Facebook, scams, arnaques et rock n’roll

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Si c’est dans les news aujourd’hui, il y a des chances pour que ce soit  sur votre page Facebook demain. Et pas toujours pour votre plus grand bonheur.

On les a vu se multiplier au moment de la capture de Ben Laden ou encore à la mort de Steve Jobs, vous-même avez déjà certainement cliqué sur un de ces liens vous proposant de découvrir qui a regardé votre profil Facebook, les « scams », ces publications indésirables, sont plus abondants que jamais sur Facebook.

Plus c’est gros, plus ça fonctionne.

Des titres racoleurs ponctués de points d’exclamation abusifs, vidéos exclusives et images incroyables, tous les moyens sont bons pour abuser de notre crédulité et nous faire cliquer sur ces vidéos et photos. Et plus c’est gros, plus ça fonctionne.

Bitdefender a récemment publié une étude sur Le Top 5 des personnalités les plus utilisées par les pirates pour créer des scams sociaux. Je m’en inspire pour vous présenter quelques-uns des scams les plus savoureux :

 

Withney Houston : The Dark secret that ruled Withney Houstons life and tragically led to her death.

« En dissimulant un bouton « j’aime » derrière le bouton de lecture des vidéos, l’utilisateur va « aimer » d’office la vidéo et celle-ci sera automatiquement propagée sur le flux d’actu de tous ses contacts … […] Mais les pirates vont encore plus loin, en bloquant la vidéo et en incitant l’utilisateur à télécharger un plugin qui a pour but d’infecter sa machine et de récupérer discrètement ses données personnelles. »

 

 

 

Justin Bieber et Selena Gomez : Selena and Bieber, hidden camera bedroom video

Le lien vous mène à ce qui semble être une vidéo postée sur une page Facebook. Tous les deux sont faux bien entendu. Le but des arnaqueurs est de rediriger votre visite vers certains sites, d’installer un virus sur votre ordinateur et/ou de récupérer vos données personnelles.  En effet, l’accès à votre profil Facebook n’est qu’une première étape pour découvrir le mot de passe de votre adresse email et, plus tard, vos informations bancaires. C’est ainsi que l’escroc gagne sa vie: une commission pour chaque questionnaire rempli, chaque produit acheté, et / ou tous les comptes compromis, en sus de ce qu’il arrive éventuellement à ponctionner sur votre compte avant que vous ne  réalisiez l’arnaque.

 

Laissez-nous jouer avec vos émotions

Ces deux exemples ne sont rien. Il existe une multitude de bonnes raisons d’abuser de votre crédulité, chers internautes ! Symantec  a relevé en 2011 qu’environ 15% des vidéos présentes sur Facebook étaient des  scams. Bitdefender pour Facebook quant à lui, détecte en moyenne entre 10 et 45 arnaques différentes par jour dans les catégories suivantes :

Vous pourrez d’ailleurs lire leur rapport sur l’état des e-menaces au 1er trimestre 2012.

Nos besoins, des enjeux stratégiques

Les scammers jouent sur plusieurs de nos faiblesses et besoins :

  • La curiosité : par exemple  « découvrez le secret de Eminem » « Cette fille s’est tué après que son père ait écrit CA sur son mur » ou encore « Découvrez qui a visionné votre profil »
  • L’appât du gain ou le jeu : Par exemple « Gagnez un iPad gratuit » « Gagnez 5000 Facebook crédit gratuitement » « Recevez Sky TV en illimité gratuitement chez vous »
  • Le sexe bien sûr ! Inutile de vous faire un dessin !
  • Nos amis les chats et autres cutes animaux : par exemple «  Devenez fan de mr Peabody  et aidez-nous à le nourrir, lui et sa famille » ou encore « Regardez la vidéo du chien le plus mignon du monde »
  • Les rencontres amoureuses, par exemple « Tu vis à Paris ? Clique ici pour découvrir des filles hot près de chez toi»  ou « bonjour, je m’appelle Maria, viens chatter avec moi ». Les faux profils sont également pléthore sur Facebook.
  • Le besoin de sécurité : « Votre mot de passe Facebook a été réinitialisé, cliquez sur la pièce jointe pour le récupérer. »
  • Le besoin de se sentir spécial ou différent: « Changez la couleur de votre compte Facebook » «  téléchargez ce magnifique fond d’écran »

Comment s’en protéger ?

