Le site Wikipédia permet à tout le monde de modifier le savoir universel qui y réside. Son modèle d’intelligence collective a su prouver aux experts de tous bords que 1000 individus réunis autour d’un sujet sont aussi efficaces qu’un expert sur ce même sujet. Et pourtant, malgré son succès et son omniprésence, Wikipédia est une plateforme dont les tenants et les aboutissants échappent à la plupart de la population. Par exemple, dans la presse, voici ce que l’on peut lire ici, là, là, ou encore là lorsque la page Wikipédia d’une célébrité vient de se faire vandalisée: Si bien que la page Wikipedia qui lui est dédiée en version française a été piratée à plusieurs reprises au cours de la journée. La mauvaise plaisanterie a été vite effacée mais le pirate n’est, pour l’heure, pas encore identifié. …. a été détournée pendant trois jours. Vendredi, un pirate informatique a revisité à sa manière son CV sur le Web Sammy Traoré exaspère les supporters. A tel point que l’un d’entre eux a décidé de pirater sa page Wikipedia. Toute personne familière avec la plateforme Wikipédia comprend ici que les pages faisant les gros titres n’ont pas été piratées, mais juste vandalisées. “Pirater” comporte une notion d’intrusion ou d’acquisition illégale. Il se trouve que dans le cas du vandalisme sur Wikipédia, il n’y a ni intrusion (vu que le site est ouvert à tous) ni acquisition de quoi que ce soit, et ce n’est pas du tout illégal d’intervenir sur Wikipédia. La presse laisse entendre ici qu’il faut « pirater » Wikipédia pour faire du vandalisme, ce qui est entièrement faux (il suffit d’appuyer sur le bouton « modifier la page« ). Et pourtant, si les journaux le disent… Depuis l’avènement du Web comme principal média de l’information, la presse souffre. Le monopole de l’information lui échappe. Des blogueurs venus de nulle part ont développé des sites d’information à forte audience. Certains journalistes créent également leurs propres blogs, ou se joignent à des équipes de rédaction sur des sites tiers. Des sites de presse créent la confusion en permettant à tout un chacun de créer du contenu sur leurs domaines, avec leurs logos. Les entreprise diffusent également de l’information, leurs dirigeants et leurs employés aussi. Le monde de l’information a complètement éclaté en mille morceaux. Seulement voilà: tout ce contenu crédible et authentique créé en dehors des frontières de la presse comme on l’entend traditionnellement n’est pas valide aux yeux d’un modérateur Wikipédia, comme le prouve cet utilisateur frustré. Wikipédia veut surtout de la presse. Dans la philosophie de Wikipédia, la presse représente le savoir neutre, vierge de toute ambition de corrompre les esprits (ce qui est de toute évidence fortement questionnable). Cette relation conservatrice entre la presse et Wikipédia nécessite un contrôle permanent pour s’assurer que la pureté des savoirs restent hermétiques à tout contenu ne provenant pas de la plume d’un journaliste. Si tout le contenu de Wikipédia est un travail objectif et bâti sur des sources journalistiques, le site devient alors la meilleure source d’information pour effectuer des recherches sur un sujet. Mais comme nous l’avons vu ci-dessus, les journalistes ne comprennent pas tous les tenants et les aboutissants de la plateforme, et lorsqu’un virus pénètre dans la pureté des pages Wikipédia, c’est tout une industrie de professionnels qui tombent comme des dominos: Le Nouvel Obs: Les journaux piégés par une fausse citation sur Wikipedia Le premier lien montre à quel point les journalistes utilisent bêtement Wikipédia comme si c’était une fontaine à scoops, et le second montre à quel point il peut être dangereux de vouloir infecter le savoir pur de Wikipédia, même si il ne s’agit initialement que d’une blague. On trouve beaucoup d’exemples où la presse collabore avec Wikipédia pour intervenir sur des sujets sensibles, comme ce fût le cas lors du kidnapping d’un reporter américain. Wikipédia est devenu si important aux yeux de la presse que les différents titres de presse se comparent jalousement leurs pages Wikipédia pour voir qui a la plus belle. Cette relation interdite est devenue si problématique que l’AFP a envoyé comme consigne à tous les journalistes de ne plus citer Wikipédia comme source documentaire, tant la plateforme a trompé nombre de journalistes dupes. La presse est en crise, et dans un élan passionnel mais suicidaire, Wikipédia se joint à sa misère. La presse dépend de Wikipédia et de son modèle d’intelligence collective, et Wikipédia pense dépendre de la presse pour préserver un contenu soit-disant « encyclopédique« . Wikipedia pourrait mettre un coup de pied dans sa propre fourmilière en abandonnant le principe de “neutralité de point de vue” qui de toute façon est bien trop problématique. C’est une excellente idée, vu que la neutralité d’opinion n’existe pas. On pourrait étendre cette idée à l’acceptation de sources non-journalistiques, et de systématiquement ouvrir un débat pour chaque source à insérer, que celles-ci proviennent de la presse ou non.
