Vers la fin du référencement naturel ?

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Beaucoup d’éléments portent à croire que le référencement naturel est en passe de devenir secondaire en matière de visibilité sur Internet. Petit tour d’horizon des mutations en cours ou à venir qui vont changer la façon d’appréhender les problématiques de référencement naturel et donc d’e-réputation.

Le référencement devient social

Cela fait déjà quelques temps que le référencement social, généralement appelé SMO (Social Media Optimization), prend une part de plus en plus importante dans le vocabulaire des référenceurs. Si les années 2010 et 2011 ont été celles du développement du référencement social, 2012 sera, selon beaucoup d’experts, l’année de sa consécration. L’annonce faite cette semaine par Google de « Search Plus Your World » le confirme. En effet Google va donner une place très importante dans les résultats de recherches aux réseaux sociaux et surtout à son dernier bébé Google Plus.

C’est bientôt l’heure de la retraite pour les puissants robots d’indexation Google. Aujourd’hui c’est l’internaute qui fait le travail. L’humain est en effet l’algorithme le plus efficace pour découvrir, classer et noter les contenus d’Internet. Facebook avec son Graph Api a compris depuis quelques temps cette logique, et détient potentiellement le moteur de recherche « social » le plus puissant. (Je me demande d’ailleurs pourquoi Facebook n’utilise pas encore cette puissance de feu gigantesque).

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Vers une identité numérique globale

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Données ouvertes, API et interconnexions

e-reputation, identité numérique et données ouvertes

e-reputation et données ouvertes ©Sénat

L’écosystème web est en constante évolution. Sans tirer de conclusions hâtives sur le troisième opus de la série web (comprenons Web 3.0), il semble évident que la donnée en tant que matière première y tiendra une place prédominante.

Ainsi, en considérant chaque web service comme une interprétation, une utilisation de cette matière première, nous avons vu fleurir des modèles de données plus ouverts et accessibles. (produis et plateformes)

Le web (comprenez les web services) devient plus interconnecté, comme un retour aux bases d’Internet (peer to peer et interconnexion directe des clients).

Les api, synchronisations et autres techniques d’accès aux données permettent d’intégrer un service dans l’écosystème web.

Ces évolutions ouvrent la voie vers une homogénéisation globale de la donnée en ligne.

Quelles en seront les nouvelles applications, opportunités et risques ? Dans notre domaine de spécialité qu’est l’e-reputation, comment imaginer les évolutions induites par ces nouvelles mouvances?

 

Dans son article sur l’affaire Xavier de ligonnes et l’enquête 2.0 qui en découla, Gaël évoque la notion d’identité globale.

“Le problème se pose notamment car il n’existe pas encore de véritable identité numérique globale. Nous dispersons au fur et à mesure de notre existence numérique des « miettes» qui une fois rassemblées et analysées en disent beaucoup sur nous.”

Cependant la constante évolution de l’ecosystème web précitée laisse présager une première version de l’identité numérique globale dans un futur proche.

Et si demain les “miettes” étaient automatiquement rassemblées, agrégées, interprétées et restituées…

Identité numérique: empreintes et traces

data-e-reputation

©A collaboration between GOOD and Oliver Munday, in collaboration with IBM.

Dans le contexte ainsi présenté, il semble pertinent de s’intéresser à l’empreinte numérique de tout un chacun.L’ensemble des données que nous créons/ajoutons au cours de nos déambulations sur les réseaux, sont autant d’éléments qui constituent la dîte empreinte numérique.Évidemment nous parlons d’éléments qui ne seraient pas anonymes mais reliés à notre identité (depuis Facebook, le web des pseudos est enterré, nous mettons en avant notre identité réelle sur internet).

L’e-reputation est, entre autres, basée sur cette empreinte et surtout l’interprétation que vont pouvoir en faire les internautes. Il semble également important de ne pas négliger la notion de reflet (interprétation et mise en avant des informations par les moteurs de recherche) qui aura un impact direct sur l’image renvoyée et donc la perception du public.

La notion de reflet est directement expliquée par le fait que l’on trouve sur Internet des vecteurs de visibilité ou ‘points d’entrée’ tels que les moteurs de recherche mais également les réseaux sociaux populaires et les sites agrégateurs de contenus plébiscités (Wikipedia, Twitter, Facebook…).

Nous percevons des bribes de données agrégées selon le bon vouloir des points d’entrée laissant ainsi l’utilisateur assembler seul les pièces du puzzle et se créer sa propre image, son propre avis, votre e-reputation…Cependant comme expliqué précédemment l’interconnexion des services tend à changer la donne pour les années à venir.

Et si demain toutes les données étaient ouvertes et connectées ?

Google réunit donc pour nous des données correspondant à une recherche (dans notre cas, une recherche basée sur un nom et prénom d’un individu).Pour une recherche basée sur une identité, des sites contenant des données qualifiées pourront être visibles (réseaux sociaux, sites d’avis, blogs, …) et mis en avant par les moteurs de recherches selon leurs propres algorithmes.L’utilisateur rassemblera les pièces du puzzle, constituantes directes de l’e-reputation de la personne sujet de la recherche. Une analyse plus fine selon les services permettra de récolter des informations qualifiées (les miettes citées par Gael.)

Maintenant imaginons une interconnexion parfaite entre ces services. Une plateforme capable de synchroniser toutes les données disponibles sur une personne.

Cette approche n’a rien de révolutionnaire (Il existe depuis un certain moment des services approchant cette idée comme 123 people, Yasni, mais beaucoup trop simplistes et fermés face à la réalité du web), cependant, il semble que ces derniers temps tout ce soit accéléré.

En effet, des projets plus avancés comme Klout (indice d’influence global) connaissent une ascension intéressante.

Klout ,e-reputation et indice d'influence

Klout , e-reputation et indice d'influence

Enfin la toute nouvelle Global graph api de Facebook, semble confirmer l’importance de la donnée stratégique dans l’écosystème web.Cette dernière permet,sur le papier, de normaliser et d’uniformiser toute donnée venant d’un autre système web afin de synchroniser les données disparates et de les rendre homogène.La finalité pour Facebook, en proposant une synchronisation des services externes et un affichage sous forme de timeline personnelle est de proposer un service de Lifetracking complet.