Tous les moyens sont bons et il eut été étonnant que nos pirates n’exploitent pas la mine d’informations personnelles que représente Facebook.  A nous d’être plus malins, de savoir les identifier et nous protéger :

  1. Un peu de réalisme : si c’est trop beau pour être vrai, c’est probablement une arnaque !
  2. N’acceptez pas de renseigner à nouveau vos identifiants si vous êtes déjà connecté.
  3. Penser à « survoler » un lien suspect avec votre souris avant de cliquer : cela fait apparaitre l’url en bas de page et permet de vérifier à quoi il ressemble.
  4. Si vous n’êtes pas sûr de votre vidéo, tapez son nom dans Google ou Youtube pour vérifier si c’est un « scam » ou non.
  5. Vérifiez les applications que vous installez sur votre profil. Allez voir les statistiques d’utilisation, les commentaires, n’utilisez que des applications de magasins ou de  sites connus.
  6. Ne répondez pas aux e-mails venant de personnes inconnues et évitez d’ajouter des inconnus en ami. Facebook regorge de faux profils créés à des fins de scam.  Ils obtiennent ainsi  accès à vos publications, votre adresse, la liste de vos amis, votre localisation, etc.
  7. Activez la navigation sécurisée de Facebook (Dans les paramètres du compte > Sécurité)
  8. Utilisez un logiciel antivirus Facebook comme McAfee ou Bitdefender et mettez-le régulièrement à jour.
  9. Évitez autant que possible les ordinateurs partagés publics. Il est facile d’y installer un virus pour suivre vos mouvements ou récupérer vos informations de login.
  10. Choisissez votre mot de passe avec soin et changez-le régulièrement. Evitez tant qu’à faire d’utiliser votre date de naissance, votre nom ou ses dérivés ou les noms de vos enfants.
  11. Déconnectez-vous lorsque vous avez fini. Je pense notamment à vos téléphones et autres smartphones. Saviez-vous que la plupart des personnes victimes de scams le sont sur mobile ?
  12. Suivez l’actualité des scams ! Plusieurs sites et groupes leurs sont dédiés comme par exemple Facecrooks ou encore les blogs des sites d’Antivirus qui publient régulièrement des mises à jour.

Je vous invite d’ailleurs à compléter cet article avec vos trucs et exemples en tous genres. Parce que soyons honnêtes, certains sont quand même particulièrement savoureux.

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Brèves Juridiques du Net #1

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Nous vous avons sélectionné quelques news en droit du net, que nous avons repérées au cours de ces deux dernières semaines. Au programme, pas mal de nouveautés dans le domaine du régime juridique applicable au traitement ou au stockage de l’information. La cour de cassation qui refuse d’étendre le délai de prescription des délits de presse, les Pays Bas qui adoptent une loi sur la neutralité du net, alors qu’au même moment Ebay semble avoir définitivement perdu sa qualité d’hébergeur aux yeux des tribunaux français.

Bonne lecture :)

Droit de la communication en ligne

• La Cour de Cassation refuse de remettre en question la durée de la prescription des délits de presse

Source

Interrogée au sujet de l’éventuelle constitutionalité de l’article 65 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, qui prévoit que les infractions de presse (diffamation, injure, etc.) se prescrivent par trois mois, la Cour de Cassation a décidé que ce délai, bien que court, ne portait pas atteinte au droit à un recours effectif.

In fine, cette décision revient donc à ne pas remettre en question ce délai de prescription pourtant largement décrié au cours des dernières années. Et pour cause : s’il a été instauré par la loi de 1881 pour protéger la liberté d’expression et tenir compte des particularités de la presse papier, il est en revanche totalement inadapté à la publication de contenus sur internet. En effet, si un cas de diffamation sur Le Monde est très facilement détectable en raison de sa large audience, il en va tout autrement en matière de publication sur internet ; l’expérience de Reputation Squad nous prouve que les victimes de ces délits de presse commis sur internet découvrent généralement le forfait une fois écoulé le délai de prescription de trois mois. Dès lors, il leur est impossible d’agir, et l’article litigieux reste disponible à un très large public pour une durée dépendant du bon vouloir de l’éditeur de l’article.

Le problème est réel, et tant la jurisprudence que le législateur (une proposition de loi portant ce délai à un an avait été soumise au sénat en 2008) ont essayé d’y remédier, en vain. Car c’est évidemment la question de la liberté d’expression qui se dessine en filigrane derrière ce problème de délai de prescription : en limitant les possibilités d’action contre les publications dénigrantes ou insultantes, on empêche la suppression systématique de nombre de « billets d’humeur » et autres colonnes éditoriales dont personne ne conteste le bien-fondé.