La presse déforme Wikipédia
Et Wikipédia déforme la presse
Cependant, tout comme la presse tord l’image de Wikipédia dans l’opinion publique, Wikipédia tord la notion de presse sur ses pages. En effet, la règle d’or sur Wikipédia pour ajouter, modifier ou supprimer le contenu d’une page, c’est d’utiliser des articles de presse qui appuient vos contributions. Par exemple, si un sujet est censuré de manière générale dans le milieu journalistique, alors il sera impossible de trouver dans Wikipédia une source d’expression libre où parler de ce sujet, car aucun article de presse ne pourra être avancé pour justifier l’existence de ce sujet.La crise de la presse
Un Wikipédia conservateur
La dégénérescence
20 Minutes: Celui qui a tué Manœuvre sur Wikipédia est en garde à vueUne interdépendance néfaste
Redéfinir le journalisme pour sauver Wikipédia
La crise du journalisme est aigue, et se caractérise par un besoin de se redéfinir, changer. Wikipédia dépend aussi de ce changement de la presse, car c’est en reconnaissant la plus grande variété de contenus authentiques disponibles sur le Web que les contributions pourront repartir. Comme le dit si bien Cédric Le Merrer dans son excellent article « Comment sauver le soldat Wikipédia?« :
Articles pour ce Tag: presse
Dossier E-réputation de Telerama

Telerama ereputation
Le Télérama du 6 Octobre 2010 propose un dossier réalisé par Emmanuelle Anizon sur l’E-réputation. Un reportage de fond et documenté avec de nombreux témoignages dans Télérama à la couverture très réussie.
Reputation Squad a fourni les témoins ( parmi nos clients) qui ont servi de trame à l’article. On apprécie particulièrement au sein de l’équipe ce témoignage d’une de nos clientes déclarant: « Ils m’ont sauvé la vie ».
C’est en effet, l’une des grandes satisfactions de notre métier d’agence en e-réputation (ou de Nettoyeurs du Net selon les journalistes) que de voir l’impact positif et concret que notre travail a sur la vie de nos clients.
Merci donc à nos témoins et à nos clients en général!
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Google Instant
La gestion d’e-réputation (Online Reputation Management) implique parfois le recours au Droit pour faire face à des abus ou attaques. La jurisprudence relative aux pratiques de Google est donc un élément à suivre au plus près.
Cet article a été rédigé par Geoffroy Coulouvrat, juriste spécialisé dans les problématiques d’E-réputation chez Reputation Squad.
Alors que Google vient de lancer sa nouvelle fonction de recherche Google instant, Cédric Manara publiait sur son blog le 9 septembre dernier, un article sur les possibles conséquences juridiques pour les marques de ce nouveau système, et visait en particulier la concurrence déloyale. Si le droit de la concurrence risque d’avoir un impact sur Google Instant, d’autres branches du droit pourraient s’intéresser à cette nouvelle fonctionnalité.
