Posté par Charlotte
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Pinterest. Le web ne semble avoir plus que ce mot à la bouche.

Un réseau social de plus ? Hors de question me direz-vous, déjà trop occupé à gérer vos publications Facebook et Twitter, vos Foursquare, Tumblr et autres Instagram.
Et pourtant. Il se pourrait bien que vous vous mettiez à «piner » assez rapidement.
En effet, Pinterest semble se démarquer des autres réseaux, au vu de la croissance hors norme qu’il connait ces derniers temps : de 1,5 à 7,5 millions d’utilisateurs en l’espace de quatre mois. Pinterest a d’ailleurs été classé 60ème site le plus visité aux États-Unis pour la semaine du 16 janvier 2012, selon le cabinet d’études Experian Hitwise US.
Cela dit, on nous avait survendu Google +, qui au final ne semble pas tellement décoller.
Alors, Pinterest vaut-il le coup de s’y intéresser ?
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Posté par Gael Mallet
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Beaucoup d’éléments portent à croire que le référencement naturel est en passe de devenir secondaire en matière de visibilité sur Internet. Petit tour d’horizon des mutations en cours ou à venir qui vont changer la façon d’appréhender les problématiques de référencement naturel et donc d’e-réputation.
Le référencement devient social
Cela fait déjà quelques temps que le référencement social, généralement appelé SMO (Social Media Optimization), prend une part de plus en plus importante dans le vocabulaire des référenceurs. Si les années 2010 et 2011 ont été celles du développement du référencement social, 2012 sera, selon beaucoup d’experts, l’année de sa consécration. L’annonce faite cette semaine par Google de « Search Plus Your World » le confirme. En effet Google va donner une place très importante dans les résultats de recherches aux réseaux sociaux et surtout à son dernier bébé Google Plus.
C’est bientôt l’heure de la retraite pour les puissants robots d’indexation Google. Aujourd’hui c’est l’internaute qui fait le travail. L’humain est en effet l’algorithme le plus efficace pour découvrir, classer et noter les contenus d’Internet. Facebook avec son Graph Api a compris depuis quelques temps cette logique, et détient potentiellement le moteur de recherche « social » le plus puissant. (Je me demande d’ailleurs pourquoi Facebook n’utilise pas encore cette puissance de feu gigantesque).
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Posté par Olivia Michel
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Indignez-vous écrivait il y a tout juste un an Stéphane Hessel dans un ouvrage vendu à plus de 3 millions d’exemplaires (papiers) et réédité en cette fin d’année. Voici un adage qu’éditeurs et écrivains ont adopté en masse face à l’avènement du numérique et ses problématiques. Lucia Etxebarria, célèbre romancière espagnole, auteur d’ “Amour, Prozac et autres curiosités”, a annoncé, récemment, une grève de l’écriture à ses fans Facebook pour protester contre le téléchargement illégal de ses livres « Étant donné que le téléchargement illégal de mes livres dépasse leurs ventes, je vous annonce officiellement que je ne publierai pas d’autres livres avant un long moment »*
Il y a ceux qui retardent l’échéance, certains papis qui font de la résistance, puis il y a ceux qui ont choisi de prendre un temps d’avance. Le 1er janvier, la Tva sur l’ebook passait de 19,6 % à 7%, pour s’aligner sur la Tva sur le livre papier, tandis qu’Amazon annonçait avoir vendu près de 4 millions de tablettes pour les fêtes de fin d’année.
Peut-on encore être contre le livre numérique à l’heure où l’on n’a plus le choix?
Il y a dix ans déjà, le bookcrossing
Convaincue depuis longtemps, que l’un ne va pas sans l’autre, j’ai tenté l’expérience il y a quelques années déjà en lançant une revue littéraire éditée aux Editions du Cygne, dont les talents étaient uniquement recrutés en ligne. A l’époque, les talents de demain avaient trouvé dans Ie web un genre de piston interactif, parfois putassier, où chaque réseau social constituait un moyen de séduction supplémentaire afin de convaincre un éditeur. Quant aux auteurs déjà connus, ils ont rapidement joué le jeu du personal branding en ligne, trouvant le moyen de perfectionner leur notoriété et de suppléer des attachées de presse débordées. (cf Marc Lévy, 156 470 fans Facebook à ce jour).
Certains lecteurs, enfin, se sont vite approprié le web avec des initiatives comme le site Bookcrossing.com né en 2001. Phénomène mondial, le bookcrossing propose aux lecteurs de « libérer » un livre, et par l’entremise d’Internet, de démultiplier sa durée de vie. Il suffit de l’enregistrer sur le site : le livre obtient un numéro d’identifiant. Ensuite vous pourrez suivre le voyage de votre livre si la personne qui le récupère joue le jeu !
Aujourd’hui, comprendre l’étendue des possibles
Lancé en 2004, Google Livres, qui compte aujourd’hui plus de 15 millions de livres, a été une étape importante dans le glissement vers le numérique: une bibliothèque géante, accessible en un clic qui contient des ouvrages libres de droit numérisés mais également des ouvrages sous droits avec aperçu limité: Révolutionner le destin du livre en le séparant de l’objet et des coûts de production qui y sont greffés.
Il y a quelques semaines, le webzine Actualitté, annonçait son partenariat avec Google Livres pour le lancement de la première bibliothèque numérique directement intégrée, en pure player, à un magazine littéraire.
En favorisant la curiosité intellectuelle, en proposant des archives géantes et immédiatement accessibles, la numérisation réinvente l’acte même de lire. Pour autant, nous continuons en France de publier environ 60 000 nouveaux titres papiers par an.
La liberté des uns…
Lors du récent débat sur la baisse de la TVA sur le livre numérique de 19,6% à 7% (effective depuis le 1er janvier), le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand a cité pour exemple les Etats-Unis pour qui, “l’offre en livre numérique n’a que très peu diminué l’offre en livre papier et a finalement augmenté le désir de lecture”.
Résultat actuel : 21 euros pour le Goncourt d’ Alexis Genni version papier, 14,99 euros pour le format numérique, et une multiplication du piratage d’œuvres littéraires !
Dans le classement des fichiers piratés les plus téléchargés sur le réseau The Pirate Bay, on trouve à la 6e place, le fichier “Kindle Library” comprenant pas moins de 4687 œuvres en format Mobipocket. Pendant ce temps-là, Hachette Livre a annoncé avoir fait appel aux services d’Attributor, société américaine pour placer sous surveillance tout son catalogue. Difficile d’imaginer que l’édition puisse gagner une guerre que perdent déjà les industries du disque et du film. Aujourd’hui, tapez le titre d’un ebook dans les moteurs de recherche, et plusieurs versions piratées vous sont naturellement suggérées.
Et la lecture dans tout ça ?
Comme le souligne Frédéric Beigbeder dans son dernier livre, “Premier Bilan avant l’apocalypse”:
“Essayez de lire A l’ombre des jeunes filles en fleurs en cliquant sur un iPad et l’on en reparle. Les concepteurs du livre électronique croient si peu au roman que le texte de Proust disponible en ligne est truffé de coquilles, fautes de frappe, erreurs de ponctuation : il n’a visiblement pas été relu par ceux qui prétendent étendre son rayonnement par sa numérisation.”
Les copies officielles des éditions numériques sont, à l’heure actuelle, passées au crible de brigades anti-coquilles qui sont nées sur le web et sévissent pour réparer les fautes, proposant ainsi, comme le fait la Team Alexandriz , des versions pirates plus parfaites que les originales.
De même, la plus grave erreur encore commise par les grands éditeurs demeure celle de ne pas sortir de version numérique d’un potentiel best seller. Pour limiter le piratage, commençons par proposer des versions numériques propres et à des prix raisonnables : Si le lecteur comprend le prix de l’objet-livre (papier, impression, stockage, livraison etc.), il a du mal à débourser la même somme pour une version numérisée dont une seule copie peut être mise en vente indéfiniment. Évidemment, l’enjeu financier est problématique, non pour les auteurs, qui ne touchent de toutes façons qu’en moyenne 10% du prix du livre vendu, mais pour les éditeurs, qui, en baissant considérablement le prix du livre numérique pensent perdre leur profit global.
Apocalypse now, ou les libraires se cachent pour mourir
SI, comme le pense Beigbeder, le livre numérique est une apocalypse et signe la fin du roman tel qu’on le connaît, il est en train de donner naissance à d’autres formes de récits: interaction, hypertexte, habillage sonore, 3D, relais vidéo.
Et c’est ainsi que les médias ont salué unanimement le premier vrai livre numérique français : L’Homme Volcan de Mathias Melzieu, un ovni uniquement numérique co-créé avec Flammarion et Actialuna, disponible sur iPad pour 3,99 euros, et entièrement pensé pour la lecture numérique : interactif, expérimental et “pas rentable”, précise Florent Souillot, responsable numérique chez Flammarion.