Global graph api  ©Facebook

Global graph api ©Facebook

Ne serait-ce pas une première version d’une identité numérique globale? Nos différentes actions sur les réseaux ne seraient pas en train d’être synchronisées sur un même espace?

Le web fermé est résolument enterré, l’interconnexion prime.

Cette nouvelle tendance peut laisser présager de nouvelles applications et une évolution considérable touchant directement le domaine de l’e-reputation.

Augmentation des risques, facilité de gestion de l’image globale, e-reputation plus perceptible et lissée, autant de potentielles problématiques conséquences d’une telle évolution.

Les données, ingrédients clefs de l’e-reputation, pourraient être agrégées d’une toute nouvelle manière (oubliées la première page google et la classique googlisation ?)

Institution d’Etat ou géant du privé

Une question de taille se pose désormais. Qui a le droit de synchroniser ces données? A priori tout le monde, les données récoltées sont publiques ou par définition (choix des utilisateurs) ouvertes et accessibles( au moyen des api et synchronisation de comptes). Cependant des données individuelles et dispersées peuvent-elles êtres considérées de la même manière qu’un agglomérat qualifié?

cnil-e-reputation

cnil-e-reputation

La somme de connaissances (certes ouvertes) peut-elle être légitimement interprétée comme des informations indépendantes et isolées (traitement de données).Il est évident que l’agglomération d’informations qualifiées représente un avantage en terme d’intelligence stratégique ne serait ce que pour du profilage d’individus dans un but mercantile.

Désormais posons nous la question de qui peut synchroniser ces données ? et dans ce cas plusieurs réponses sont possibles. Éventuellement tout le monde, puisque dans la plupart des cas les api sont ouvertes.

Dans la réalité, la charge en développement (qui sera constante si un service veut être viable et pouvoir ajouter en permanence des connecteurs vers de nouveaux systèmes web) et les besoins en technologies (stockage, automatisation et gestion de charge) immenses réduisent la possibilité d’ acteurs aux actuels (et très critiqués) géants du web.

L’identité a toujours été gérée pas des institutions d’états, comment ces dernières pourraient elles pouvoir avoir une influence sur l’actuel monde numérique et sur une éventuelle identité numérique globale?

 

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Google panda s’intéresse à votre E-reputation

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Panda E-reputation

Google Panda, la nouvelle mise à jour de Google a officiellement été lancée il y a un peu plus d’une semaine en France (et déjà début avril dans les pays anglophones) et les premiers effets ne se sont pas faits attendre. On a pu observer, dès le jour de son lancement, d’incroyables changements. Il semblerait bien que le Panda s’intéresse à votre E-reputation…

Retour sur le Panda

Le but recherché par Google avec cette mise à jour est de privilégier les sites au contenu de qualité (entendez surtout contenu unique) et de pénaliser les sites n’ayant que peu d’intérêt pour l’utilisateur : les MFA (Made for Adsense) remplis de publicités et pauvres en contenu, ou les agrégateurs qui se contentent de récupérer du contenu déjà existant sur internet. Google recommande de créer des sites de « très haute qualité » : Il serait en mesure de reconnaître la qualité d’un texte en analysant son orthographe, sa syntaxe, sa taille, son originalité, comment réagissent les visiteurs après avoir lu l’article, etc… Ce n’est que de la théorie et de la poudre aux yeux pour certains qui relatent sur Twitter que leurs MFA ne se sont jamais aussi bien portés… Voir à ce propos l’article « Panda, attention à Google Panda… et rien ! ».

Google annonce que Panda toucherait entre 6 et 9% des requêtes (12% pour la version anglaise/américaine du moteur de recherche lors de son lancement en avril). La mise à jour est effective pour toutes les langues sauf le chinois, le japonais et le coréen pour lesquelles Google continue à tester des améliorations.

 

Qui sont les gagnants et perdants de cette mise à jour ?

On retrouve pas mal de réseaux sociaux, parmi les sites qui bénéficient d’une meilleure visibilité après le passage du nouveau filtre de Google. Ce ne sont bien sûr pas les seuls gagnants (voir les sources de SearchMetrics plus bas).
Parmi les sites qui perdent de la visibilité, pas de surprise : principalement des sites d’achats qui agrègent le contenu et autres comparateurs sans grand intérêt…

 

hausse pandabaisse panda

Source : SearchMetrics

Panda aime le social SEO

Le social SEO semble être mis de plus en plus en avant par Google. Ce n’est pas une nouveauté avec Panda. Les contenus qui obtiennent le plus de « likes », « retweets » et « +1 » sont favorisés, souvent de manière temporaire : quelques jours, semaines (effet buzz)…

Ce qui est nouveau c’est la meilleure visibilité de ces réseaux sociaux en eux même. Le site Twitter a globalement été favorisé (+26 % de visibilité). C’est le cas pour un des clients de Reputation Squad : Le compte Twitter a sensiblement remonté dans les résultats de recherches pour une recherche sur le nom de la marque.

panda hausse twitter

 

Le jour même du lancement de Panda en France, le compte a gagné une dizaine de positions. Un résultat flagrant de Panda ou une étrange coïncidence ?