Google Instant cherche pour vous
Envisagé sous l’angle du droit pénal spécial de la presse (Diffamation, injure) et du dénigrement, Google Instant pourrait à terme inverser la tendance jurisprudentielle actuelle relative à Google Suggest. Le « plus » de Google instant réside en effet dans l’affichage en temps réel, de résultats au fur et à mesure que l’internaute tape une requête. Le système est couplé à la fonction déjà existante Google Suggest. Ainsi en saisissant par exemple le nom d’une société suivie d’un espace, Google Instant affichera automatiquement les résultats de la 1ère suggestion générée par Google Suggest. Google Instant est donc une version améliorée de Google Suggest. Le système ne se contente pas de vous suggérer une requête mais l’affiche directement avec les résultats correspondants, sans que vous l’ayez tapée pour autant.
Google Suggest et le droit à la libre suggestion
Google Suggest n’était déjà pas une fonction très appréciée par les entreprises telle qu’en témoignent les décisions « Direct Energie » et « Omnium Finance ». La suggestion des mots « arnaque » ou « escroquerie » lorsque le nom de ces entreprises était tapé dans le moteur de recherche de Google, ne contribuait pas à véhiculer une image positive de ces dernières.
La tendance jurisprudentielle actuelle semble faire la part belle à Google puisque la décision de référé du 22 Juillet 2010 a estimé que la suggestion du mot « escroquerie » lorsque le nom « Omnium Finance » était saisi, n’était pas en soi illicite. Prohiber une telle suggestion serait excessif au regard de la liberté d’expression. Une telle suggestion n’apparaît donc pas diffamatoire au sens de l’article 29 de la loi du 29 Juillet 1881. Cette tendance à privilégier la liberté d’expression avait été amorcée par la décision de la cour d’appel de Paris du 9 Décembre 2009 relative à la suggestion « Direct Energie arnaque ». En effet, les juges d’appel avaient nuancé l’ordonnance de référé initiale, en ordonnant à Google d’afficher un lien clair expliquant le fonctionnement de Google Suggest si réapparaissait la suggestion « arnaque ».
Google Instant : abus du droit à la libre expression ?
On comprend dès lors en quoi Google Instant pourrait à terme conduire à inverser cette tendance jurisprudentielle, puisqu’il ne s’agit plus de suggérer une requête mais d’en afficher les résultats correspondants sans intervention active de l’internaute. Si un terme potentiellement diffamatoire ou injurieux apparaît dans les suggestions de recherche, les résultats correspondants seront automatiquement affichés par Google Instant. Google influence donc de façon active la recherche de l’internaute ce qui risque d’engendrer des condamnations à son encontre puisque le fonctionnement de Google Instant pourrait démontrer une certaine intention de nuire.
Pour sa défense, Google rétorque en général que la fonction Google Suggest est contrôlée par un algorithme affichant les requêtes les plus tapées et que la société ne détermine pas de façon active et délibérée les suggestions de recherche. Or, le fait d’afficher directement les résultats des suggestions de recherche pourrait conduire les juges à retenir une faute de la part de Google, d’autant que la société filtre certaines requêtes depuis le lancement de Google Instant. C’est d’ailleurs sur cette base que le TGI de Paris a ordonné à Google de retirer la suggestion « CNFDI arnaque » dans un jugement du 4 décembre 2009, après avoir caractérisé son intention coupable.
Bien que les dernières décisions de justice soient favorables à Google, la généralisation de l’usage de Google Instant pourrait conduire certains juges à engager sa responsabilité sur le fondement de la diffamation, de l’injure ou du dénigrement. Les futurs contentieux sur ce sujet inverseront peut être la tendance actuelle qui privilégie le droit à la liberté d’expression, pour revenir à une interprétation proche de celle adoptée dans le jugement opposant CNFDI à Google.
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Cet article a été rédigé par Geoffroy Coulouvrat, juriste spécialisé dans les problématiques d’E-réputation chez Reputation Squad.
Le 31 mai dernier s’est achevée la consultation sur le droit à l’oubli numérique organisée par Nathalie Kosciusko-Morizet. 74% des votants sont favorables à l’instauration d’un droit à l’oubli numérique. Les internautes français sont donc soucieux de protéger leur identité numérique et leur e-réputation. Encore faut-il définir le droit à l’oubli numérique, concept certes intéressant en ce qu’il exprime un besoin croissant de protection de l’individu sur internet, mais aux contours plutôt vagues.