La librairie est au cœur d’une révolution qui lui échappe. Il faut lire le roman de Régis de Sâ Moreira, « Le Libraire », pour continuer à fréquenter les petites librairies de quartier. Il est fort probable que dans quelques dizaines d’années, le nombre de ces petites échoppes remplies d’âme soit fortement réduit.
Le véritable enjeu est de sortir de la problématique de la mort des librairies pour réagir. Actuellement, nombre de libraires se cachent pour mourir avec pessimisme au lieu de s’approprier les nouvelles règles du jeu commercial. Augmenter les revenus de leur librairie en jouant le jeu de la vente d’ebooks en ligne, développer un moyen de paiement simple, tout en capitalisant sur l’humain. Ou encore installer une borne dans leur librairie permettant de feuilleter les ebooks en vente sur place: n’est-ce pas plus sympathique de choisir un ebook en discutant avec son libraire que seul devant son ordinateur ? Et en parallèlement multiplier les initiatives “humaines”: signatures d’auteurs, lectures, groupes de lecture etc.
Hypertexte
Il n’y a plus de limite à la créativité artistique grâce à la numérisation: une œuvre littéraire peut devenir plus-que-littéraire. Nous sommes en train de réinventer la littérature. Ce genre d’œuvre numérique apporte ainsi un surplus d’art dans l’œuvre littéraire, permettant une démarche globale de création et une réinvention des grands classiques. (Imaginons une version inédite d‘ “Une saison en enfer” de Rimbaud dont l’ambiance sonore serait réalisée par Pete Doherty)
L’ebook se présente plus comme une opportunité formidable pour libérer les écrivains, mais aussi l’écrivain qui est dans chacun d’entre nous: une bibliothèque globale, à la manière d’un spotify, permettra une appropriation exacerbée de l’œuvre : copiés-collés, croisement de phrases et surtout généralisation du “share” sur les réseaux sociaux provoquant par là-même une nouvelle popularité et visibilité aux auteurs.
Une citation extraite d’un livre qu’on est en train de lire sur tablette sera ainsi instantanément exposée à la totalité de nos contacts virtuels, formidable outil de promotion. Sans oublier l’étendue des possibles liés à l’hypertexte : en cliquant sur un mot, sa traduction ou sa définition apparaîtra aussitôt.