 

Il en va de même avec le compte Facebook d’un autre client, forte hausse de la page Facebook juste après le lancement de Panda :

panda facebook

 

Le site Ciao lui a bel et bien perdu en visibilité. Pour ce client qui présentait des avis négatifs, cette mise à jour lui a donc été bénéfique. Moins 9 places en un seul jour et un passage en deuxième page. Un panda en forme.

panda ciao

 

Prenez en main votre E-reputation

Il est évident que Google cherche de plus en plus à s’intéresser aux personnes et à ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Tout ceci a pour effet de marquer un peu plus la présence des marques et des individus sur le net. L’E-reputation concerne aujourd’hui tout le monde. Il est de plus en plus recommandé de prendre en main son E-reputation via les réseaux sociaux avant que quelqu’un d’autre ne le fasse pour vous… Exprimer son avis et ses opinions, communiquer avec ses clients lorsqu’on est une marque. Vous serez davantage apte à maîtriser votre identité numérique et à communiquer en cas de conflit avec une autre personne ou marque.
Voici donc quelques bonnes feuilles d’eucalyptus que nous vous suggérons pour satisfaire le Panda :

  • Ayez des comptes actifs sur les réseaux sociaux ;
  • Faites des E-RP : communiquez avec les bloggeurs, le contenu UGC de qualité sera récompensé ;
  • Mettez en place un blog optimisé sur le nom de votre marque avec un contenu riche et mis à jour régulièrement ;
  • Privilégiez le contenu original au contenu recopié ou légèrement modifié ;
  • Attention aux liens de mauvaise qualité échangés avec des sites sans rapport avec votre thématique ;
  • N’abusez pas des publicités.

 

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La grande e-migration : faut-il faire ses bagages ?

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Cela faisait déjà plusieurs mois que des faits inquiétants présageaient d’un avenir sombre pour le numéro un des réseaux sociaux. Facebook, qui amusait fut un temps, ennuie et commence à faire peur …

facebook est mort

Nos premiers pas hésitants dans ce monde inconnu et vierge ont vite laissé place à une routine sociale dans un décor chaotique chargée de milliers de Kos de photos, de goûts, de mots intimes et autres fragments de vie numérique. La sensation d’insécurité s’est installée peu à peu. Des milliers de personnes se sont e-suicidées ou ont trouvé refuge chez Twitter. Certains ont renoncé à leur vie privée, d’autres ont décidé de tout bloquer.
Au départ Facebook avait tout misé sur les amis. Mais aujourd’hui les amis peuvent aussi bien être votre mère, un collègue de travail, un journal national ou votre soda favori … Et c’est là que réside le plus gros problème du système Facebook. Malgré les tentatives pour mettre en place un système de « groupe » la confusion cognitive est trop grande …

 

Mardi 28 Juin, c’est la grande nouvelle, les blogueurs ne parlent plus que de ça : Google, le géant du web, annonce son réseau social Google Plus !

Après l’échec de Google Wave et de Google Buzz. (Comment Google s’est planté sur les réseaux sociaux) Certains sont sceptiques, pour d’autres c’est la consécration ! Google +, qui n’a que quelques semaines, dispose d’une interface très efficace dépassant sur de nombreux points le vieillissant Facebook.
De plus, le système de “cercles” promet un “rangement” simple et efficace des contacts. Il permet également à l’utilisateur de contrôler précisément ses données personnelles, ses photos ou encore ses partages. Cela donne le sentiment qu’il sera plus facile de gérer sa vie numérique et donc une partie de l’ e-réputation qui en découle.

Le “tout Google” fait peur, pourtant beaucoup font leurs bagages vers ce nouveau réseau social au rythme des invitations. Geeks et autres “early adopters” profitent avec joie des moments calmes mais excitant des débuts. Tout est à découvrir !
Les échanges de combines pour customiser G+ ou exporter ces photos Facebook vont bon train !

Il a fallu trois semaines à Google Plus pour atteindre les 20 millions d’utilisateurs. Cela a pris plusieurs années à Facebook …

 

On accuse Facebook de quelques manœuvres dans le but de bloquer cette “relative” hémorragie. Certains outils permettant de e-migrer vers Google ont par exemple été fermés. La guerre des géants ne fait que commencer …

L’ouverture de Google plus au plus grand nombre va-t-elle sonner le début d’un raz de marrée de nouveaux arrivants ? Selon certains, Google Plus montrerait déjà une certaine faiblesse. Une chose est certaine, l’époque “Facebook” est terminée et Google va séduire de plus en plus d’internautes.

Alors que faut-il faire ? Suivre les flux e-migratoires entre réseaux en laissant dernière nous des traces de notre passage ou rester coûte que coûte ?

On se souvient encore de Myspace et autre NetLog, ils avaient su convaincre le plus grand nombre. Aujourd’hui malgré de gros efforts ergonomiques, MySpace n’est plus qu’une coquille vide. Les personnes étant encore (vraiment) actives sur Myspace se font rares …. Les anciens réseaux se transforment en vastes lieux abandonnés, maintenus artificiellement en vie par des flux automatisés provenant d’autres réseaux ou à travers des comptes fantômes que d’anciens locataires ont oublié de supprimer …

Tout le monde se demande secrètement si le même sort est réservé à Facebook.
Tout porte à croire que Facebook n’est pas prêt de mourir mais la typologie d’utilisateur évoluera sûrement. Un réseau social semble devoir se spécialiser ou au moins être vraiment différent comme Twitter pour avoir une chance de survivre.

Alors, Google Plus sera-t-il l’ultime réseau social ? Deviendra-t-il l’alter ego de Facebook comme Android pour IOS (Apple) dans le monde OS mobiles ?
Avec ces successions de réseaux sociaux sur lesquels l’internaute se doit d’être présent pour occuper le territoire social, ce dernier risque de se fatiguer à force de dupliquer ses profils en traînant des valises toujours plus lourdes (Social Media Fatigue ).

Sans le savoir beaucoup rêvent déjà du jour où ils pourront aller et venir librement au travers de lieux d’échanges sociaux aussi multiples que riches ….

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Google Suggest, quand l’inconscient national scrute les politiques…

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Comme praticiens de l’e-réputation nous nous intéressons depuis longtemps à Google Suggest, son fonctionnement, la jurisprudence le concernant, son influence sur l’image d’une entreprise comme d’une personnalité.

En ces temps de pré-campagne présidentielle et d’affaire DSK, des verrous ont sauté, des tabous ont été levés, de l’inconscient, du Ca même ont jailli.