Ce refus de la Cour de Cassation ne se réfère pourtant pas à la protection de la liberté d’expression, mais se base sur des arguments juridiques franchement limites : ce délai de prescription particulièrement court se justifierait par « les exigences de conservation des preuves propres aux faits que réprime cette loi ». En d’autres mots, les preuves du délit sur internet disparaissent trop vite pour appliquer un délai de prescription de droit commun de trois ans. Quand on sait que les infos postées sur le net peuvent y rester ad vitam eternam, on a du mal à comprendre le raisonnement du juge de cassation…

C’est donc une décision hautement critiquable qui a été rendue par la Cour de Cassation: en tendant à pérenniser une règle de droit injuste et inadaptée à l’internet, elle démontre surtout le manque de connaissance par les juges des problématiques juridiques nouvelles posées par le développement d’Internet.

• Liberté d’expression et « like » sur Facebook

Source

On sait que les Etats-Unis sont plutôt à cheval sur le premier amendement de leur Constitution, qui protège la liberté d’expression.
Pourtant, un juge de Virginie a décidé le 24 avril que le fait de « liker » une page sur Facebook ne constitue pas une expression susceptible de protection constitutionnelle. A l’origine de la plainte, deux policiers licenciés après que le shérif, fraichement réélu, ait découvert qu’ils avaient « liké » la page Facebook d’un autre candidat à l’élection au poste de shérif de la ville. Ils avaient donc porté plainte, considérant que ce licenciement violait leur liberté d’expression.

Le tribunal les a débouté, en considérant que « le simple fait « d’aimer » une page Facebook n’est pas une forme d’expression suffisamment importante pour mériter une protection constitutionnelle. Dans d’autres cas où d’autres cours ont jugé que la protection constitutionnelle s’appliquait à des publications sur Facebook, il s’agissait de phrases. »
Une décision critiquée outre-Atlantique, sur la base de deux arguments : d’une part, l’importance croissante des réseaux sociaux comme modes d’activisme ; d’autre part, la jurisprudence relative au Premier amendement, qui a pu considérer que le port de tee shirts montrant des images de drogue et d’alcool, ou encore le fait de brûler des drapeaux, étaient protégés par le premier amendement.

• La Cour de cassation refuse la qualité d’hébergeur à Ebay

Source

La Cour de cassation a confirmé la position de la Cour d’appel de Paris selon laquelle Ebay n’a pas la
qualité d’hébergeur.
Selon la Cour, Ebay n’exerce pas une simple activité d’hébergement mais joue un rôle actif dans la
mesure où il connait et contrôle les données stockées. Ainsi, il ne peut bénéficier du régime
exonératoire prévu pour les hébergeurs dans la loi pour la confiance dans l’économie numérique.
En l’espèce, les sociétés Louis Vuitton Malletier, Christian Dior Couture et Parfums Christian Dior
avaient assigné Ebay en responsabilité pour vente illicite. Ebay avait estimé qu’en raison de sa qualité
d’hébergeur, il ne pouvait être déclaré responsable. La Cour de cassation a rejeté ce moyen en
estimant qu’Ebay ne faisait pas que mettre en lien des acheteurs et des vendeurs mais était au
contraire un acteur actif lors des ventes (moyens d’optimisation des transactions mis à la disposition
des vendeurs, envois de messages spontanés à l’attention des acheteurs pour les inciter à acquérir
etc…).
Cette solution est inédite dans la mesure où l’Angleterre, la Belgique ou encore l’Allemagne a retenu
la qualité d’hébergeur à cette société.

• Les Pays-Bas adoptent une loi pour la neutralité du net

Source

Les Pays-Bas ont définitivement adopté une loi sur la neutralité du net. Ce principe doit garantir
l’égalité de traitement de tous les flux de données sur internet et doit ainsi exclure toute
discrimination à l’égard de la source.
Il s’agit donc une loi contraignante à l’égard des opérateurs. En effet, les communications, sur
internet fixe ou mobile, devront être traitées sur une même base égalitaire, quel que soit l’origine, la
destination ou le contenu.
Toutefois, l’Union Européenne a décidé de passer outre ce principe et ce au profit de la
transparence. Ainsi, l’Union n’envisage pas de mettre en place des règles contraignantes à l’égard
des FAI. L’idée serait plutôt de proposer aux utilisateurs un service spécifique, respectant la
neutralité du net, moyennant un abonnement plus onéreux.
Quant à la France, une députée UMP a remis un rapport au gouvernement sortant qui pourrait
déboucher sur une proposition de loi en 2013. Toutefois, ce projet dépend évidemment des
prochaines élections législatives même si l’UMP compte bien le défendre quel que soit le résultat de
ces élections.