Je suis, pour ma part encore du côté de ces “obsédés obsolètes”, lecteurs sentimentaux. Web-addict, un réseau social greffé à chaque doigt, je ne parviens pourtant pas encore à lire un roman sur tablette. Le livre, je le triture, le souligne, le corne, le prête et le réclame ensuite. J’aime le verni sélectif du Diable Vauvert, la texture des livres de chez POL, le bleu nuit de Stock.
Je suis certaine que, lorsque je découvrirai comment trafiquer mes lectures numériques, les tagger, mettre en exergue des citations avec des applications dédiées façon Phonto pour Instagram, et les partager à mon réseau en un clic, je deviendrai accro, mais je garderai certainement mes livres, comme nous le faisons encore, pour certains, avec les cd ou les vinyles.
Pour conclure citons Jérôme Attal, lorsque le site Buzz Littéraire lui demandait ce qu‘il pensait du ebook (Dans la bibliothèque des blogueurs… Jérôme Attal) : “S’ils arrivent à recréer l’odeur des véritables livres, et si on peut oublier son lecteur d’ebook dans le sac d’une inconnue qui nous plaît plusieurs fois dans l’année sans être complètement ruiné, eh bien pourquoi pas”
Et vous, si un livre existe dans les 2 formats, lequel choisissez-vous?
PS : “Vous ne croyez pas que ça l’emmerderait Rimbaud, d’être dans la même typo que Katherine Pancol?” ( F.Beigbeder, extrait de : Frédéric Beigbeder face à François Bon: le livre numérique est-il une apocalypse ?)
* « Dado que he comprobado hoy que se han descargado más copias ilegales de mi novela que copias han sido compradas, anuncio oficialmente que no voy a volver a publicar libros en una temporada muy larga. »
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Bon autant le dire avant toutes choses, je plaide ici pour ma paroisse.
Comme entrepreneur, je me dois d’avoir une vision pour Reputation Squad et donc pour son marché, son écosystème. La voici en ce qui concerne les évolutions que je vois se dessiner pour les prochains mois et qui vont en conséquence façonner une bonne partie de notre stratégie d’entreprise et en particulier nos recrutements et développements technologiques.
Bien sûr, j’en garde certaines pour moi car ce sont celles sur lesquelles je mise pour préserver nos avantages concurrentiels
Je tiens à souligner que parmi ces “prédictions”, plusieurs sont des tendances que nous avons déjà pu observer dans notre quotidien d’agence e-réputation.
1- Les réseaux sociaux se professionnalisent et montrent une capacité croissante à respecter la Loi des pays et par la même, la vie privée de leurs utilisateurs
Ex: Les données personnelles sont un enjeu majeur pour l’économie numérique mondiale, face à l’internationalisation des réseaux, le droit des données personnelles va tendre vers un renforcement et une harmonisation des règles entre les US et l’UE.
Ainsi, la directive « données personnelles » va être réformée sous la forme d’un règlement pour uniformiser la protection au sein des Etats membres.
Facebook intègrera des fonctionnalités spécifiques dans certains pays pour la suppression de ses informations personnelles.
2-Les citoyens se mettent à faire du e-lobbying
Ils le feront de manière systématique dès qu’un sujet est un tant soit peu mobilisateur. Les décisions se prendront de plus en plus dans la concertation et la transparence.
Ex: les mairies doivent mettre en place un dialogue quotidien sur les réseaux et chaque lancement de nouveaux projets, chantiers, etc. nécessite un véritable plan de communication pour évangéliser et éviter une paralysie par les contestataires de plus en plus organisés.
3- La Page de résultats Google perd de son importance devant l’individualisation des résultats
Une stratégie globale SEO et sociale devient indispensable.
Ex: Noyer un résultat négatif devient à la fois difficile et vain dans de nombreux cas, une stratégie plus complexe et complète s’impose face aux nouveaux algorithmes et au poids accordé au social.
4-Des usurpations d’identités sur les réseaux sociaux créeront de véritables crises corporate
Ex: Un faux compte Facebook d’un grand patron allemand a progressivement obtenu de nombreux journalistes comme friends. Il distille petit à petit des informations compromettantes, flairant le scoop, Bild Zeitung fait sa Une sur les frasques supposées du capitaine d’industrie. Bad buzz, cours de bourse qui plonge, condamnation par les politiques, etc. les conséquences sont bien réelles avant qu’un démenti ne mette fin à la polémique.
5-Les outils de veille sur les images deviennent un enjeu majeur
Il le seront d’autant plus face à l’explosion du nombre de photos partagées sur les réseaux traditionnels et à la popularisation des réseaux dédiés comme Instagram.
Ex: dans le tourisme, l’hôtellerie et la restauration; la réputation va évoluer de plus en plus rapidement et dépendre grandement des derniers flux de photos auxquels les internautes souscrivent. L’on ne pourra pas les ignorer pour comprendre la réalité de la perception de ces marques. D’autant plus que ces photos seront géolocalisées…
6-Des mouvements terroristes purement digitaux vont apparaître
Ils revendiqueront une indépendance vis-à-vis des groupuscules militants traditionnels.
Ex: un mouvement extrémiste chrétien nord-américain s’attaque aux systèmes informatiques des cliniques pratiquant l’IVG et met en ligne les dossiers médicaux de patients.
7-Le Droit de l’E-réputation se développe et une jurisprudence “dure” apparaît sur les questions plus graves
Ex: des campagnes de harcèlement ayant occasionné des conséquences financières graves sont sanctionnées de manière conséquente par les juges qui commencent à percevoir les enjeux de l’e-réputation.
8-La complexité de l’écosystème nécessite une taille critique pour les agences
Les clients attendent des solutions concrètes, globales et transnationales. Les agences doivent s’adapter avec des personnels qualifiés sur l’ensemble des métiers de l’e-réputation , une présence ou et/un staff international sont un prè-requis.
Ex: Pour gérer un retrait de produit dans l’industrie pharmaceutique, le laboratoire cherchera un interlocuteur susceptible de coordonner la communication e-corporate au niveau mondial.
9-Conséquence de cette situation
Les très petites structures se concentrant sur la formation et le conseil rencontrent des difficultés sur un marché mûrissant.
Ex: devant la dimension des enjeux (d’image comme financiers), les entreprises veulent des structures auxquelles elles peuvent demander des comptes le cas échéant et attendent une implication de long terme.
10-Les organisations syndicales vont mener de véritables cyberguerres militantes face aux multinationales
Ces cyberguerres auront pour but de faire plier les multinationales lors de négociations salariales, etc.
Ex: suite à l’annonce d’un plan de licenciement massif d’une société du CAC 40 annonçant des résultats financiers importants, un groupement de syndicats encourage ses militants à attaquer les pages facebook, à polluer les pages wikipédias et même à “outer” des informations personnelles des dirigeants obtenues de l’intérieur.
11-La voie que nous avons ouverte avec notre assurance e-réputation, première mondiale lancée en Juin avec Swiss Life, va se poursuivre et s’étendre
Tous les assureurs importants proposeront bientôt des solutions e-réputation pour les particuliers mais également pour les professionnels et les entreprises.
Reputation Squad aura de nouvelles annonces fortes sur ce thème durant l’année et il est probable que mon associé Fabrice rédige des billets sur ces questions prochainement.
Ex: L’assurance e-réputation des médecins apparaît pour couvrir ce risque en plus des nombreux risques pour lesquels ils souscrivent d’ores et déjà.
12-En France comme aux USA pour être ministre ou obtenir des postes en vue, votre e-réputation et votre influence sur les réseaux sociaux joueront un rôle précieux
Staline disait bien: “Le Pape, combien de divisions?”, le vainqueur de la Présidentielle dira probablement: “combien de followers?”. Il suffit de voir une Nadine Morano qui s’active sur Twitter au point que cela en devient même sa principale actualité.
Ex: que peut-on refuser à une NKM qui a 8 fois plus de followers que l’UMP???
13-La pérennité des business models reposant sur la crédulité des internautes va aller en déclinant à la vitesse grand V
Ex: de nombreux sites de voyance en ligne vont subir une baisse majeure de chiffre d’affaires.
14-Mesurer son influence ne sera plus un jeu mais un véritable enjeu marketing et commercial
Les entreprises évalueront le réseau de leurs recrues et leur charisme numérique avant de les embaucher.
Ex: de nombreuses agences digitales ne recruteront plus de community managers avec un Klout inférieur à 35.
Et vous, quelles sont vos prédictions?
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Posté par Jérémie Noël
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Fred&Farid, l’agence de pub du moment
Fred & Farid est l’agence de pub qui cartonne en ce moment. Gagnant budget sur budget, recrutant à tour de bras, elle commence à concurrencer les mastodontes français que sont Publicis et Havas.
C’est Fred et Farid qui sont à l’origine des différentes campagnes « Animaux » qui ont relancé Orangina, des campagnes Schweppes avec Nicole Kidman puis Uma Thurman et plus récemment de la nouvelle campagne Weight Watchers.

Les campagnes "Animaux" de Fred & Farid pour Orangina, Schweppes et Weight Watchers
Ils cultivent un certain franc parler et une image d’enfants terribles de la pub : ambitieux, agressifs, arrogants,… ils n’hésitent jamais à taper sur les vieux barons de la pub que sont Maurice Lévy (l’invention du #moumoute) et Jacques Séguéla pour s’en démarquer.

tweet du 7 Octobre 2011 sur Maurice Levy extrait du compte Twitter Fred&Farid
Le bad buzz : mass following de bots
Le 16 décembre, @cyroultwit publie un article où il analyse la brutale augmentation du nombre de followers sur le compte Twitter @FredFaridGroup. En substance, il démontre de façon assez convaincante que les enfants terribles de la publicité s’achètent des followers.

Tweet de @cyroultwit du 16 décembre 2011 sur Fred&Farid
L’affaire est gênante car Fred et Farid passent pour des guignols. Elle l’est d’autant plus que leur propension à systématiquement taper sur leurs concurrents et leur sens de l’autocritique passablement anémique n’incite pas vraiment à la compassion.
Pire, elle semble montrer que ces cadors autoproclamés de la communication (de façon, soyons honnêtes, pas complètement injustifiée), ne comprennent rien au web. Alors qu’on insiste de plus en plus sur l’importance primordiale de la qualité de l’audience que l’on développe sur les réseaux sociaux (par opposition à la quantité), Fred et Farid sont pris la main dans le sac en train de faire exactement le contraire.
Le bad buzz démarre immédiatement et l’article atteint assez rapidement plus de 700 mentions sur Twitter.
La réponse de Fred et Farid : #FingerWar
Ce qui est intéressant dans cette histoire est la réponse de Fred et Farid : ils mettent une photo sur leur compte Twitter où ils font un doigt à leurs détracteurs.