Les hommes politiques ont leurs mystères, leurs vies privées réelles ou fantasmées mais nous ne sommes plus au temps jadis lorsqu’un De Grossouvre faisait face à un Edern Hallier ivre de vengeance et prompt à dénoncer la double vie de François Mitterrand. Aujourd’hui, au travers de Google Suggest, rumeurs et fantasmes, bref l’Inconscient d’une Nation se voit révélé aux yeux de tous.

Cet outil fascinant révèle les requêtes les plus tapées dans le moteur de recherche et dévoile donc ce qu’aucun sondage n’aurait pu ou voulu saisir. De l’encre a déjà coulé sur l’obsession relative à la judéité potentielle des personnalités publiques, quasi unanimement répandu parmi les personnalités politiques le suggest « juif ».

Nous nous sommes donc penchés sur les premiers suggests proposés pour chacun des principaux candidats potentiels à la prochaine élection présidentielle. Comme en psychanalyse, nous pensons qu’il ne faut pas refouler, qu’il faut analyser les rêves et fouiller dans son Inconscient. Comment bâtir une stratégie gagnante en ignorant, repoussant ce qui anime les électeurs ? Il faut donc allonger les internautes français sur un canapé virtuel et écouter ce qu’ils ont à dire…

QUE DIT GOOGLE SUGGEST DE NOTRE INCONSCIENT COLLECTIF ?

Bien sûr, un mot-clé saute aux yeux tellement il revient et tellement il peut apparaitre incongru : juif.

 

L’on a beau avoir grenouillé dans tous les bénitiers de France comme François Bayrou, l’on n’y échappe pas. Il faut s’appeler Christine Boutin et revendiquer un catholicisme militant pour ne pas voir l’adjectif accolé à son nom.

Pourquoi « juif » ? Très probablement pour vérifier les origines de la personnalité comme souvent avec Google l’on mène sa petite enquête seul face à son ordinateur et à ses pulsions… Seulement voilà, Google lui n’oublie pas et agrège, accumule ces millions de requêtes pour en faire émaner une certaine réalité sociologique d’aujourd’hui (et d’hier ?). Et l’on voit donc la peur du « Juif » la suspicion de la cinquième colonne se matérialiser sur notre écran…

LA VIE PRIVEE, OBSESSION DES FRANÇAIS

 

Un autre élément ressort très nettement des recherches menées par les internautes français : ils sont avides d’informations relatives à la vie privée. Orientation sexuelle des candidats, situation maritale, informations sur le/la

conjoint(e), tout y passe…

L’on peut discuter à n’en plus finir de la pertinence de ces recherches, elles n’en demeureront pas moins là. Peoplisation des esprits, américanisation des mœurs politiques,déclin ??? Rien ne sert d’ergoter, il faut faire avec et répondre à ce besoin voyeuriste que les modernistes qualifieront de quête de la transparence. Les politiques d’aujourd’hui doivent devancer leurs électeurs et par là même atténuer certaines rumeurs en en disant plus, en en montrant plus. Le jeu est périlleux, probablement pénible mais ne peut probablement pas être évité à partir d’un certain seuil de crédibilité.

 

La succession des affaires de mœurs des derniers mois : les affaires Mitterrand, Tron, Ferry et surtout DSK n’ont fait qu’encourager ce penchant. Après le « tous pourris », le « tous pervers » ? Allons vite vérifier sur Google et voilà comment des termes tels que pédophile, violeur ou fétichisme côtoient les noms de nos dirigeants.

Si une appartenance religieuse n’est pas une injure, de tels termes en revanche peuvent y correspondre et la jurisprudence des tribunaux français tend à condamner Google dans de tels cas. Un politique peut donc réagir et mettre un terme à une association trop immédiate avec des mots-clés dévastateurs pour son image. Car, Google Suggest est un monstre qui se nourrit lui-même, une fois l’association faite, mécaniquement cette requête va devenir encore plus active. Non seulement les internautes qui voulaient taper cette requête mais également ceux qui en la voyant seront tentés.

ET LE PHYSIQUE ALORS ?

Appartenance religieuse, vie privée, sexe, la curiosité se porte également sur le corps du politique.

Que mange-t-il ? = maigri, amaigri, régime, poids, etc.

Que boit-il ? = alcoolique

Beau, belle ? = miss norvège :) , taille, nu, torse nu, etc.

Est-il malade ?= malade, malade de quoi, cancer, etc.

Les explications sont ici multiples : d’un Mitterrand ayant menti pendant deux septennats, à la légitime volonté d’élire quelqu’un de capable, jusqu’à des motivations plus morbides…

GOOGLE SUGGEST QUOI ?

Alors qu’en conclure ? Google Suggest n’est qu’un outil froid, que l’on doit traiter comme tel ?

Oui et non, serais-je tenté de dire sans trop me mouiller. Oui car il fournit matière à étude pour beaucoup de monde (politologues, sociologues, marketeux du web) et ne présage pas des résultats que l’on trouvera. En effet, un suggest négatif peut déboucher sur des contenus positifs ou neutres.

Non, car c’est en quelque sorte une prophétie auto-réalisatrice : si le Suggest apparait, les contenus finiront par apparaitre (au pire sur des sites de scrapeurs sans foi ni loi). Non surtout car Google Suggest est manipulable, l’on peut générer des associations de mots clés dommageables (ou profitables) pour l’image d’un politique, il peut devenir un outil de tactique politique.

Alors, parfois il s’agira de prendre le taureau par les cornes et de refuser pour le politique une association par trop destructrice, d’autant plus que le Droit va dans ce sens comme le soulignait cet article des Inrocks .

 

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Tuerie de Nantes : quand les internautes deviennent enquêteurs

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L’affaire de Ligonnès qui a débuté en avril 2011 ne cesse de faire parler d’elle dans les médias.
Une mère de famille et ses quatre enfants, sont exécutés par balles à Nantes. Le père a disparu et une information pour « assassinat » contre X est ouverte par la justice.

L’engouement populaire pour les affaires mystérieuses d’homicides familiaux (Dominici, petit Grégory, etc.) n’est pas nouveau. La nouveauté ici est que l’enquête s’est transformée en véritable énigme 2.0 et cela notamment à cause des nombreuses traces laissées par la famille sur Internet avant le drame.