Droit des données personnelles

• Vers une réouverture des enquêtes dans l’affaire Google Cars ?

Source

On s’en souvient : il y a quelques semaines, Google se voyait infliger par la FCC (l’organe compétent en matière de données personnelles aux Etats-Unis) une amende symbolique de 25 000 euros dans le cadre de l’affaire « Google Cars », ces voitures utilisées dans le cadre du programme Google Street View et ayant permis de réaliser une collecte des données circulant sur les réseaux Wifi des environs. La faiblesse de ce montant se justifiait par le fait que la FCC ne condamnait pas Google sur le fond de l’affaire, (la FCC ayant considéré que Google n’était pas responsable) mais pour avoir fait obstruction au bon déroulement de l’enquête.

Toutefois, la question de la responsabilité de Google revient aujourd’hui sur le devant de la scène. En effet, un rapport de la FCC publié samedi par Google contredit les explications données par l’entreprise, qui avait fait valoir « une erreur issue d’un bout de code » : il démontre au contraire que plusieurs cadres de l’entreprise avaient été informés du fait que les Google Cars enregistraient les données des réseaux Wifi. Une « to-do list » rédigée lors de l’élaboration du projet indiquait d’ailleurs qu’il fallait « discuter des problématiques de vie privée avec le Conseil Produit ».
Une révélation qui pourrait bien pousser les différentes « CNIL européennes » à rouvrir l’enquête sur l’affaire, comme l’a dévoilé le New York Times mercredi.

• Twitter protège les données personnelles de ses utilisateurs

Source

Malcom Harris, qui a participé aux manifestations « Occupy Wall Street » l’année dernière, est
poursuivi aux Etats-Unis pour trouble à l’ordre public. A cet égard, le procureur de Manhattan a
délivré à Twitter une assignation afin d’obtenir des informations sur ce militant. Le procureur
souhaite en effet se voir transmettre, notamment, les tweets et messages privés de cet utilisateur.

Twitter a cependant refusé de transmettre ces informations au motif que cette demande serait
contraire au quatrième amendement des Etats-Unis (“The right of the people to be secure in their persons,
houses, papers, and effects, against unreasonable searches and seizures, shall not be violated, and no Warrants shall issue,
but upon probable cause, supported by Oath or affirmation, and particularly describing the place to be searched, and the
persons or things to be seized”.)

Cette décision a été saluée par une association de défense des droits civiques américaine. Selon elle,
Twitter défend, par cette décision, la liberté d’expression.
L’association note par ailleurs que cette décision intervient alors que des villes et des Etats
américains tentent, par tous les moyens, d’obtenir des informations sur l’activité des individus en
ligne. En effet, dans cette affaire, un juge avait estimé que M.Harris n’était pas en droit d’empêcher
la divulgation de ses communications sur Twitter (et les réseaux sociaux de façon générale). Selon ce
juge, puisque les données stockées sur Internet ne sont pas des biens matériels, ils ne sont pas
protégés de la même manière

 

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De la protestation digitale pacifique vers la protestation digitale illégale

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De la protestation digitale pacifiste vers la protestation digitale illégale

Ces dernières années ont connu des crises politiques, des scandales, des révélations de secrets diplomatiques, qui ont conféré au web un pouvoir politique et en ont fait une plateforme d’expression des contestations de toutes sortes. Mais aussi un lieu de ralliement et de coordination de manifestations de grande envergure et surtout de grande portée.

Nous l’avons vu avec le printemps Arabe, la protestation a pris une forme digitale. Mais celle-ci a évolué et a désormais deux facettes : la protestation digitale dite pacifique et la protestation digitale dite illégale.

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Comment les entreprises du Fortune 500 utilisent-elles Twitter ?

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Comment les entreprises du Fortune 500 utilisent-elles Twitter ?

Six ans après sa création, Twitter est devenu une plateforme de partage incontournable comptant plus de 140 millions d’utilisateurs actifs selon les derniers chiffres officiels#. D’abord privilégié par les accros du web et des dernières tendances, le service de micro-blogging a progressivement attiré une cible de plus en plus large, y compris les entreprises du Fortune 500.

Comment les entreprises ont-elles investi cette nouvelle plateforme et su profiter des opportunités qu’elle offre ? Dans quelle proportion, comment et pourquoi ?

