforts ergonomiques, MySpace n’est plus qu’une coquille vide. Les personnes étant encore (vraiment) actives sur Myspace se font rares …. Les anciens réseaux se transforment en vastes lieux abandonnés, maintenus artificiellement en vie par des flux automatisés provenant d’autres réseaux ou à travers des comptes fantômes que d’anciens locataires ont oublié de supprimer …
Tout le monde se demande secrètement si le même sort est réservé à Facebook.
Tout porte à croire que Facebook n’est pas prêt de mourir mais la typologie d’utilisateur évoluera sûrement. Un réseau social semble devoir se spécialiser ou au moins être vraiment différent comme Twitter pour avoir une chance de survivre.
Alors, Google Plus sera-t-il l’ultime réseau social ? Deviendra-t-il l’alter ego de Facebook comme Android pour IOS (Apple) dans le monde OS mobiles ?
Avec ces successions de réseaux sociaux sur lesquels l’internaute se doit d’être présent pour occuper le territoire social, ce dernier risque de se fatiguer à force de dupliquer ses profils en traînant des valises toujours plus lourdes (Social Media Fatigue ).
Sans le savoir beaucoup rêvent déjà du jour où ils pourront aller et venir librement au travers de lieux d’échanges sociaux aussi multiples que riches ….
La montée en puissance des technos Web 2.0 s’est traduite par une adoption massive des réseaux sociaux par les consommateurs. Avec en tête de ligne Facebook, les plateformes sociales permettent à leurs utilisateurs d’entrer et de rester en contact avec d’autres utilisateurs, ainsi que de communiquer en temps réel, à plusieurs, et de partager tout type de contenu numérique. Cet exode numérique massif qu’a provoqué le Web 2.0 a eu une forte répercussion sur nos habitudes psycho-sociales : en colonisant le Web, nous nous sommes rendus compte que celui-ci nous renvoyait une image préconstruite de nous-mêmes, en accumulant des bouts d’informations publiques à notre égard. Très souvent, rien d’alarmant, comme un vieux profil Myspace inoffensif (quoique moche) ou un site d’anciens élèves qui cite notre nom. Cependant, il arrive pour quelques personnes que les informations qui circulent à leur égard sur le Web ne soient pas très reluisantes : Photos intimes « volées », procédures judiciaires, insultes et attaques de toutes sortes, commentaire déplacé et/ou apparaissant sur des sites borderline, il est apparu que le Web avait le don de faire ré-émerger les secrets les mieux gardés.
D’où l’explosion du terme e-réputation, pour désigner un phénomène identitaire dans lequel tout le monde se retrouve : que voient les gens quand ils tapent mon nom dans Google ? Que se passe-t-il si un ami décide de publier publiquement des photos de soirée ? Comment puis-je me défaire de cette concurrence qui ne finit pas de me dénigrer derrière des faux pseudonymes sur des sites de partage ? Vu que Google est devenu le premier réflexe pour chercher une information, et que tout le monde a commencé à le faire, l’e-réputation est devenu un nouveau sujet de premier ordre dans l’esprit des internautes.
Plus que cela, l’e-réputation est également devenu le terme traqué par les journalistes, qui pendant la montée en puissance des réseaux sociaux, couraient derrière les scoops de « problèmes d’e-réputation » que provoquaient les sites comme Facebook qui rendaient publiques les informations de leurs utilisateurs à l’insu d’utilisateurs peu aguerris avec les outils du Web : perte d’emploi, vol d’identité, moquerie et dépression, l’e-réputation est soudainement devenue l’un de nos acquis les plus précieux et fragiles.
Le marché de la protection de l’e-réputation s’est envolé: toutes les variétés professionnels – des avocats promettant des procès pour faire supprimer vos liens indésirables aux référenceurs naturels promettant de les noyer en passant par les agences RP en quête de reconversion – se sont improvisées en agence d’e-réputation pour tâter le marché et peut-être s’y positionner confortablement. Les consommateurs, eux, encore ignorants de l’existence de tels services, suivaient les bons conseils des médias, dont les journalistes opéraient un travail de fond constant pour faire découvrir à leurs audiences les acteurs de ce nouveau marché.