Ce phénomène d’enquête collaborative a-t-il un avenir ? Comment pouvons-nous garantir le secret de notre intimité numérique après notre décès ?

Enquête 2.0

Sur Facebook de nombreux groupes et pages ont été créés autour de l’affaire avec des noms tels que : « Mais où est donc Xavier Dupont de Ligonnès? » ou bien « Xavier Dupont de Ligonnès: Enquête et Débat ».

Ce dernier est le plus actif avec prêt de 2000 membres. Cette page Facebook se présente comme étant la première « à retrouver les confidences d’Agnès sur Doctissimo, celles de Xavier sur cite-catho, puis les photos de XDDL (ndlr : Xavier Dupont de Ligonnès) jeune ».

Les internautes regroupent sur la page des infos concernant l’affaire et apportent leur réflexion sur l’enquête. Certains vont même jusqu’à fouiller le web afin de mettre en lumière des détails les plus intimes de la vie et de la personnalité des membres de la famille de Ligonnès. Jour après jour, l’intimité numérique de la famille est exposée au grand jour, sans aucun filtre.

Certaines pages et comptes Facebook ont déjà été supprimés par Facebook à la suite de plaintes d’utilisateurs outrés, mais il faut plusieurs jours pour interpeler Facebook alors que quelques minutes suffisent pour créer un compte.

Une page Wikipédia nommée l’« affaire Dupont de Ligonnès » avait même été ouverte. La suppression de la page a été votée pour le motif suivant :
« Fait divers, pas assez de recul. Peut-être à recréer après avancée de l’enquête »

Un des membres explique que

« la description détaillée d’un quintuple meurtre n’a rien d’encyclopédique. C’est un fait divers tragique qui n’a pas sa place sur Wikipédia. Il ne faut pas confondre l’encyclopédie avec Détective ! ».

Bien que ces enquêteurs d’un nouveau genre semblent avoir du mal à trouver une place approprié sur la toile il y a un véritable besoin pour eux de discuter et de recueillir ensemble des éléments permettant d’avancer. Cette enquête 2.0 entreprise par les internautes bien qu’ayant permis de trouver de nouveaux éléments, n’a pas a eu de véritable utilité dans l’avancement de l’enquête. En revanche la présomption d’innocence et le secret de l’instruction ont été totalement bafoués.

Traces numériques

Le nombre de traces laissées sur Internet par la mère et le père est marquant. Une fois de plus, nous nous rendons compte à quel point notre activité sur Internet est facilement traçable.

Les deux parents étaient des internautes relativement actifs mais qui utilisaient aussi tous deux des pseudonymes pour s’exprimer sur les forums. Malgré cela les apprentis « détectives du net » n’ont pas eu de mal à remonter leur piste.
Je vous conseille à ce propos l’article de Slate.fr, Assassinat de la famille Ligonnès: stalker, c’est enquêter?, expliquant très pédagogiquement comment mettre à nu une identité numérique.

Une fois encore, c’est Facebook qui a permis de remonter la piste d’Agnès de Ligonnès. Aujourd’hui encore les comptes facebook des membres de la famille sont en ligne.
En revanche les discussions sur les Forums (Doctissimo, etc.) ont été supprimées suites à la médiatisation des trouvailles. Les pages demeurent tout de même accessibles via le cache de Google.

Vie privée Post Mortem

Cet exemple extrême nous force également à nous interroger de nouveau sur la vie de nos traces numériques après la nôtre.

Certains considèrent que les données personnelles laissées ici et là par les membres de la famille de Ligonnès sont « publiques » de par le caractère médiatique de l’affaire, ou encore que l’on peut considérer Internet comme un lieu public.
Le créateur de la page Facebook « Xavier Dupont de Ligonnès: Enquête et Débat » évoque le statut de « Témoin numérique » qui lui confèrerait un certain droit de parole.

Ces arguments n’ont pas de véritable valeur juridique mais soulèvent une problématique qui va se faire de plus en plus récurrente : Que faire des données numériques d’une personne après son décès ?

Le problème se pose notamment car il n’existe pas encore de véritable identité numérique globale. Nous dispersons au fur et à mesure de notre existence numérique des « miettes» qui une fois rassemblées et analysées en disent beaucoup sur nous.

Il est aujourd’hui impossible de « gérer » ces morceaux de nous, de manière globale et donc de garantir le secret de notre intimité une fois décédés. Le sujet est cependant aujourd’hui au cœur de nombreux débats, et nous pouvons nous attendre à ce que le législateur prenne position prochainement.

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Google : bouc- émissaire du procès des données personnelles sur Internet ?

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Google Cnil

Le moteur de recherche de Google aurait parfois tendance à être assimilé de facto à internet tant ses parts de marché sont colossales en Europe et en particulier en France. Or, ce raisonnement conduit certaines autorités publiques et certains justiciables à tenir Google pour responsable de beaucoup de problèmes sur internet, alors même que ce moteur ne fait qu’indexer des pages de contenu.

S’il est vrai que le référencement de sites par Google accentue fortement le caractère public d’une information, il n’est pas forcément très juste juridiquement ni très judicieux de chercher à engager la responsabilité juridique du moteur. A ce titre, le procès qui oppose l’autorité de  protection des données en Espagne à Google et la récente décision de référé du TGI de Montpellier (Marie C. c/ Google) illustrent cette tendance à assimiler Google à Internet.

I – Chez Google, on récolte… des données personnelles!

Google fait couler beaucoup d’encre dès qu’il s’agit de parler des données personnelles. La CNIL vient d’ailleurs de condamner l’entreprise à 100 000 euros d’amende en rapport avec l’affaire des google cars du système street view. Google a effectivement fauté en « sniffant » des données issues de réseaux wifi publics non sécurisés en utilisant un logiciel dénommé Gstumbler, un sniffeur de réseaux sans fil au fonctionnement semblable à Kismet. En comparaison des données captées, les 100 000 euros d’amende infligés paraissent bien ridicules.