Tweet Fingerwar de Fred&Farid du 16 Décembre 2011
Et ça marche… le topic #FingerWar prend de l’ampleur, atteint presque 900 mentions sur Twitter et va jusqu’à devenir trending topic l’espace d’un instant. La sphère Twitter française s’agite désormais à trouver des photos de doigts marrants et a complètement laissé tomber l’affaire de l’achat de followers.
D’un point de vue de leur e-réputation, Fred et Farid ont fait quelque chose de très malin. Ils étaient déjà perçus comme arrogants, désagréables et agressifs, cela fait partie de leur signature, de leur image publique. En attaquant, non seulement ils n’ont rien à perdre, mais en plus ils affirment leur spécificité.
Largement pratiqué par les grands rhéteurs, l’art de l’insulte est toujours une excellente solution quand plus aucun argument rationnel ne peut entrer en jeu. La sidération qu’elle entraine chez son ou ses interlocuteur(s) met fin à l’argumentation, elle change la conversation.
Par l’insulte, ils ont déplacé la conversation, ont inondé Twitter de photos #FingerWar sans intérêt et, quelques jours après, l’évènement n’est plus « comment Fred et Farid ont été pris la main dans le sac à faire un truc idiot et un peu honteux » mais « comment Fred et Farid ont déclenché une finger war sur Twitter ».
Ils ont tué le bad buzz en surfant sur leur réputation et surtout, ils ont détruit l’argument le plus gênant pour leur image : qu’ils géraient mal les outils Internet. Jouant sur la versatilité de l’audience, ils ont presque transformé une crise en coup de pub.
Ils ont montré qu’ils avaient, au contraire, tout compris au web.
La force du réseau

Dessin de @fouapa du 21 décembre 2011 sur Fred&Farid et Séguéla
Quand on se penche sur la genèse du contre buzz, on perçoit la force d’un réseau puissant sur Internet. La grande majorité des acteurs influents de la #FingerWar sont des employés ou des partenaires de Fred&Farid. Quand la crise s’est déclarée, Fred et Farid n’ont eu qu’à allumer la mèche (probablement un mail interne demandant à chacun de tweeter sur le topic #FingerWar) et leur réseau a inondé Twitter. Même si la mécanique semble artificielle, elle valide une politique corporate payante qui consiste à recruter des influenceurs ou à inciter les employés de l’agence à développer leur présence en ligne.
Quoi qu’il en soit, l’image qui conclut l’affaire et qui aura finalement été la plus retweetée est celle-ci, créée par @fouapa, qui met Fred&Farid au même niveau que leur grand copain Séguéla (qui avait déclaré en 2009 : « Si à 50 ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie »).
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Posté par Alberic Guigou
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J’écris ce billet de Montréal où je suis intervenu devant les professionnels des Relations Publiques québecois sur la question de l’E-réputation bien sûr mais plus précisément sur les implications du web d’aujourd’hui sur la communication corporate.
Je lisais dans l’avion un entretien croisé entre Julian Assange et le philosophe Peter Singer (in Philosophie Magazine n°55). Entretien qui dévoile avec précision et clarté la pensée du leader de Wikileaks, jamais auparavant je n’avais pu percevoir avec tant de détail sa vision du monde et la cohérence sur laquelle elle repose.
Julian Assange et la fin du Secret
Je vais ici m’efforcer de la synthétiser mais je vous laisse consulter l’article pour en percevoir toute la subtilité. Julian croit que la bonne circulation d’informations vraies ne peut être que bénéfique à la société humaine. Il croit également que le fait que le numérique rende la circulation de l’information plus fluide et moins contrôlable tend à rendre les êtres humains et donc les organisations plus morales. En effet, se sachant observé ou en tout cas observable, l’homme aurait intrinsèquement tendance à prendre des décisions plus éthiques.
Il est important de noter qu’il apprécie la complexité du Web lorsqu’il souligne que les nouvelles technologies permettent certes une plus grande transparence mais aussi une plus grande surveillance des individus.
Quel rapport avec votre plan RP, avec votre campagne de pub, me direz-vous?
Le constat que fait Assange au niveau des multinationales et des États s’appliquent à d’autres échelles, moindres voire anecdotiques. Le vecteur de diffusion ne sera pas forcément Wikileaks mais à votre échelle les implications seront les mêmes.
Mark Zuckerberg et la fin de la Vie Privée
Mark Zuckerberg est lui représentatif d’une tendance assez différente, aux motivations moins nobles mais probablement tout aussi révolutionnaire pour notre environnement. Mark a adopté la soft ideology des mégas entreprises de la Silicon Valley.
Que font ces entreprises?
Elles vampirisent nos données personnelles en échange de services dont nous ne nous savons plus nous passer.
Ce n’est pas très glorieux ?
En effet, c’est la qu’intervient un PR stunt (coup publicitaire) que nous entendions avant Facebook: la volonté de protéger vos données personnelles équivaut à une censure rétrograde et donc à une entrave à la liberté d’expression.
Bref, si vous pensez que l’on devrait plus encadrer la circulation des données personnelles sur le Net vous êtes opposé au Printemps démocratique arabe.
Il suffit de se rappeler la phrase d’Eric Schmidt le CEO de Google suggérant que les ados changent de noms à leur majorité pour repartir du bon pied ou au moins de la bonne e-réputation.
Cette pseudo-idéologie repose en réalité sur des enjeux économiques et sur une volonté de ne pas accroître les coûts de gestion de leurs plate-formes (modération, etc.).
Les données et informations personnelles se répandent à vitesse grand V sur le web et sont potentiellement génératrices de crise pour les personnalités et les institutions.
L’article suivant de Korben est assez exemplaire de ce qui passait hier en toute discrétion et peut aujourd’hui être mis sur la place publique: http://korben.info/28-du-gateau-pour-un-seul-mec.html
Les internautes récupèrent des informations, les retraitent, les partagent et les commentent. Ce qui concerne un homme va avoir un impact bien plus large, l’image corporate de la SACEM est touchée, dans l’esprit des gens (il suffit de voir les commentaires) acheter des MP3 apparaît comme d’autant plus aberrant, l’industrie du disque toute entière semble reposer sur des règles obscures et un partage des revenus absurdes.
Il y a encore quelques années il aurait été beaucoup plus difficile (voire impossible) de mettre la main sur de telles informations et encore plus de les partager.
Données personnelles et fuites d’informations vont impacter l’image corporate
Assange et Zuckerberg, les deux plus grandes figures du monde de l’information de ces dernières années, nous offrent donc les nouveaux termes suivants à notre équation: “Privacy is dead” pour l’un et l’autre c’est le Secret auquel il convient de mettre fin.
Jusqu’alors individus comme organisations avaient intégré dans leurs fonctionnements que ces deux éléments: la vie privée et le secret étaient des acquis, très rarement remis en cause.
La donne a changé avec le numérique, les données sont démultipliées, partagées copiées, perdues, volées et l’on ne sait jamais vraiment où, quand et comment elles réapparaîtront.
Incertitude fondamentale que doit intégrer le communiquant (au Québec ils disent le communicateur), mais plus globalement l’ensemble des acteurs de la vie d’une organisation. Soyons lucides, si une partie de l’axiome de Julian Assange est vraie: “lorsque l’on se sait observé, l’on se comporte de manière plus morale”, la limite réside dans le fait que tous les secrets ne sont pas honteux. Secrets de fabrication, secrets commerciaux, stratégie de recrutement et autres sans aucune dimension morale ou éthique peuvent se retrouver sur la place publique.
Les raisons qui peuvent les mettre sur la place publique sont nombreuses: vols de données, étourderies, bugs, etc. Les données ne généreront pas de scandale en elles-mêmes car elles ne sont ni moralement ni légalement répréhensibles. Ce qui est arrivé à la division Playstation de Sony relève de ce cadre, les informations dévoilées (données personnelles dont bancaires de membres) n’avaient rien de répréhensibles mais le fait qu’elles étaient dévoilées a générer une perte de confiance envers la marque.
Fin de la vie privée
| Type |
Exemple |
Conséquences |
| Etourderies et maladresses |
Épouse du chef M16 |
Carrière santionnée, mise en danger |
| Mensonge |
CV arrangés de dirigeants démasqués |
Image atteinte, licenciement pour faute etc. |
| Pertes de documents personnels |
Bank of America |
Tous types sont envisageables |
| Usurpation d’identité |
Pas de cas public me venant à l’esprit (nombreux cas gérés par Reputation Squad) |
Chute de cours de bourse, crise médiatique, crise sociale etc. |
Fin du secret
| Type |
Exemple |
Conséquences |
| Vol de données personnelles de clients |
Sony Playstation |
Perte de confiance des consommateurs, chute du cours de bourse, dépenses de sécurité informatique |
| Salarié mécontent dévoile des documents |
BNP Paribas, Us Army |
Procés, atteinte à l’image, risques de sécurité, etc. |
| Hacking de données confidentielles |
|
Tous types sont envisageables |
| Dénnonciations anonymes |
French Leaks |
Tous types sont envisageables |
Comment doivent donc se préparer les professionnels de la communication corporate:
- Former nos clients à cette nouvelle donnée et faire une bonne action par la même occasion: “comportez-vous de manière éthique car l’on vous regarde.”
- La planification des crises passe avant tout par une bonne connaissance de l’écosystème web de votre marque, personnalité, entreprise.
- La sécurité informatique devient un facteur fondamental de la réputation des entreprises (à entendre au sens large, la protection de l’identité des dirigeants en fait partie).
- La communication corporate et la communication de crise en particulier vont nécessiter une implication très forte de ceux qui comprennent réellement l’univers digital et sa culture.
Vous trouverez d’autres axes de réflexions dans cet article de Fabrice Epelboin dans feu le RWW français qui tirait des conséquences très pragmatiques à l’e-militantisme couronné de succès de Greenpeace face à Nestlé.
Il convient avant toute chose d’être flexible et à l’écoute de son environnement. Nul ne peut dire de quoi l’avenir sera exactement fait, Julian Assange ne confie-t-il pas lui-même ne pas être un grand fan de la transparence?
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Posté par Céline
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Noël approche et ça se voit ! Dans les rues, les commerçants sont sur leur 31 et parent de rouge et de vert leur devanture de magasin. Sur la toile, il en est de même : rares sont les sites e-commerce qui ne se mettent pas aux couleurs de Noël. A quoi est dû ce phénomène ?
Une étude de la FEVAD nous apprend que 6,2 Milliards d’euros ont été dépensés en ligne pendant la période des fêtes de Noël 2010. Cette année, les prévisions sont à la hausse avec un chiffre qui s’élèverait à 7,4 Milliards. Au regard de ces statistiques alléchantes, les marques n’hésitent pas longtemps à desserrer les cordons de la bourse pour donner un petit coup de pouce à leur communication web. Objectif : augmenter le trafic et, bien sur, le chiffre d’affaires.
Séduire le client et encourager l’acte d’achat par une stratégie marketing attrayante autour d’une grande marque.
Pour satisfaire ces objectifs, plusieurs outils sont utilisés : les newsletters, les publicités (sur les sites d’informations par exemple), la mise en avant d’offres commerciales de fin d’année, etc. En revanche il existe une solution qui est encore peu (ou mal) utilisée : l’adaptation des habillages graphiques communautaires.
C’est d’autant plus étonnant que le social shopping est en plein essor. [Le social shopping est le mariage entre l’e-commerce et les réseaux sociaux. Il favorise le partage en ligne de l’expérience d’achats entre internautes.] Dès lors, pourquoi ne pas donner un air de fête à ces réseaux si précieux en recommandations sociales ? L’investissement en terme de coût et de moyen reste faible tandis que le ressenti sur l’image de marque s’en trouve grandi.
Il est difficile de quantifier les retombées de ce type de stratégie graphique. Nous pouvons cependant énumérer quelques avantages probants :
- la mise en avant du dynamisme de la marque à travers l’animation événementielle de ses réseaux,
- la création d’un lien de proximité entre la marque et l’internaute à travers le partage des valeurs traditionnelles des fêtes de fin d’année,
- l’esprit créatif de la marque et une volonté de se démarquer de ses concurrents (lorsque le travail graphique est original).
Il s’agit plus de retombées immatérielles que matérielles mais cela contribue fortement à entretenir (sinon à améliorer) l’e-réputation des marques.
Afin d’illustrer les point évoqués ci-dessus, voici trois études de cas portant sur de grandes marques internationales : Toy’r us, Ebay et Pringles. Elles vous éclaireront sur les différentes stratégies graphiques et créatives envisageables.
La mascotte Toys’r us, un concept réussi qui entretient la e-réputation ludique de l’enseigne sur les réseaux sociaux.
Facile – me direz-vous – de créer un visuel ludique lorsqu’on est une marque de jouets. Toys’r us est pourtant la seule enseigne qui tire son épingle du jeu grâce à la création d’une girafe en guise de mascotte de Noël. On retrouve cette dernière dans deux situations différentes sur Facebook et Twitter (entourée du Père Noël et de ses lutins, accompagnée d’un enfant). Cela contribue à donner de la consistance à ce personnage-peluche qui semble prendre vie, illustrant ainsi la magie de Noël.
Bref, vous l’aurez compris, Toys’r us a su intelligemment tirer profit de son secteur d’activité.