A chaque fois qu’un nouveau scandale éclatait, la répercussion de ce scandale sur Internet étonnait de par sa nouveauté, sa force de propagation, ainsi que ses traces numériques indélébiles. Les journalistes étaient toujours à la recherche de spécialistes qui pouvaient expliquer ces phénomènes et conseiller sur la manière de se prémunir de tels risques pour tout un chacun. Tout cela n’était pas nouveau, mais c’était bien la première fois qu’une forte partie de la population pouvait se sentir concernée par ces problèmes d’un autre genre.
Avance rapide à 2011 : Le phénomène Facebook est passé, tout le monde s’est déjà « googlisé » au moins une fois, tout le monde a été sensibilisé aux paramètres de vie privée qu’il faut verrouiller, tout le monde a déjà fait la blague « j’vais la poser sur Facebook » après avoir pris une photo rigolote… En d’autres termes, ça y est, tout le monde a compris les mécanismes de base de l’e-réputation, les médias peuvent donc commencer à s’intéresser à de nouveaux scoops plus frais. Cela signifie-t-il également que c’est la fin de toutes ces entreprises qui ont fleuri ou grandi sous l’effet du buzz ?
Absolument pas, et bien au contraire : Aujourd’hui, si le buzz est voué à prendre un peu de repos bien mérité, c’est qu’il a réellement fait son travail d’instaurer l’ « e-réputation » comme une discipline professionnelle qui répond à un réel besoin : toutes les entreprises ont besoin aujourd’hui de se protéger contre les attaques d’image ; tout individu a également besoin d’intervenir si son image est publiquement bafouée sur le Web. L’e-réputation concerne tout le monde, et si le terme « e-réputation » commence à perdre de son buzz, cela ne signifie pas que celui-ci va disparaître : cela signifie plutôt qu’il a été totalement intégré dans le langage courant.
Je sors à peine d’un séminaire organisé par l’un de mes clients dont l’objectif était de rassembler dans un même lieu plusieurs collaborateurs répartis à travers la France pour « casser la glace », créer du lien entre les collaborateurs et fluidifier la communication.
L’un des premiers exercices de ce séminaire consistait à remplir une fiche profil puis à venir se présenter devant le public en une minute.
L’identité, premier élément de la socialisation
Là, comme en dehors du travail, l’identité est le premier élément constitutif d’une relation. Qui es-tu ? Que fais-tu ? quelles sont tes passions ? Quel est ton caractère ? Comment interagir au mieux avec toi ? etc…
De même, sur Internet, le premier réflexe est de venir « Googliser » une personne ou une entreprise pour découvrir qui elle est, quelle est sa réputation en ligne ou « e-réputation ». Cette e-réputation est constituée des milliers d’informations que vous-même ou d’autres ont pu produire sur vous sur les différents sites et réseaux sociaux comme par exemple sur Facebook.
Oui mais voilà, difficile d’encapsuler 10, 15, 30 ans de vie dans quelques lignes, difficile d’encapsuler la richesse d’une personnalité, d’un caractère, d’une culture, d’une philosophie en une minute. C’est pourtant le temps qui vous est donné pour convaincre.
Combien de fois a-t ‘on entendu parler d’une personne s’étant vue refuser un emploi à cause de photos ou d’articles compromettants sur Internet ? A l’échelle individuelle, votre e-réputation est importante, à l’échelle de l’entreprise, elle est cruciale. Autant prendre la main sur ce qui se dit de vous et être proactif. Alors, par où commence-t-on ?
Eléments constitutifs de l’identité de marque
L’identité numérique d’une entreprise peut être représentée par 4 éléments majeurs : l’identité institutionnelle, l’identité thématique, l’identité de services et bien sûr l’identité des personnes qui travaillent dans cette entreprise.
1. L’identité institutionnelle
C’est la « personnalité » de l’entreprise, celle qui est la plus souvent représentée dans les communications traditionnelles : son logo, sa charte graphique, son activité, sa baseline, sa philosophie, etc.
C’est le « qui je suis » et « ce que je fais » de l’identité. C’est le plus souvent votre site Internet qui sera le meilleur support de votre identité institutionnelle.