Sans vouloir défendre Google à tout prix, il faut néanmoins préciser qu’il est extrêmement simple de capter des données wifi issues d’un réseau non sécurisé, de même qu’il ne faut que 10 à 15 minutes pour pénétrer un réseau sécurisé par clef Wep à l’aide de programmes adéquates ( la suite aircrack-ng par exemple préinstallée sur la distribution linux backtrack).

La CNIL aurait peut être du en premier lieu s’inquiéter de l’absence de cryptage sur ces réseaux wifi plutôt que de s’en prendre uniquement à Google. Il semble en effet que des données de santé aient été captées par Google ( lire le rapport de la Cnil pour plus de détails, p11). Il est ainsi plutôt inquiétant de constater que des données confidentielles et sensibles circulent librement dans l’air sans aucun cryptage.

Si Google a commis une erreur majeure, cette dernière a été grandement facilitée par l’absence de campagne de sensibilisation des français aux bases de la cryptologie (conseil : ne consultez jamais vos comptes bancaires en ligne sur un hotspot wifi en ville et sécurisez votre wifi personnel par une clef WPA d’au moins 30 caractères hexadécimaux ou ASCII…)

II – Google y « el derecho al olvido* »

Google : mauvaise cible?

La CNIL n’est pas la seule autorité de protection des données à s’intéresser de près à Google puisque son homologue espagnol a décidé d’assigner le géant devant la justice sur le fondement du droit à l’oubli numérique contenu dans la loi espagnole issue de la transposition de la directive 95/46/CE.

Certaines personnes se sont en effet plaintes de voir indexées d’anciennes informations négatives les concernant par le moteur de recherche. Si la perspective de créer une jurisprudence « moteurs de recherche » en rapport avec le droit des données personnelles est intéressante, on peut se demander si la CNIL espagnole a assigné la bonne personne. Google ne fait qu’indexer du contenu déjà public par nature et physiquement enregistré sur des serveurs qui appartiennent à des tiers.

Il aurait ainsi été plus judicieux d’assigner les premiers responsables des traitements de données, à savoir les sites à l’origine de la publication des informations. Il faut noter que ces derniers ont d’ailleurs la possibilité d’empêcher l’indexation d’un contenu par les robots de recherche des moteurs de Google, Yahoo et autres. L’insertion d’une balise meta « noindex » ou l’utilisation d’un fichier « robots.txt » sur le site source empêchent en effet l’indexation d’un contenu par un moteur.

En assignant Google, l’autorité espagnole n’envisage qu’une partie du problème du droit à l’oubli sur internet. Il existe en effet de nombreux moteurs de recherche mais surtout des milliards de sites internet responsables de la diffusion d’un contenu. La tendance à vouloir assimiler Google à internet est ainsi dangereuse car cette société n’est qu’un des acteurs, certes majeur, d’un système global.

D’un point de vue strictement juridique

Il existe une autre limite à considérer Google comme le grand responsable des traitements de données personnelles effectués sur internet. La directive 95/46/CE sur les données personnelles et ses transpositions en droit national des pays membres de l’UE, excluent de leur champ d’application les traitements de données effectués en dehors du territoire de l’UE ou réalisés sur son territoire pour permettre le seul transit d’informations (article 5 de la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978). Google qui centralise ses serveurs aux Etats-Unis est ainsi exclu du champ d’application de la directive.

Pour contourner ce problème, il ne reste plus que les mécanismes complexes de droit international privé afin de contraindre Google à respecter le droit européen des données personnelles. Il faudrait pour cela que la loi informatique et libertés soit reconnue comme une loi de police justifiant son application expresse à Google. Le seul précédent sur le sujet avait fait la part belle à Google en considérant que la loi de 1978 n’était pas une loi de police (TGI de Paris, réf. 14 octobre 2008)

Récemment (TGI Montpellier, réf. 28 octobre 2010), Google s’est vu appliquer la législation française sur les traitements de données personnelles. Le tribunal a considéré que Google était responsable du traitement de données consistant à indexer du contenu sur son moteur mais ne s’est pas attardé sur des questions de droit international.

Il est donc délicat de vouloir contraindre Google à respecter le droit européen des données personnelles concernant son moteur de recherche en raison du champ d’application restreint des textes en question.

*Le droit à l’oubli

III – La médiatisation du contentieux : parfois plus de mal que de bien

La dernière décision contre Google n’a rien réglé au problème de la « victime »

L’aspect juridique n’est pas seul à poser problème car qui dit procès dit publicité, en particulier lorsqu’il s’agit de Google. La décision précitée ayant opposée Madame C. à Google est l’exemple même des risques inhérents de médiatisation de toute procédure judiciaire.

Les procès contre Google intéressent les juristes et les médias qui relaient rapidement les décisions rendues. Ainsi, et bien que les décisions soient en général anonymisées sur internet, il est possible de retrouver le nom de la personne physique ayant assigné Google. Dans le cas de Madame C. certains individus se sont ainsi amusés à lui créer un faux profil sur twitter afin de la ridiculiser.

Les contentieux face à Google suscitent ainsi la curiosité des internautes qui vont chercher à répondre la question suivante : « mais qui diable a-t-il réussi à faire condamner Google ? ». Certains médias peu scrupuleux vont ainsi relayer l’information avec le nom complet de la personne concernée et aggraver la situation sur internet.

Moins médiatique mais plus efficace: s’attaquer aux sources du problème

Sachant que Google n’est pas à l’origine de la publication des contenus en question, il apparaît finalement peu judicieux d’assigner le moteur seul, en comparaison des éventuelles conséquences de la médiatisation de l’affaire. Le caractère pornographique des contenus litigieux dans l’affaire précitée, diffusés en masse sur internet, accentue encore le phénomène.