Que la consultation produise une nouvelle législation ou favorise l’adoption d’une charte internet consacrant la notion de soft law, il s’agit pour l’heure de s’interroger sur l’existence actuelle d’une telle notion, particulièrement d’un point de vue juridique.
La loi « informatique et libertés »: un embryon de droit à l’oubli
C’est la loi du 6 janvier 1978 révisée en 2004 dite « loi informatique et libertés » qui consacre l’existence juridique du droit à l’oubli numérique. Le texte, relativement complexe à appréhender dans sa rédaction pour qui n’est pas juriste spécialisé en droit des nouvelles technologies (NTIC), n’évoque pas directement le terme de droit à l’oubli. Il faut analyser l’article 6 alinéa 5 de la loi de 1978 pour y trouver une forme diminuée de droit à l’oubli numérique. Dans sa formulation, cet article transpose le principe de proportionnalité, déjà bien connu des juristes de droit administratif (cf: arrêt Benjamin), en droit des données personnelles. Ce principe exige ainsi que les données collectées permettant d’identifier directement ou indirectement un individu, ne soient pas conservées pendant une durée excessive au regard de la finalité initiale de la collecte. En clair, il s’agit de détruire les données vous concernant dès que leur conservation n’a plus aucun rapport avec la raison initiale ayant justifié la collecte. Il faut donc que la conservation des données soit proportionnelle à ce qui justifie au départ qu’elles soient collectées puis traitées.
Cette disposition rejoint les suggestions de certains participants à la consultation sur le droit à l’oubli numérique en ce qu’elle instaure une durée de vie limitée pour les données personnelles.
Force est ainsi de constater que le droit à l’oubli numérique n’existe pas en droit positif français. Seul le principe de proportionnalité de l’article 6 alinéa 5 s’en rapproche partiellement. Ce texte souffre en outre de nombreuses exceptions à commencer par les traitements de données justifiées par des fins historiques, statistiques ou scientifiques. Pour de tels traitements, les données peuvent être conservées indéfiniment puisque la loi «informatique et libertés » n’impose alors aucune durée de vie limitée aux données personnelles.
La presse en ligne et le droit à l’oubli
Dans le même ordre d’idée, les traitements de données personnelles effectués à des fins journalistiques ne sont pas soumis aux nombreuses dispositions de la loi de 1978, excepté le droit d’opposition. L’article 67 de la loi sur la protection des données personnelles dispense en effet les journalistes et par extension les entreprises de presse, du respect du principe de proportionnalité.
Le droit à l’oubli, tel qu’il existe à l’heure actuelle, n’est donc pas applicable aux archives de presse en ligne, généralement indexées par le moteur de recherche Google et ainsi librement accessibles.
En soi, la démarche est louable en ce qu’elle vise à protéger la liberté d’expression et la liberté de la presse sur internet et respecte à ce titre les dispositions de la directive de 1995 (directive 95/46/CE) sur la protection des données à caractère personnel.
Toutefois, le droit français et le droit européen n’ont pas pris en compte les difficultés nouvelles posées par l’archivage numérique sur internet des articles de presse. De façon concrète, lorsqu’une personne a fait l’objet d’un article de presse dans les années 1990, il est possible d’avoir accès à ces informations par une simple recherche sur Google à partir du nom de l’individu. « Googliser » les personnes physiques est maintenant chose courante et l’archivage sur internet peut faire resurgir des informations que l’on aurait préféré garder pour soi.