Présentez-vous et votre activité en quelques lignes, voir quelques pages mais restez toujours clair et concis.
2. L’identité thématique
Quels sont les sujets qui vous intéressent ? Je ne parle pas seulement des thématiques directement reliées à votre activité mais de celles qui intéressent votre public.
A qui vous adressez-vous ? De quoi parlent-ils ? Y’a-t-il des sujets encore peu couverts ou à fort potentiel ? Des sujets apportant une vraie valeur ajoutée ? Une fois que vous avez déterminé votre ligne éditoriale, tenez-vous-y. Installez une forme de récurrence, un rendez-vous hebdomadaire avec vos lecteurs, un sujet de fond en plusieurs étapes, des interviews ou débats mensuels, etc.
Le choix de vos thématiques déterminera le choix de vos présences en ligne : vous traitez de sujets de fonds, à forte valeur ajoutée ?
Créez un blog que vous viendrez adosser à votre site Internet. Vous parlez de sujets nécessitant des réflexions communes ?
Créez plutôt des groupes de discussion sur Facebook ou sur LinkedIn ou une communauté sur Ning que vous animerez. Vous parlez de cuisine? Inscrivez-vous sur Marmiton.org…
Identifiez tout d’abord les communautés les plus actives en rapport avec vos sujets et, selon le temps que vous avez à consacrer à votre communication en ligne, inscrivez-vous sur une ou plusieurs de ces communautés. Dans la mesure du possible, tentez d’abord de rejoindre des communautés existantes et d’y contribuer.
Dans un deuxième temps et une fois que vous aurez lié les premiers liens avec ces communautés et montré « patte blanche », vous pourrez créer votre propre communauté thématique.
3. L’identité de service
C’est à mon sens la plus importante et la clé de votre succès sur les réseaux sociaux. En effet, c’est parce qu’il y trouve son compte que votre public vous lira.
Que pouvez-vous apporter à vos lecteurs ? Des contenus de qualité ? Des réponses à leurs questions ? Un service après-vente ? Une expérience exceptionnelle ? Des idées d’innovation, d’activité, de voyage…. ? Appuyez-vous sur votre activité.
Vous avez une expertise et fenêtre inégalée sur votre domaine de compétences, profitez-en ! Sollicitez également vos employés, vos partenaires, tout le monde peut contribuer et y gagner.
Présentez les services que vous offrez à la communauté dans votre description de profil mais ne vous contentez pas de le dire, faites-le (et montrez le) !
Concrètement, répondez aux questions des autres sur Yahoo Answer, sur Quora ou sur LinkedIn Answer, recherchez des informations innovantes que vous posterez sur Twitter ou sur votre blog, organisez le rendez-vous de référence de votre communauté, etc. Réfléchissez et cherchez toujours à vous améliorer et mieux servir vos lecteurs, ils vous le rendront bien.
4. L’identité de personnes
Personnifier la relation permet de retrouver une proximité que les internautes recherchent.
Comment mettre en scène les contributeurs de l’entreprise, votre community manager, votre président, votre DRH ? Une photo, une petite présentation, une mise en scène permet non seulement de donner un visage humain à l’entreprise mais également de valoriser le salarié.
Et puis il est toujours plus facile de s’adresser à une personne identifiée qu’à une personne morale. Vous pourrez par exemple créer un lien vers les profils LinkedIn ou Viadeo de chacun depuis votre site web ou votre blog, insérer leurs flux Twitter, ou afficher les liens vers leurs blogs.
Communiquez en interne sur les enjeux des réseaux sociaux et sensibilisez vos employés à la communication en ligne. Ils seront autant de points de contact avec vos consommateurs potentiels. Ils sont aussi les représentants de votre marque employeur et peuvent témoigner de l’attractivité de votre entreprise.