On peut finalement s’interroger sur la pertinence de vouloir placer Google au centre du débat sur le droit à l’oubli et les données personnelles sur internet. Il faut en effet garder à l’esprit que la technologie de Google n’est qu’un outil, un simple moyen d’accéder à de l’information que la firme de Moutain View ne produit pas. On ne saurait ainsi que trop le répéter mais Google n’est pas internet.

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Quand votre syndicat s’invite dans votre e-reputation : les 4 questions que vous vous posez.

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e-reputationPhoto : France Soir

Une nouvelle tendance de l’e-reputation des entreprises est l’arrivée des syndicats sur votre première page de résultats Google (recherche : « nom de votre entreprise »). Ce phénomène était encore peu négligeable en début d’année 2010 mais tend à se développer fortement.

Portrait robot des entreprises concernées :

Chiffre d’affaires : compris entre 50 millions d’euros et 1 milliard d’euros

Nombre de salariés : entre 300 et 1500

Niveau d’activité syndicale : peu importe

Secteurs d’activité : services, industrie, distribution

Nous allons tenter ici de répondre aux 4 principales questions que cela soulève en général chez nos clients.

1-Le blog d’un des syndicats de mon entreprise est placé en deuxième position sur Google lorsque l’on fait une recherche sur elle. Comment est-ce possible ?

Il s’agit tout simplement de l’algorithme  Google qui valorise les blogs et en particulier ceux qui sont très actifs. Nous avons constaté que les syndicats alimentaient très régulièrement leur blog ce qui leur confère une certaine « puissance ». En revanche, avoir le blog de son syndicat sur la première page de Google révèle en général un manque d’activité sur internet de votre entreprise ou une activité mal organisée. Pour cela, nous vous conseillons de développer vos relations presse en ligne, de ne pas hésiter à créer des sous-sites sur des thématiques importantes pour votre entreprise (recrutement, produits…), de produire du contenu régulièrement (articles de blog, articles dans la presse en ligne, offres d’emploi, etc.).

2-Est-ce grave pour l’image de mon entreprise ?

Oui et non. Non parce que cela fait partie de la variété des informations disponibles sur Internet et que cela n’a en soit rien de choquant. Oui parce que cela n’est surement pas l’information la plus pertinente pour un client, un fournisseur ou à un banquier. Il serait préférable que ces personnes découvrent d’abord votre expertise, avant un article relatant avec virulence la fermeture d’une de vos usines en 2006 lorsque votre société faisait face à des difficultés financières. Ce n’est pas tant que le contenu en lui-même qui pose problème, que son ordre d’apparition et l’absence de contre-argumentaire.

D’une manière générale, l’impact dépend beaucoup du ton employé et des informations divulguées.

3-Certaines informations confidentielles ont été dévoilées sur le blog du syndicat de ma société. Que dois-je faire ?

La « jurisprudence » Wikileaks montre que l’entreprise doit se tenir prête à ce que des informations confidentielles sortent de ses murs et à les voir ainsi divulguées. En revanche, n’est pas Wikileaks et ses centaines de « sites miroirs » qui veut. Les personnes qui écrivent sur le blog de votre syndicat sont en général en France et facilement identifiables, de plus leur objectif premier n’est probablement pas de nuire à leur entreprise. Ce qu’elles écrivent est donc encadré par la loi Française.

Deux conseils très importants :

(1) Evitez d’employer directement la voie juridique contre les personnes concernées, car cela peut être mal perçu par les salariés et certains n’ont pas toujours conscience de l’impact de ce qu’ils écrivent. Prenez le temps d’expliquer l’impact que certaines déclarations publiques peuvent avoir sur l’activité de l’entreprise et l’emploi, privilégiez toujours la négociation dans un premier temps.

(2) N’attendez pas trop avant de réagir, il existe de nombreux vides juridiques sur ces questions et les délais de prescription pour diffamation sont de 3 mois après la première publication.

4-Mon entreprise n’a pas cette problématique, en quoi dois-je faire attention ?

Cela ne concerne pas seulement la relation avec vos syndicats sur internet mais avec l’ensemble de votre écosystème web. Les principales règles sont de surveiller ce qui se dit sur vous et d’être le plus proactif possible sur Internet. Dans le cas contraire, vous vous exposez à ce que d’autres personnes (syndicats, presse, clients, rumeurs…) prennent quasi totalement en main votre e-réputation.

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Le SEO (référencement) de réputation: l’avenir?

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Référencement et e-réputation

Référencement et e-réputation

« Le SEO (référencement) de réputation et de marque est l’avenir » est un article issu du site SearchEngineJournal.com, cet article a été traduit et sélectionné par Xavier Vespa.

Si je disais à un client de réorienter une partie de son budget de référencement vers des requêtes correspondant au nom de sa marque et non plus vers des requêtes génériques, celui-ci me rierait au nez.

Les professionnels de tout rang ont compris il y a seulement quelques années l’intérêt du SEO (référencement naturel): ils savent maintenant que pour générer plus de trafic, plus de ventes et plus de chiffre d’affaires, ils doivent optimiser leurs sites pour apparaître sur les mots-clés stratégiques le plus haut possible dans les moteurs de recherche. Le marché des professionnels en référencement naturel a connu une forte croissance, du simple freelance à l’agence pluri-disciplinaire. La guerre aux mots-clés est aujourd’hui déclarée, mais voici quelques pistes afin de diversifier son approche du référencement naturel:

1. Cibler le long-tail, générer du trafic en optimisant une gamme plus large de combinaison de mots-clés.
2. Optimiser son site sur des termes de géolocalisation, et ainsi optimiser sa présence dans les régions où on est présent. Optimiser la géolocalisation d’un site garantit moins de concurrence, mais aussi des volumes de recherche corrélativement moins importants.
3. Finalement, et c’est là que je sens que les choses vont aller très vite dans les prochaines années, surtout pour les grandes et moyennes entreprises qui ont un budget publicitaire conséquent et beaucoup de trafic, il est aussi nécessaire d’optimiser sa présence sur son propre nom de marque.