Pour bien comprendre l’impact de ces nouvelles pratiques de la presse numérique, prenons un exemple classique: un dirigeant de société est condamné en 1994 pour abus de biens sociaux et les faits sont relatés dans des articles de presse. Il change d’activité, comprend la leçon puis décide en 2010 de monter une nouvelle société. Il demande alors un emprunt bancaire avec un dossier solide présentant son projet. Notre entrepreneur est alors plus que surpris lorsqu’il apprend que le prêt lui est refusé en raison d’informations très négatives trouvées sur lui. On devine aisément que la banque n’aura eu aucun mal à trouver les articles de presse sur Google relatant la condamnation prononcée en 1994. Dès lors, la mauvaise e-réputation de notre entrepreneur l’exclut du droit de bénéficier d’un emprunt bancaire.
Avec cet exemple, le lecteur cernera mieux la pertinence de la notion de droit à l’oubli face à la base de données gigantesque que constitue internet. Les archives de presse en ligne permettent en effet de consulter librement des articles ayant été publiés il y a plus de 15 ans, de telle sorte que le passé judiciaire par exemple d’un individu peut parfois être connu en quelques clics sur internet. À titre comparatif, le casier judiciaire figure parmi les fichiers à l’accès le plus contrôlé en France.
Le principe de proportionnalité, évoqué ci-avant, devrait donc empêcher la transformation d’internet en un nouveau casier judiciaire accessible à tous. Or, il n’en est rien puisque le droit à l’oubli est inapplicable aux entreprises de presse.
Quel droit à l’oubli numérique pour l’avenir?
L’idée d’une charte internet avancée par Nathalie Kosciusko-Morizet, rejoignant le système du safeharbor aux Etats-unis, pourrait être la bonn e solution. Toutefois, un tel projet, outre son caractère non-contraignant, risque de se heurter rapidement aux réticences des grands acteurs du net, qui situés aux Etats-Unis pour la plupart (Google, Facebook), ne sont pas soumis aux dispositions de la loi « informatique et libertés » ni au droit européen des données personnelles (v. en ce sens TGI Paris 14 avril 2008, réf, Bénédicte S. c/ Google). Le stockage et le traitement des données est entièrement effectué sur le territoire américain d’où l’inapplicabilité du droit européen.
Le droit à l’oubli mérite ainsi d’être défini plus précisément car s’il en existe un ersatz dans notre droit positif, la croissance que va connaître internet dans les prochaines années, appelle des solutions plus pertinentes et adéquates. Pourquoi ne pas négocier et adopter de façon claire des durées de conservation des données personnelles sur internet afin de garantir l’effectivité d’un nouveau droit à l’oubli numérique?
La loi du 6 janvier 1978, dans sa rédaction actuelle, paraît donc inadaptée aux nouveaux enjeux d’internet. À l’origine, la loi avait vocation à contrôler les dérives de l’informatique et n’avait pas appréhendé l’émergence de nouveaux réseaux et le problème de l’accessibilité d’une information personnelle à la planète entière.
L’éthique avant le droit à l’oubli
Tel que le préconisait le doyen Carbonnier dans ses ouvrages de sociologie juridique, la rédaction puis l’adoption d’un texte de loi doivent être précédées par une étude sociologique. Autrement dit, l’élaboration d’un bon texte de loi ne peut se faire en hâte mais doit être nourrie par une réflexion juridique et sociologique préalable et exhaustive.
Légiférer sur la question sensible et complexe du droit à l’oubli prendra certainement du temps, tant il existe des intérêts contraires sur internet. Dès lors, on ne peut qu’inciter les acteurs du net et notamment les blogueurs et les administrateurs de forum, à agir avec éthique et à réfléchir aux conséquences de leurs publications, en particulier lorsqu’elles relatent des informations préjudiciables pour une personne physique. Certes, chacun peut librement s’exprimer sur internet mais l’internaute oublie souvent que chacun de ses mots est indexé, souvent pendant des années, et que l’information ainsi mémorisée est parfois en mesure de détruire la vie d’un individu.
Ecrire un commentaire | Voir les commentaires(4)La nouvelle page Presse de Reputation Squad
Venez découvrir ici notre nouvelle page de retombées Presse sur de nombreux supports qui se sont intéressés à l’E-réputation et à Reputation Squad ces derniers mois :
- Radios
- TV
- Web
Une bonne occasion d’en apprendre plus sur nos activités et sur les problématiques d’E-réputation.