Habillage graphique des compte Facebook et Twitter de Toys'r us pour Noël
La contextualisation du logotype d’Ebay sur les présences en ligne de la marque.
L’intérêt de l’habillage de Noël d’Ebay ne réside pas dans l’originalité des flocons de neige ou de la guirlande lumineuse mais dans son avatar Facebook. Le contour blanc du logo (spécifié dans la charte graphique de leur identité visuelle) faisait un manteau neigeux tout trouvé. Posez-le sur un paysage enneigé dont le ciel est constellé de flocons et vous obtiendrez une mise en situation pertinente du logo. Il est simplement dommage de ne pas retrouver ce même avatar sur Twitter. Ce manque de cohérence est cependant compensé par la reprise de certains éléments graphiques (flocons, fond bleu glacier, suspensions de rubans rouges, etc) qui permettent de conserver une unité entre les deux habillages.

Habillage graphique des comptes Facebook et Twitter d'Ebay pour Noël
Pringles ou l’art de mettre en scène son produit phare sur les réseaux sociaux.
A première vue, la chips Pringles possède une forme qui exclue toute analogie visuelle (hormis à la tuile). Et pourtant la marque a su sortir son produit de son usage culinaire traditionnel pour lui donner un rôle d’une autre dimension : illuminer les fêtes de Noël. Ainsi, la chips se retrouve tout à tour guirlande de Noël, père Noël ou encore rennes. Que d’imagination ! Le thème de l’illumination est même pris au pied de la lettre à travers une application dont le but est de décorer sa maison. Un dispositif complet, ou presque…
On regrettera en effet que cet habillage Facebook (qui fait écho au site web) ne soit pas repris sur le compte Twitter resté classique.