En raison du rôle très influent que les entreprises du Fortune 500 jouent dans le monde des affaires, l’étude de leur utilisation des nouveaux outils technologiques tels que Twitter est riche d’enseignement. En effet, bien que ces entreprises ne soient pas toujours les premières à innover, elles offrent un bon aperçu des tendances et pratiques émergentes (à suivre ?) des entreprises américaines les plus prestigieuses.

Les entreprises du Fortune 500 sur Twitter

Aux Etats-Unis, le magazine Fortune publie annuellement une liste des 500 plus grandes sociétés américaines en fonction de leur taille et de leur chiffre d’affaire, appelées « entreprises du Fortune 500 ».

Si Twitter n’était a priori pas destiné à être utilisé par les entreprises, Frenck Eliason, à l’époque employé de la Comcast (un des plus gros groupe de médias américain) a ouvert la brèche en 2008 en créant le compte @ComcastCares afin de répondre directement aux clients mécontents#.
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Palmarès des sites officiels de présidents: Obama loin devant, suivi par Bongo, Chavez et Khamenei. Sarkozy loin derrière

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Palmarès des sites officiels des chefs d'états

L’annonce de candidature à la présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy a été accompagnée du lancement d’une nouvelle page Facebook et d’un nouveau compte Twitter (ainsi que de la suppression de quelques comptes Twitter un peu taquins). Toute la presse française s’est levée pour applaudir ce dispositif de campagne en ligne new-age venant d’un président pas si new-age sur la question du numérique. Si le président candidat sait nous prouver que son équipe de communication sait coordonner un projet, on peut cependant déplorer l’absence d’un site officiel dans son dispositif de guerre électorale.

Obama a tout compris

L’absence d’un site officiel est étrange, car si l’on prend le dirigeant politique que tous les stratèges Web politiques français copient et émulent – Obama – on observera que celui-ci en possède un: Barackobama.com. Il va d’ailleurs bien plus loin en proposant d’autres sites destinés à lutter contre la désinformation de ses opposants politiques: Attack Watch, Keeping his Word, et Keeping GOP Honest, trois sites qui lui permettent de réguler l’information qui circule à son sujet, une belle démonstration de gestion musclée de son e-réputation.

Et pourtant, il semblerait que Nicolas Sarkozy, et les autres dirigeants politiques du monde, boudent l’idée de créer un site officiel.
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Quelle e-réputation pour les écoles de communication ?

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Ereputation des ecoles de commerce

Le cabinet SMBG, le premier cabinet d’orientation spécialisé dans la préparation des candidatures à l’entrée des grandes écoles et universités, a sorti son classement des meilleurs Bachelors et Licences en Communications & Medias. Nous en avons profité pour regarder de plus près le-réputation de ces écoles de communication.

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Pinterest : j’y vais ou j’y vais pas ?

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Pinterest pour les marques

Pinterest. Le web ne semble avoir plus que ce mot à la bouche.

pinterest nouveau reseau à la mode

Un réseau social de plus ? Hors de question me direz-vous, déjà trop occupé à gérer vos publications Facebook et Twitter, vos Foursquare, Tumblr et autres Instagram.
Et pourtant. Il se pourrait bien que vous vous mettiez à «piner » assez rapidement.

En effet, Pinterest semble se démarquer des autres réseaux, au vu de la croissance hors norme qu’il connait ces derniers temps : de 1,5 à 7,5 millions d’utilisateurs en l’espace de quatre mois. Pinterest a d’ailleurs été classé 60ème site le plus visité aux États-Unis pour la semaine du 16 janvier 2012, selon le cabinet d’études Experian Hitwise US.
Cela dit, on nous avait survendu Google +, qui au final ne semble pas tellement décoller.

Alors, Pinterest vaut-il le coup de s’y intéresser ?

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Vers la fin du référencement naturel ?

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Beaucoup d’éléments portent à croire que le référencement naturel est en passe de devenir secondaire en matière de visibilité sur Internet. Petit tour d’horizon des mutations en cours ou à venir qui vont changer la façon d’appréhender les problématiques de référencement naturel et donc d’e-réputation.

Le référencement devient social

Cela fait déjà quelques temps que le référencement social, généralement appelé SMO (Social Media Optimization), prend une part de plus en plus importante dans le vocabulaire des référenceurs. Si les années 2010 et 2011 ont été celles du développement du référencement social, 2012 sera, selon beaucoup d’experts, l’année de sa consécration. L’annonce faite cette semaine par Google de « Search Plus Your World » le confirme. En effet Google va donner une place très importante dans les résultats de recherches aux réseaux sociaux et surtout à son dernier bébé Google Plus.