Créer l’univers de la marque
Chris Brogan parle de « trouver sa voix », j’aime parler de créer un « univers ». L’univers est vaste, riche, complexe. Il n’est pas figé, il fait rêver. L’univers de votre marque ce sont les contenus que vous créez autour des 4 éléments de votre identité. Vidéos, photos, textes, podcasts…
Imaginez vos présences en ligne comme une caverne d’Ali Baba à votre effigie où vos clients et prospects peuvent trouver tout ce qu’ils ont toujours rêvé de connaitre sur leur (votre ?) activité ou passion. Vous ne savez toujours pas comment faire ? Pourquoi ne pas demander directement à votre public ce qu’il aimerait lire?
Et vous ? Comment faites-vous passer votre identité en ligne ?
Doyoubuzz est une start-up qui a développé un excellent produit permettant de vous bâtir gratuitement une présence en ligne valorisante.
Une interface permet de se créer un CV mutlimédia avec un design attractif qui ressortira bien lorsque vos noms et prénoms seront tapés dans les moteurs de recherche. Un outil de personal branding donc, avec pour ambition d’occuper une place de choix dans le domaine de l’e-recrutement. Contrairement à LinkedIn ou Viadéo, Doyoubuzz n’est pas un réseau social mais attire son trafic au travers des moteurs de recherche. Doyoubuzz répond en cela à une pratique des e-recruteurs qui consiste à « googliser » les candidats afin de mieux les connaître.
Gérer son e-réputation, occuper ses pages de résultats dans Google sont devenus des préoccupations de plus en plus importantes pour les personnes en recherche d’emploi. Un site comme Doyoubuzz est une solution à considérer pour compléter le panel habituel de résultats. En effet, les recruteurs veulent également découvrir votre personnalité et comme l’explique Julien vous pouvez ici mieux l’exprimer que sur d’autres sites plus contraignants et moins « designs ».
Une piste supplémentaire donc pour être actif sur le Web, développer sa marque personnelle et satisfaire la curiosité avérée des recruteurs. Le web est devenu incontournable non seulement en matière de recrutement mais aussi en tant qu’outil « d’investigation », comme moyen d’en savoir plus que ce que fournit un simple CV.
Mais laissons la parole à Julien Maleinge Directeur Marketing et co-fondateur de Doyoubuzz.
Nous apprécions au quotidien individuellement et en tant que société les opportunités du Web social, nous ne pouvons cependant en ignorer les menaces.
Notre activité consiste à gérer au jour le jour pour des individus ces opportunités et ces menaces. Concernant les menaces –qui sont l’objet de ce post-, Reputation Squad possède une position et une déontologie claire : nous gérons des attaques dont il est légitime de se défendre.
Qu’est-ce qu’une attaque sur l’e-réputation d’un individu dont il est légitime de se défendre ?
Le sujet est vaste, le débat est encore à mener dans sa globalité. Je me contenterai ici d’en poser quelques jalons en praticien quotidien.
Pour ce faire, nous allons décrire ici quelques cas concrets auxquels nous avons dû faire face pour nos clients et résoudre :
1/ Usurpation d’identité :
Un jeune étudiant se fait piquer toutes ses photos de soirée par un pseudo « Friend » sur Facebook qui s’empresse de les recontextualiser dans un nouveau profil/Fan Page Facebook au nom de la victime.
Ce profil se retrouve en premier résultat Google sur la requête « Nom + Prénom » de la personne, des dizaines de connaissances le voit (plus de 40 Fans sur le profil). L’impact est désastreux pour l’étudiant qui se retrouve ridiculisé aux yeux de ses proches mais surtout aux yeux d’inconnus qui ne peuvent pas savoir si ce profil est réellement le sien ou pas.
2/ Diffusion de photos intimes volées :
Certaines personnes aiment à prendre des photos ou des vidéos très privées, elles en ont pleinement le droit dans notre beau pays. Seulement voilà, il arrive que de tels instants de vie intime soient soustraits à leurs propriétaires et jetés en pâture au x robots des moteurs de recherche.
Les images se retrouvent alors à un clic des yeux des enfants, des amis, des parents, …
Un nettoyage le plus poussé possible s’impose.
3/ Dénigrement sur des forums :
Un dirigeant de société avec 30 ans de carrière derrière lui se retrouve résumé par un post haineux d’un petit actionnaire déçu.