Habillage graphique du compte Facebook de Pringles pour Noël
Un point sur les stratégies et les bonnes pratiques graphiques des habillages communautaires de Noël
Au terme de cette étude, voici donc quelques conseils pour bien réussir l’habillage graphique festif de vos réseaux sociaux :
- Globalement, les adaptations de logo sont encore rares à croire que les grandes marques sont frileuses à l’idée de toucher à leur charte graphique. A l’image d’Ebay, il est pourtant possible de mettre en contexte un logo tout en respectant ses règles d’utilisation. N’hésitez donc pas à personnaliser vos avatars.
- Lorsque vous adaptez graphiquement l’interface Facebook, faites le aussi pour Twitter (voir pour Google +) afin de conserver une cohérence.
- Les pages Google + ne font pas partie des interfaces communautaires « noëlisées » car encore trop récentes (les marques commencent tout juste à les personnaliser aux couleurs de leur identité visuelle). Investir Google+ serait peut être un bon moyen de marquer votre différence et votre esprit d’innovation.
- Ne bâclez pas le design : un visuel de Noël « cheap » serait préjudiciable. Dans ce cas, mieux vaut conserver votre visuel classique.
- Trouvez une idée originale en corrélation avec l’esprit de votre marque : ajouter simplement des boules et un sapin à l’interface n’a pas d’intérêt.
- De même, ne vous sentez pas obligés d’utiliser massivement la couleur rouge. L’exemple de Toys’r us nous montre bien qu’il est possible de nous plonger dans l’ambiance de Noël avec un code coloré à dominante bleu/vert.
Quelques conseils pour bien démarrer avec les nouvelles pages marques de Twitter
Vous aurez remarqué depuis hier un changement de taille au niveau de l’interface Twitter. Les pages dédiées aux marques présentent dorénavant une organisation différente de l’information. Comment en tirer profit pour personnaliser davantage votre compte? Voici quelques éléments de réponse :
- Investissez absolument le bandeau horizontal situé sous votre avatar. Étant donné que ce nouvel espace prend toute la largeur de votre page, son impact visuel est très fort. C’est l’occasion rêvé d’y mettre un visuel en lien avec votre campagne de Noël.
- Continuez d’optimiser le fond d’écran (et particulièrement son bord gauche) pour y mettre des illustrations et un message marketing. Vous pouvez aussi éventuellement y mettre des url afin d’indiquer votre présence sur d’autres réseaux.
- Enfin, pour une plus grande cohérence avec les fêtes de fin d’année, il est préférable que les images et les vidéos tweetées soient orientées Noël. En effet, plusieurs modifications de l’interface conduisent à une plus grande visibilité de ces médiums. Les photos et vidéos sont désormais visibles directement dans l’interface grâce à une fonction « voir la photo/vidéo » qui déroule le contenu dans le page. Ces visuels étant destinés à apparaitre sur votre page, mieux vaut qu’ils soient en lien avec votre campagne du moment.
Cette liste de préconisation est non-exhaustive mais vous donne quelques pistes si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure de la customisation graphique communautaire.
Et vous, avez-vous aussi été séduits par la « noëlisation » des réseaux d’une marque ? Si oui, n’hésitez pas à nous faire partager des exemples que nous pourrons ajouter à la galerie ci-dessous :
Proposez vos découvertes et vos propres créations dans les commentaires ci-dessous ou directement sur twitter en mentionnant l’auteur @CelineRouquie
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40% des internautes auraient consulté le web lors des 12 mois précédent afin de rechercher un restaurant. – (étude publiée par Bright Local en 2011, réalisée auprès d’internautes américains et anglais)
Cela me parait très très faible ! Analysez vos propres habitudes, regardez autour de vous : l’e-réputation des restaurants est devenue le premier critère de choix. Pour ma part, je n’accorde que peu crédit aux adresses que me conseillent mes amis ! (et dire qu’ils vont lire ce billet…)
Je vais tenter de vous faire partager dans ce post ma double expérience d’agence e-réputation d’un côté et d’animateur de coup de fourchette (blog de critiques de restaurants) de l’autre.
Comment définirions-nous l’e-réputation d’un restaurant ?
C’est la synthèse de l’ensemble des informations que l’on trouve lorsque l’on se renseigne sur lui dans les moteurs de recherche : sites d’avis de consommateurs, blogs, critiques gastronomiques, guides… Cela ne change pas beaucoup de la réputation d’un restaurant telle qu’on la connaissait encore il y a quelques années, la principale différence est qu’aujourd’hui Google vous aide à synthétiser tout cela.
Quels sont les leviers de cette e-réputation ?
Nous avons présenté dans le graphique ci-dessous, notre analyse des principaux acteurs et les avons classés en fonction de leur impact (est-ce que le lien vous donne envie ou non de vous rendre dans ce restaurant ?) et leur visibilité (est-ce que ce lien se trouve facilement lorsque l’on se pose la question « Est-ce que le resto untel vaut le coup » ?). En résumé, ce que nous pensons être les éléments décisionnels pour le choix d’un restaurant une fois que vous l’aurez « googlisé ».

Représentation des acteurs de l'e-réputation des restaurants en fonction de leur visibilité et de leur impact
Qui sont ces acteurs de l’e-réputation des restaurants ?
Tous d’abord, ceux que nous avons classés dans la « zone d’influence » :
- La presse en ligne, que nous considérons comme le principal moteur de l’e-réputation d’un restaurant. Cette dernière est en effet très crédible (les critiques les plus célèbres y rédigent des articles) et très visible sur le web (sites bien référencés). De plus, de nombreux autres acteurs suivront les meilleurs critiques (moi y compris) car ils n’ont pas le temps de tout tester ou de se tenir au courant des nouveautés.
- Les sites de critiques, tout le monde ou presque les connait et leurs articles sont très visibles une fois diffusés. Ils constituent des repères pour les internautes même si leur contenu est en général moins riche que celui des blogueurs. La presse en ligne et les sites de critiques vont être les principaux influenceurs au sein même de cette « zone d’influence ».
- Les blogs, qui vont en général offrir un contenu très impactant pour un lecteur (photos de plats, proximité du lecteur, avis tranchés…). Au sein de ces derniers, se détachent certains « blogs stars », en général tenu par des journalistes (François Simon, Giles Pudlowski, Bruno Verjus, Thierry Richard…), leurs avis sont en général moins tranchés que sur les blogs culinaires (non star, par exemple : Mr Lung, Chrisoscope, resto-de-paris…) mais sont des références pour un internaute qui les connait. Certains « blogs in english » sont très influents auprès des touristes et de la communauté anglophone parisienne (Adrian Moore est le concierge du Four Seasons Hotel George V par exemple et David Lebowitz a près de 100.000 followers sur Twitter !).
- Les sites culinaires, qui ont –en général- un contenu moins impactant que les blogs et sites de critiques (moins de photos, difficulté à prendre un rédacteur comme repaire car vous ne le connaissez pas) mais ont une très forte visibilité (Les Restos et restoaparis.com auraient plus de 20.000 visiteurs uniques par jour). En résumé, cette catégorie n’est pas identifiée comme « dégoteurs de bons plans » mais reste un réel influenceur dans la recherche d’un restaurant.
Ensuite, contrairement à ce que de nombreuses personnes pourraient croire, nous pensons que les « sites d’avis de consommateurs » sont à l’extérieur de cette zone d’influence pour trois principales raisons:
- la difficulté d’avoir un « background » sur les personnes qui postent des commentaires. Un restaurant peut avoir une très bonne note mais malheureusement, ce dernier a été noté par des étudiants qui n’apprécient pas les mêmes choses que vous.
- les rumeurs persistantes de faux commentaires limitent la crédibilité de ces plateformes. Le principe d’identité numérique progresse, mais n’empêche toujours pas ce type d’actions.
- ces sites sont beaucoup moins « faiseurs de bouche à oreille » donc d’e-réputation que ceux de la « zone d’influence » (vous recommandez un restaurant à un ami plus parce que vous avez lu un article dessus que parce que vous avez lu de bons avis d’inconnus non ?).
Les autres familles sont :
- le site web de l’établissement, qui reste très visible mais a comme défaut de ne pas apporter de réponse à la question « est-ce que je réserve ce resto ou non ? » ;
- les plateformes vidéos, qui offrent du contenu qualitatif, mais sont en général mal référencées par Google dans le cas d’un restaurant ;
- les communautés ont selon nous des difficultés à trouver leur place entre les blogs et les sites d’avis. Il est en revanche possible que cela évolue dans le futur grâce à des initiatives innovantes (Food Repoter par exemple) ou à la géolocalisation (Foursquare ou Facebook places);
- Les guides touristiques sont globalement peu présent sur la recherche d’un restaurant (il est logique que ces guides souhaitent garder leur contenu payant).
- Les annuaires ont un impact quasiment nul sur l’e-réputation d’un restaurant. Le contenu de ces derniers (adresse, téléphone, site web…) est disponible sur tous les autres sites et n’apporte donc pas d’information complémentaire à l’internaute.
Le cercle vertueux ?
En prérequis : vous ne pouvez pas espérer avoir une très bonne e-réputation si votre établissement ne la mérite pas. Vous aurez beau contacter tous les blogueurs du monde, avoir des vidéos magnifiques et être dans tous les annuaires, le reste ne suivra –éventuellement- que si votre restaurant vaut le détour.
Ensuite, il existe un « cercle vertueux » qui peut réellement booster certains établissements, il ne faut donc pas négliger l’image de son restaurant en ligne. Un article de blog peut animer une communauté de blogueurs, qui elle-même va réveiller les critiques qui avaient « oublié » un lieu et le mener à sa première étoile au Michelin. C’est du vécu !
N’hésitez pas à nous faire partager votre point de vue sur vos habitudes en terme de choix de restaurants, cela nous intéresse pour enrichir notre compréhension.
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Posté par Matthieu Rossi
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Données ouvertes, API et interconnexions