C’est bientôt l’heure de la retraite pour les puissants robots d’indexation Google. Aujourd’hui c’est l’internaute qui fait le travail. L’humain est en effet l’algorithme le plus efficace pour découvrir, classer et noter les contenus d’Internet. Facebook avec son Graph Api a compris depuis quelques temps cette logique, et détient potentiellement le moteur de recherche « social » le plus puissant. (Je me demande d’ailleurs pourquoi Facebook n’utilise pas encore cette puissance de feu gigantesque).

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Édition numérique : vers une nouvelle forme d’appropriation des textes

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Indignez-vous écrivait il y a tout juste un an Stéphane Hessel dans un ouvrage vendu à plus de 3 millions d’exemplaires (papiers) et réédité en cette fin d’année. Voici un adage qu’éditeurs et écrivains ont adopté en masse face à l’avènement du numérique et ses problématiques. Lucia Etxebarria, célèbre romancière espagnole, auteur d’ “Amour, Prozac et autres curiosités”, a annoncé, récemment, une grève de l’écriture à ses fans Facebook pour protester contre le téléchargement illégal de ses livres « Étant donné que le téléchargement illégal de mes livres dépasse leurs ventes, je vous annonce officiellement que je ne publierai pas d’autres livres avant un long moment »*

Il y a ceux qui retardent l’échéance, certains papis qui font de la résistance, puis il y a ceux qui ont choisi de prendre un temps d’avance. Le 1er janvier, la Tva sur l’ebook passait de 19,6 % à 7%, pour s’aligner sur la Tva sur le livre papier, tandis qu’Amazon annonçait avoir vendu près de 4 millions de tablettes pour les fêtes de fin d’année.

Peut-on encore être contre le livre numérique à l’heure où l’on n’a plus le choix?

Il y a dix ans déjà, le bookcrossing

Convaincue depuis longtemps, que l’un ne va pas sans l’autre, j’ai tenté l’expérience il y a quelques années déjà en lançant une revue littéraire éditée aux Editions du Cygne, dont les talents étaient uniquement recrutés en ligne. A l’époque, les talents de demain avaient trouvé dans Ie web un genre de piston interactif, parfois putassier, où chaque réseau social constituait un moyen de séduction supplémentaire afin de convaincre un éditeur. Quant aux auteurs déjà connus, ils ont rapidement joué le jeu du personal branding en ligne, trouvant le moyen de perfectionner leur notoriété et de suppléer des attachées de presse débordées. (cf Marc Lévy, 156 470 fans Facebook à ce jour).

Certains lecteurs, enfin, se sont vite approprié le web avec des initiatives comme le site Bookcrossing.com né en 2001. Phénomène mondial, le bookcrossing propose aux lecteurs de « libérer » un livre, et par l’entremise d’Internet, de démultiplier sa durée de vie. Il suffit de l’enregistrer sur le site : le livre obtient un numéro d’identifiant. Ensuite vous pourrez suivre le voyage de votre livre si la personne qui le récupère joue le jeu !

Aujourd’hui, comprendre l’étendue des possibles

Lancé en 2004, Google Livres, qui compte aujourd’hui plus de 15 millions de livres, a été une étape importante dans le glissement vers le numérique: une bibliothèque géante, accessible en un clic qui contient des ouvrages libres de droit numérisés mais également des ouvrages sous droits avec aperçu limité: Révolutionner le destin du livre en le séparant de l’objet et des coûts de production qui y sont greffés.

Il y a quelques semaines, le webzine Actualitté, annonçait son partenariat avec Google Livres pour le lancement de la première bibliothèque numérique directement intégrée, en pure player, à un magazine littéraire.

En favorisant la curiosité intellectuelle, en proposant des archives géantes et immédiatement accessibles, la numérisation réinvente l’acte même de lire. Pour autant, nous continuons en France de publier environ 60 000 nouveaux titres papiers par an.

La liberté des uns…

Lors du récent débat sur la baisse de la TVA sur le livre numérique de 19,6% à 7% (effective depuis le 1er janvier), le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand a cité pour exemple les Etats-Unis pour qui, “l’offre en livre numérique n’a que très peu diminué l’offre en livre papier et a finalement augmenté le désir de lecture”.

Résultat actuel : 21 euros pour le Goncourt d’ Alexis Genni version papier, 14,99 euros pour le format numérique, et une multiplication du piratage d’œuvres littéraires !