L’algorithme de Google récompense ce grand moment de démagogie sans fondement en le plaçant en premier résultat quand le nom du Patron est tapé. Impact d’image, suspicion immédiate des partenaires, …
4/ Insultes racistes :
No comment.
5/ Diffusion de listes « suspectes » :
Manifestation particulièrement vile de l’âme humaine, les listes des dénonciateurs circulent untel serait franc-maçon, tel autre serait scientologue…
Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de s’attarder sur les relents nauséabonds de telles listes.
6/ Blog mensonger :
Déçu en amour un ex crée un blog (composé d’un post extrêmement long et détaillé pour le crédibiliser) au nom de son ancienne passion pour la traîner dans la boue. Les années passent, le blog reste.
7/ Témoin en danger :
Personne témoin dans un procès aux assises dont l’adresse du lieu de travail était présente sur la newsletter de sa ville.
J’en passe et des meilleures…
L’on pense parfois que rien ne peut être supprimé du web. Et bien oui, l’on peut obtenir la suppression de pages Internet, l’on n’est pas condamné à vivre avec la Scarlet Letter d’un Ayatollah vengeur que les victimes ne connaissent parfois même pas. Nous obtenons quotidiennement la suppression d’information sur le Web et le soulagement des victimes est réel.
Est-ce que des données restent sur un serveur à l’autre bout de la planète ? Probablement mais who cares ?
Ce qui compte pour l’employabilité ou la vie privée de ces victimes c’est avant tout que de tels liens disparaissent de leurs premiers résultats Google.
Ce n’est pas tant l’existence de telles rumeurs, mensonges, etc. qui pose problème que la capacité de Google (principalement) à les faire ressortir tout en haut de leurs pages de résultats avec la première impression dévastatrice que je vous laisse deviner.
Il est une image assez parlante à mon avis sur l’impact de Google sur certaines vies : cela reviendrait) devoir passer un entretien d’embauche ou un rendez-vous amoureux avec un individu masqué à vos côtés gesticulant et vous couvrant d’insultes.
Cette approche est destinée aux individus, pour des entreprises de nombreuses nuances sont à apporter nous y reviendrons dans un prochain billet ou plusieurs car les typologies d’entreprises n’appellent pas forcément les mêmes solutions.
L’E-réputation est une notion à la mode, on l’évoque quotidiennement dans les médias sans toujours définir clairement de quoi il en retourne pour les individus.
Je me prends souvent à dire que l’e-réputation d’un individu se résume principalement à ses deux premières pages de résultats Google. Cependant, tout se joue principalement avec la première de ces pages si elle répond de manière satisfaisante à la curiosité des « enquêteurs du Web ».
Il convient également de se poser les bonnes questions: qui va faire des recherches sur moi, pourquoi, que dois-je leur communiquer?
C’est pourquoi un « noyage » (d’informations négatives) ou un Personal Branding réussis doivent s’attacher à produire des résultats intéressants, cohérents et actuels.
Un « enquêteur » déçu par le manque d’intérêt des résultats obtenus sur les deux premières pages de Google (pour ne pas le nommer) va soit pousser au-delà, soit affiner sa recherche en ajoutant des mots-clés. Il pourrait ainsi tomber sur des résultats que vous ne souhaitiez pas mettre en avant…
Exemples types de contenus non intéressants pour l’internaute:
- Profils de réseaux sociaux inactifs ou presque (pas de Friends, très partiellement remplis, sans photo, etc).
- Trop de contenus similaires: toujours apporter de la variété à votre présence en ligne.
- Faux blogs: blogs au nom de la personne avec un seul billet la présentant! Effet catastrophique.
- Communiqués de presse rédigés avec les « pieds » (désolé je n’ai pas trouvé de terme plus explicite).
Il convient donc de se mettre à la place de « l’enquêteur » et de lui fournir les éléments susceptible de répondre à sa curiosité.
Bien sûr, l’on ne peut pas toujours créer que du contenu de qualité mais il faut s’assurer qu’il y en ait suffisamment pour satisfaire la curiosité de tous. Les mêmes règles d’or s’appliquent pour les entreprises mais nous y reviendrons dans un autre billet?