e-reputation et données ouvertes ©Sénat
L’écosystème web est en constante évolution. Sans tirer de conclusions hâtives sur le troisième opus de la série web (comprenons Web 3.0), il semble évident que la donnée en tant que matière première y tiendra une place prédominante.
Ainsi, en considérant chaque web service comme une interprétation, une utilisation de cette matière première, nous avons vu fleurir des modèles de données plus ouverts et accessibles. (produis et plateformes)
Le web (comprenez les web services) devient plus interconnecté, comme un retour aux bases d’Internet (peer to peer et interconnexion directe des clients).
Les api, synchronisations et autres techniques d’accès aux données permettent d’intégrer un service dans l’écosystème web.
Ces évolutions ouvrent la voie vers une homogénéisation globale de la donnée en ligne.
Quelles en seront les nouvelles applications, opportunités et risques ? Dans notre domaine de spécialité qu’est l’e-reputation, comment imaginer les évolutions induites par ces nouvelles mouvances?
Dans son article sur l’affaire Xavier de ligonnes et l’enquête 2.0 qui en découla, Gaël évoque la notion d’identité globale.
“Le problème se pose notamment car il n’existe pas encore de véritable identité numérique globale. Nous dispersons au fur et à mesure de notre existence numérique des « miettes» qui une fois rassemblées et analysées en disent beaucoup sur nous.”
Cependant la constante évolution de l’ecosystème web précitée laisse présager une première version de l’identité numérique globale dans un futur proche.
Et si demain les “miettes” étaient automatiquement rassemblées, agrégées, interprétées et restituées…
Identité numérique: empreintes et traces

©A collaboration between GOOD and Oliver Munday, in collaboration with IBM.
Dans le contexte ainsi présenté, il semble pertinent de s’intéresser à l’empreinte numérique de tout un chacun.L’ensemble des données que nous créons/ajoutons au cours de nos déambulations sur les réseaux, sont autant d’éléments qui constituent la dîte empreinte numérique.Évidemment nous parlons d’éléments qui ne seraient pas anonymes mais reliés à notre identité (depuis Facebook, le web des pseudos est enterré, nous mettons en avant notre identité réelle sur internet).
L’e-reputation est, entre autres, basée sur cette empreinte et surtout l’interprétation que vont pouvoir en faire les internautes. Il semble également important de ne pas négliger la notion de reflet (interprétation et mise en avant des informations par les moteurs de recherche) qui aura un impact direct sur l’image renvoyée et donc la perception du public.
La notion de reflet est directement expliquée par le fait que l’on trouve sur Internet des vecteurs de visibilité ou ‘points d’entrée’ tels que les moteurs de recherche mais également les réseaux sociaux populaires et les sites agrégateurs de contenus plébiscités (Wikipedia, Twitter, Facebook…).
Nous percevons des bribes de données agrégées selon le bon vouloir des points d’entrée laissant ainsi l’utilisateur assembler seul les pièces du puzzle et se créer sa propre image, son propre avis, votre e-reputation…Cependant comme expliqué précédemment l’interconnexion des services tend à changer la donne pour les années à venir.
Et si demain toutes les données étaient ouvertes et connectées ?
Google réunit donc pour nous des données correspondant à une recherche (dans notre cas, une recherche basée sur un nom et prénom d’un individu).Pour une recherche basée sur une identité, des sites contenant des données qualifiées pourront être visibles (réseaux sociaux, sites d’avis, blogs, …) et mis en avant par les moteurs de recherches selon leurs propres algorithmes.L’utilisateur rassemblera les pièces du puzzle, constituantes directes de l’e-reputation de la personne sujet de la recherche. Une analyse plus fine selon les services permettra de récolter des informations qualifiées (les miettes citées par Gael.)
Maintenant imaginons une interconnexion parfaite entre ces services. Une plateforme capable de synchroniser toutes les données disponibles sur une personne.
Cette approche n’a rien de révolutionnaire (Il existe depuis un certain moment des services approchant cette idée comme 123 people, Yasni, mais beaucoup trop simplistes et fermés face à la réalité du web), cependant, il semble que ces derniers temps tout ce soit accéléré.
En effet, des projets plus avancés comme Klout (indice d’influence global) connaissent une ascension intéressante.

Klout , e-reputation et indice d'influence
Enfin la toute nouvelle Global graph api de Facebook, semble confirmer l’importance de la donnée stratégique dans l’écosystème web.Cette dernière permet,sur le papier, de normaliser et d’uniformiser toute donnée venant d’un autre système web afin de synchroniser les données disparates et de les rendre homogène.La finalité pour Facebook, en proposant une synchronisation des services externes et un affichage sous forme de timeline personnelle est de proposer un service de Lifetracking complet.