Dans le classement des fichiers piratés les plus téléchargés sur le réseau The Pirate Bay, on trouve à la 6e place, le fichier “Kindle Library” comprenant pas moins de 4687 œuvres en format Mobipocket. Pendant ce temps-là, Hachette Livre a annoncé avoir fait appel aux services d’Attributor, société américaine pour placer sous surveillance tout son catalogue. Difficile d’imaginer que l’édition puisse gagner une guerre que perdent déjà les industries du disque et du film. Aujourd’hui, tapez le titre d’un ebook dans les moteurs de recherche, et plusieurs versions piratées vous sont naturellement suggérées.

Et la lecture dans tout ça ?

Comme le souligne Frédéric Beigbeder dans son dernier livre, “Premier Bilan avant l’apocalypse”:

Essayez de lire A l’ombre des jeunes filles en fleurs en cliquant sur un iPad et l’on en reparle. Les concepteurs du livre électronique croient si peu au roman que le texte de Proust disponible en ligne est truffé de coquilles, fautes de frappe, erreurs de ponctuation : il n’a visiblement pas été relu par ceux qui prétendent étendre son rayonnement par sa numérisation.

Les copies officielles des éditions numériques sont, à l’heure actuelle, passées au crible de brigades anti-coquilles qui sont nées sur le web et sévissent pour réparer les fautes, proposant ainsi, comme le fait la Team Alexandriz , des versions pirates plus parfaites que les originales.

De même, la plus grave erreur encore commise par les grands éditeurs demeure celle de ne pas sortir de version numérique d’un potentiel best seller. Pour limiter le piratage, commençons par proposer des versions numériques propres et à des prix raisonnables : Si le lecteur comprend le prix de l’objet-livre (papier, impression, stockage, livraison etc.), il a du mal à débourser la même somme pour une version numérisée dont une seule copie peut être mise en vente indéfiniment. Évidemment, l’enjeu financier est problématique, non pour les auteurs, qui ne touchent de toutes façons qu’en moyenne 10% du prix du livre vendu, mais pour les éditeurs, qui, en baissant considérablement le prix du livre numérique pensent perdre leur profit global.

Apocalypse now, ou les libraires se cachent pour mourir

SI, comme le pense Beigbeder, le livre numérique est une apocalypse et signe la fin du roman tel qu’on le connaît, il est en train de donner naissance à d’autres formes de récits: interaction, hypertexte, habillage sonore, 3D, relais vidéo.

Et c’est ainsi que les médias ont salué unanimement le premier vrai livre numérique français : L’Homme Volcan de Mathias Melzieu, un ovni uniquement numérique co-créé avec Flammarion et Actialuna, disponible sur iPad pour 3,99 euros, et entièrement pensé pour la lecture numérique : interactif, expérimental et “pas rentable”, précise Florent Souillot, responsable numérique chez Flammarion.

livre numérique L'Homme Volcan sur Itunes

La librairie est au cœur d’une révolution qui lui échappe. Il faut lire le roman de Régis de Sâ Moreira, « Le Libraire », pour continuer à fréquenter les petites librairies de quartier. Il est fort probable que dans quelques dizaines d’années, le nombre de ces petites échoppes remplies d’âme soit fortement réduit.

Le véritable enjeu est de sortir de la problématique de la mort des librairies pour réagir. Actuellement, nombre de libraires se cachent pour mourir avec pessimisme au lieu de s’approprier les nouvelles règles du jeu commercial. Augmenter les revenus de leur librairie en jouant le jeu de la vente d’ebooks en ligne, développer un moyen de paiement simple, tout en capitalisant sur l’humain. Ou encore installer une borne dans leur librairie permettant de feuilleter les ebooks en vente sur place: n’est-ce pas plus sympathique de choisir un ebook en discutant avec son libraire que seul devant son ordinateur ? Et en parallèlement multiplier les initiatives “humaines”: signatures d’auteurs, lectures, groupes de lecture etc.

Hypertexte

Il n’y a plus de limite à la créativité artistique grâce à la numérisation: une œuvre littéraire peut devenir plus-que-littéraire. Nous sommes en train de réinventer la littérature. Ce genre d’œuvre numérique apporte ainsi un surplus d’art dans l’œuvre littéraire, permettant une démarche globale de création et une réinvention des grands classiques. (Imaginons une version inédite d‘ “Une saison en enfer” de Rimbaud dont l’ambiance sonore serait réalisée par Pete Doherty)

L’ebook se présente plus comme une opportunité formidable pour libérer les écrivains, mais aussi l’écrivain qui est dans chacun d’entre nous: une bibliothèque globale, à la manière d’un spotify, permettra une appropriation exacerbée de l’œuvre : copiés-collés, croisement de phrases et surtout généralisation du “share” sur les réseaux sociaux provoquant par là-même une nouvelle popularité et visibilité aux auteurs.