Si l’on jète un coup d’oeil aux analyses de trafic de certaines entreprises, on remarque que le nom de la marque est un mot-clé qui génère du trafic. Par exemple, savez-vous combien de personnes tapent « Facebook » dans Google pour accéder à leur profile?… 1 680 000 000 l’ont déjà fait!

Cette donne n’inclut pas les typos, donc imaginez maintenant que votre client ne reçoive qu’un fragment des internautes qui font une recherche sur le nom de sa marque, qui s’intéressent à sa réputation. Aujourd’hui les professionnels du référencement naturel ont tendance à négliger cette dimension, mais réfléchissons un moment à ce qu’il peut se passer si les sites qui figurent en première page des résultats Google sur le nom de la marque de votre client ne lui appartiennent pas? Tout d’abord il perd du trafic qualifié. Mais surtout s’il figure sur la page de résultats de sa marque 3 ou 4 liens négatifs (vrais ou faux), alors vous pourriez perdre beaucoup de visiteurs car les internautes vont plus s’intéresser aux liens négatifs qu’au reste.

Dans les prochaines années, le SEO de gestion de marque et le SEO de gestion de l’e-réputation devront littéralement être offerts comme un service à part aux clients, car être numéro un sur le nom de sa marque ne suffit plus pour garantir la protection d’une marque en ligne.

lire l’article original: http://www.searchenginejournal.com/why-brand-and-reputation-management-seo-are-the-way-forwards/23814/#ixzz0ywdmGpFz

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Droit et E-réputation: Google Instant change-t-il la donne?

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Google Instant

Google Instant

La gestion d’e-réputation (Online Reputation Management) implique parfois le recours au Droit pour faire face à des abus ou attaques. La jurisprudence relative aux pratiques de Google est donc un élément à suivre au plus près.

Cet article a été rédigé par Geoffroy Coulouvrat, juriste spécialisé dans les problématiques d’E-réputation chez Reputation Squad.

Alors que Google vient de lancer sa nouvelle fonction de recherche  Google instant, Cédric Manara publiait sur son blog le 9 septembre dernier, un article sur les possibles conséquences juridiques pour les marques de ce nouveau système, et visait en particulier la concurrence déloyale.   Si le droit de la concurrence risque d’avoir un impact sur Google Instant, d’autres branches du droit pourraient s’intéresser à cette nouvelle fonctionnalité.

Google Instant cherche pour vous

Envisagé sous l’angle du droit pénal spécial de la presse (Diffamation, injure) et du dénigrement, Google Instant pourrait à terme inverser la tendance jurisprudentielle actuelle relative à Google Suggest. Le « plus » de Google instant réside en effet dans l’affichage en temps réel, de résultats au fur et à mesure que l’internaute tape une requête. Le système est couplé à la fonction déjà existante Google Suggest. Ainsi en saisissant par exemple le nom d’une société suivie d’un espace, Google Instant affichera automatiquement les résultats de la 1ère suggestion générée par Google Suggest. Google Instant est donc une version améliorée de Google Suggest. Le système ne se contente pas de vous suggérer une requête mais l’affiche directement avec les résultats correspondants, sans que vous l’ayez tapée pour autant.

Google Suggest et le droit à la libre suggestion

Google Suggest n’était déjà pas une fonction très appréciée par les entreprises telle qu’en témoignent  les décisions « Direct Energie » et « Omnium Finance ». La suggestion des mots « arnaque » ou « escroquerie » lorsque le nom de ces entreprises était tapé dans le moteur de recherche de Google, ne contribuait pas à véhiculer une image positive de ces dernières.

La tendance jurisprudentielle actuelle semble faire la part belle à Google puisque la décision de référé du 22 Juillet 2010 a estimé que la suggestion du mot « escroquerie » lorsque le nom « Omnium Finance » était saisi, n’était pas en soi illicite. Prohiber une telle suggestion serait excessif au regard de la liberté d’expression. Une telle suggestion n’apparaît donc pas diffamatoire au sens de l’article 29 de la loi du 29 Juillet 1881. Cette tendance à privilégier la liberté d’expression avait été amorcée par la décision de la cour d’appel de Paris du 9 Décembre 2009 relative à la suggestion « Direct Energie arnaque ». En effet, les juges d’appel avaient nuancé l’ordonnance de référé initiale, en ordonnant à Google d’afficher un lien clair expliquant le fonctionnement de  Google Suggest  si réapparaissait la suggestion « arnaque ».

Google Instant : abus du droit à la libre expression ?

On comprend dès lors en quoi Google Instant pourrait à terme conduire à inverser cette tendance jurisprudentielle, puisqu’il ne s’agit plus de suggérer une requête mais d’en afficher les résultats correspondants sans intervention active de l’internaute. Si un terme potentiellement diffamatoire ou injurieux apparaît dans les suggestions de recherche, les résultats correspondants  seront automatiquement affichés par Google Instant. Google influence donc de façon active la recherche de l’internaute ce qui risque d’engendrer des condamnations à son encontre puisque le fonctionnement de Google Instant pourrait démontrer une certaine intention de nuire.

Pour sa défense, Google rétorque en général que la fonction Google Suggest est  contrôlée par un algorithme affichant les requêtes les plus tapées et que la société ne détermine pas de façon active et délibérée les suggestions de recherche. Or, le fait d’afficher directement les résultats des suggestions de recherche pourrait conduire les juges à retenir une faute de la part de Google, d’autant que la société filtre certaines requêtes depuis le lancement de Google Instant. C’est d’ailleurs sur cette base que le TGI de Paris a ordonné à Google de retirer la suggestion « CNFDI arnaque » dans un jugement du 4 décembre 2009, après avoir caractérisé son intention coupable.

Bien que les dernières décisions de justice soient favorables à Google, la généralisation de l’usage de Google Instant pourrait conduire certains juges à engager sa responsabilité sur le fondement de la diffamation, de l’injure ou du dénigrement. Les futurs contentieux sur ce sujet inverseront peut être la tendance actuelle qui privilégie le droit à la liberté d’expression, pour revenir à une interprétation proche de celle adoptée dans le jugement opposant CNFDI à Google.

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