Global graph api ©Facebook
Ne serait-ce pas une première version d’une identité numérique globale? Nos différentes actions sur les réseaux ne seraient pas en train d’être synchronisées sur un même espace?
Le web fermé est résolument enterré, l’interconnexion prime.
Cette nouvelle tendance peut laisser présager de nouvelles applications et une évolution considérable touchant directement le domaine de l’e-reputation.
Augmentation des risques, facilité de gestion de l’image globale, e-reputation plus perceptible et lissée, autant de potentielles problématiques conséquences d’une telle évolution.
Les données, ingrédients clefs de l’e-reputation, pourraient être agrégées d’une toute nouvelle manière (oubliées la première page google et la classique googlisation ?)
Institution d’Etat ou géant du privé
Une question de taille se pose désormais. Qui a le droit de synchroniser ces données? A priori tout le monde, les données récoltées sont publiques ou par définition (choix des utilisateurs) ouvertes et accessibles( au moyen des api et synchronisation de comptes). Cependant des données individuelles et dispersées peuvent-elles êtres considérées de la même manière qu’un agglomérat qualifié?

cnil-e-reputation
La somme de connaissances (certes ouvertes) peut-elle être légitimement interprétée comme des informations indépendantes et isolées (traitement de données).Il est évident que l’agglomération d’informations qualifiées représente un avantage en terme d’intelligence stratégique ne serait ce que pour du profilage d’individus dans un but mercantile.
Désormais posons nous la question de qui peut synchroniser ces données ? et dans ce cas plusieurs réponses sont possibles. Éventuellement tout le monde, puisque dans la plupart des cas les api sont ouvertes.
Dans la réalité, la charge en développement (qui sera constante si un service veut être viable et pouvoir ajouter en permanence des connecteurs vers de nouveaux systèmes web) et les besoins en technologies (stockage, automatisation et gestion de charge) immenses réduisent la possibilité d’ acteurs aux actuels (et très critiqués) géants du web.
L’identité a toujours été gérée pas des institutions d’états, comment ces dernières pourraient elles pouvoir avoir une influence sur l’actuel monde numérique et sur une éventuelle identité numérique globale?
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Le site Wikipédia permet à tout le monde de modifier le savoir universel qui y réside. Son modèle d’intelligence collective a su prouver aux experts de tous bords que 1000 individus réunis autour d’un sujet sont aussi efficaces qu’un expert sur ce même sujet. Et pourtant, malgré son succès et son omniprésence, Wikipédia est une plateforme dont les tenants et les aboutissants échappent à la plupart de la population.
La presse déforme Wikipédia
Par exemple, dans la presse, voici ce que l’on peut lire ici, là, là, ou encore là lorsque la page Wikipédia d’une célébrité vient de se faire vandalisée:
Si bien que la page Wikipedia qui lui est dédiée en version française a été piratée à plusieurs reprises au cours de la journée.
La mauvaise plaisanterie a été vite effacée mais le pirate n’est, pour l’heure, pas encore identifié.
…. a été détournée pendant trois jours. Vendredi, un pirate informatique a revisité à sa manière son CV sur le Web
Sammy Traoré exaspère les supporters. A tel point que l’un d’entre eux a décidé de pirater sa page Wikipedia.
Toute personne familière avec la plateforme Wikipédia comprend ici que les pages faisant les gros titres n’ont pas été piratées, mais juste vandalisées. “Pirater” comporte une notion d’intrusion ou d’acquisition illégale. Il se trouve que dans le cas du vandalisme sur Wikipédia, il n’y a ni intrusion (vu que le site est ouvert à tous) ni acquisition de quoi que ce soit, et ce n’est pas du tout illégal d’intervenir sur Wikipédia.
La presse laisse entendre ici qu’il faut « pirater » Wikipédia pour faire du vandalisme, ce qui est entièrement faux (il suffit d’appuyer sur le bouton « modifier la page« ). Et pourtant, si les journaux le disent…
Et Wikipédia déforme la presse
Cependant, tout comme la presse tord l’image de Wikipédia dans l’opinion publique, Wikipédia tord la notion de presse sur ses pages. En effet, la règle d’or sur Wikipédia pour ajouter, modifier ou supprimer le contenu d’une page, c’est d’utiliser des articles de presse qui appuient vos contributions. Par exemple, si un sujet est censuré de manière générale dans le milieu journalistique, alors il sera impossible de trouver dans Wikipédia une source d’expression libre où parler de ce sujet, car aucun article de presse ne pourra être avancé pour justifier l’existence de ce sujet.
La crise de la presse
Depuis l’avènement du Web comme principal média de l’information, la presse souffre. Le monopole de l’information lui échappe. Des blogueurs venus de nulle part ont développé des sites d’information à forte audience. Certains journalistes créent également leurs propres blogs, ou se joignent à des équipes de rédaction sur des sites tiers. Des sites de presse créent la confusion en permettant à tout un chacun de créer du contenu sur leurs domaines, avec leurs logos. Les entreprise diffusent également de l’information, leurs dirigeants et leurs employés aussi. Le monde de l’information a complètement éclaté en mille morceaux.
Un Wikipédia conservateur
Seulement voilà: tout ce contenu crédible et authentique créé en dehors des frontières de la presse comme on l’entend traditionnellement n’est pas valide aux yeux d’un modérateur Wikipédia, comme le prouve cet utilisateur frustré. Wikipédia veut surtout de la presse. Dans la philosophie de Wikipédia, la presse représente le savoir neutre, vierge de toute ambition de corrompre les esprits (ce qui est de toute évidence fortement questionnable). Cette relation conservatrice entre la presse et Wikipédia nécessite un contrôle permanent pour s’assurer que la pureté des savoirs restent hermétiques à tout contenu ne provenant pas de la plume d’un journaliste.
La dégénérescence
Si tout le contenu de Wikipédia est un travail objectif et bâti sur des sources journalistiques, le site devient alors la meilleure source d’information pour effectuer des recherches sur un sujet. Mais comme nous l’avons vu ci-dessus, les journalistes ne comprennent pas tous les tenants et les aboutissants de la plateforme, et lorsqu’un virus pénètre dans la pureté des pages Wikipédia, c’est tout une industrie de professionnels qui tombent comme des dominos:
Le Nouvel Obs: Les journaux piégés par une fausse citation sur Wikipedia
20 Minutes: Celui qui a tué Manœuvre sur Wikipédia est en garde à vue
Le premier lien montre à quel point les journalistes utilisent bêtement Wikipédia comme si c’était une fontaine à scoops, et le second montre à quel point il peut être dangereux de vouloir infecter le savoir pur de Wikipédia, même si il ne s’agit initialement que d’une blague.
Une interdépendance néfaste
On trouve beaucoup d’exemples où la presse collabore avec Wikipédia pour intervenir sur des sujets sensibles, comme ce fût le cas lors du kidnapping d’un reporter américain. Wikipédia est devenu si important aux yeux de la presse que les différents titres de presse se comparent jalousement leurs pages Wikipédia pour voir qui a la plus belle.
Cette relation interdite est devenue si problématique que l’AFP a envoyé comme consigne à tous les journalistes de ne plus citer Wikipédia comme source documentaire, tant la plateforme a trompé nombre de journalistes dupes. La presse est en crise, et dans un élan passionnel mais suicidaire, Wikipédia se joint à sa misère. La presse dépend de Wikipédia et de son modèle d’intelligence collective, et Wikipédia pense dépendre de la presse pour préserver un contenu soit-disant « encyclopédique« .
Redéfinir le journalisme pour sauver Wikipédia
La crise du journalisme est aigue, et se caractérise par un besoin de se redéfinir, changer. Wikipédia dépend aussi de ce changement de la presse, car c’est en reconnaissant la plus grande variété de contenus authentiques disponibles sur le Web que les contributions pourront repartir. Comme le dit si bien Cédric Le Merrer dans son excellent article « Comment sauver le soldat Wikipédia?« :
Wikipedia pourrait mettre un coup de pied dans sa propre fourmilière en abandonnant le principe de “neutralité de point de vue” qui de toute façon est bien trop problématique.
C’est une excellente idée, vu que la neutralité d’opinion n’existe pas. On pourrait étendre cette idée à l’acceptation de sources non-journalistiques, et de systématiquement ouvrir un débat pour chaque source à insérer, que celles-ci proviennent de la presse ou non.
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