L’E-réputation dans les médias.
Ecrire un commentaire | Voir les commentaires(1)Presse traditionnelle contre Moteurs de recherche : La nouvelle donne des informations négatives qui perdurent
Cet article a été rédigé en Anglais par Brett Borders, auteur de Online Reputation Edge. Reputation Squad est le partenaire France d’ Online Reputation Edge. Traduction par Xavier Vespa.
Il existe une différence fondamentale dans la manière avec laquelle les médias traditionnels et les moteurs de recherche redistribuent l’actualité. Le public aussi digère et mémorise l’information provenant des moteurs de recherche différemment de l’information provenant d’un titre de presse papier.
Les attachés de presse qui commencent à se plonger dans le secteur de l’e-réputation doivent obligatoirement prendre en compte ces différences fondamentales:
Les médias traditionnels sont éphémères
Les médias traditionnels sont cycliques. Les nouvelles sont rafraichies au quotidien. Le temps de vie d’une mauvaise presse dure le temps qu’un journal passe en rayon d’une librairie, et après cela, l’information s’efface doucement de la mémoire des lecteurs. Ce souvenir négatif peut être contrebalancé en y amenant une touche de positivisme. Pour ce faire, une agence de relations presse orchestre une marche pour collecter des dons pour les enfants handicapés, et envoie une douzaine de communiqués aux journalistes ciblés. Si cette opération est finement accomplie, la perception négative d’une audience vis-à-vis d’une presse négative sera doucement remplacée pas des impressions positives, un titre de presse à la fois. Effectivement, lors de la publication de nouvelles positives, il n’y a plus la presse négative à côté pour comparer. Le négatif a déjà disparu.
Les moteurs de recherche sont permanents
Les moteurs de recherche indexe le contenu de manière permanente. Tant qu’une page Web est accessible à partir d’un serveur Web quelque part (et tant que le site hébergeant le contenu se comporte bien en termes de SEO Best Practices), les moteurs de recherche continueront à l’impliquer dans leurs listes de résultats de recherche. Donc même si vous parvenez à créer du contenu positif qui vient occuper la première page, l’information négative n’aura probablement pas disparue pour autant.
(« Nettoyez tout le contenu négatif en le noyant avec du contenu positif » sont souvent les seules idées proposées par les débutants en e-réputation. Cela peut fonctionner dans des cas de presse négative tempérés, mais cela fonctionne très rarement pour des crises de réputation aigües affectant des sociétés de dimension importante).
Les moteurs de recherche sont une invitation à la recherche et à la découverte
De par leur structure de pages de résultats, les moteurs de recherche encouragent les utilisateurs à comparer une grande variété de pages Web en les mettant côte-à-côte. Il y a beaucoup de contenu superflu sur le Web, mais les utilisateurs se sont adaptés pour mieux juger la crédibilité des contenus avec lesquels ils interagissent au quotidien. Certaines personnes ont même développé le don de repérer les faux commentaires en un clin d’œil. Il me semble parfois qu’une horrible mixture faite de contenus positifs sonnant faux et autres peut aboutir à une perception pire que celles de certains résultats négatifs isolés initialement. Le contenu neutre (NDT : comme sur Wikipedia) est beaucoup plus crédible.
Ce sont les lois du Web. Avoir une stratégie de positivisme strict après une vague de mauvaise presse ne marche pas sur les moteurs de recherche comme cela peut être cas avec la cyclique presse traditionnelle. La presse négative reste en première page – peut-être pour une longue période de temps – et tartiner le Web de contenu positif pour noyer cette tâche semble parfois seulement renforcer la visibilité de ce stigmate.
Ecrire un commentaire | Voir les commentaires(1)Reputation Squad dans Challenges du 22 Octobre
Un article sur les problématiques de réputation numérique par Gilles Fontaine dans Challenges de ce jeudi.
Reputation Squad y figure pour évoquer en particulier les problématiques de « noyage » des informations négatives répandues sur Internet. L’une des techniques que nous utilisons pour rétablir la réputation de nos clients ayant subi des attaques.
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