Une citation extraite d’un livre qu’on est en train de lire sur tablette sera ainsi instantanément exposée à la totalité de nos contacts virtuels, formidable outil de promotion. Sans oublier l’étendue des possibles liés à l’hypertexte : en cliquant sur un mot, sa traduction ou sa définition apparaîtra aussitôt.

Je suis, pour ma part encore du côté de ces “obsédés obsolètes”, lecteurs sentimentaux. Web-addict, un réseau social greffé à chaque doigt, je ne parviens pourtant pas encore à lire un roman sur tablette. Le livre, je le triture, le souligne, le corne, le prête et le réclame ensuite. J’aime le verni sélectif du Diable Vauvert, la texture des livres de chez POL, le bleu nuit de Stock.

Je suis certaine que, lorsque je découvrirai comment trafiquer mes lectures numériques, les tagger, mettre en exergue des citations avec des applications dédiées façon Phonto pour Instagram, et les partager à mon réseau en un clic, je deviendrai accro, mais je garderai certainement mes livres, comme nous le faisons encore, pour certains, avec les cd ou les vinyles.

Pour conclure citons Jérôme Attal, lorsque le site Buzz Littéraire lui demandait ce qu‘il pensait du ebook (Dans la bibliothèque des blogueurs… Jérôme Attal) : “S’ils arrivent à recréer l’odeur des véritables livres, et si on peut oublier son lecteur d’ebook dans le sac d’une inconnue qui nous plaît plusieurs fois dans l’année sans être complètement ruiné, eh bien pourquoi pas

 

Et vous, si un livre existe dans les 2 formats, lequel choisissez-vous?

 

PS : “Vous ne croyez pas que ça l’emmerderait Rimbaud, d’être dans la même typo que Katherine Pancol?” ( F.Beigbeder, extrait de : Frédéric Beigbeder face à François Bon: le livre numérique est-il une apocalypse ?)

* « Dado que he comprobado hoy que se han descargado más copias ilegales de mi novela que copias han sido compradas, anuncio oficialmente que no voy a volver a publicar libros en una temporada muy larga. »
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E-réputation, les prédictions : que nous réserve 2012?

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ce que nous réserve l'e-réputation en 2012

Bon autant le dire avant toutes choses, je plaide ici pour ma paroisse.

Comme entrepreneur, je me dois d’avoir une vision pour Reputation Squad et donc pour son marché, son écosystème. La voici en ce qui concerne les évolutions que je vois se dessiner pour les prochains mois et qui vont en conséquence façonner une bonne partie de notre stratégie d’entreprise et en particulier nos recrutements et développements technologiques.

Bien sûr, j’en garde certaines pour moi car ce sont celles sur lesquelles je mise pour préserver nos avantages concurrentiels ;-)

Je tiens à souligner que parmi ces “prédictions”, plusieurs sont des tendances que nous avons déjà pu observer dans notre quotidien d’agence e-réputation.

 

1- Les réseaux sociaux se professionnalisent et montrent une capacité croissante à respecter la Loi des pays et par la même, la vie privée de leurs utilisateurs

Ex: Les données personnelles sont un enjeu majeur pour l’économie numérique mondiale, face à l’internationalisation des réseaux, le droit des données personnelles va tendre vers un renforcement et une harmonisation des règles entre les US et l’UE.
Ainsi, la directive « données personnelles » va être réformée sous la forme d’un règlement pour uniformiser la protection au sein des Etats membres.
Facebook intègrera des fonctionnalités spécifiques dans certains pays pour la suppression de ses informations personnelles.

2-Les citoyens se mettent à faire du e-lobbying

Ils le feront de manière systématique dès qu’un sujet est un tant soit peu mobilisateur. Les décisions se prendront de plus en plus dans la concertation et la transparence.

Ex: les mairies doivent mettre en place un dialogue quotidien sur les réseaux et chaque lancement de nouveaux projets, chantiers, etc. nécessite un véritable plan de communication pour évangéliser et éviter une paralysie par les contestataires de plus en plus organisés.

3- La Page de résultats Google perd de son importance devant l’individualisation des résultats

Une stratégie globale SEO et sociale devient indispensable.

Ex: Noyer un résultat négatif devient à la fois difficile et vain dans de nombreux cas, une stratégie plus complexe et complète s’impose face aux nouveaux algorithmes et au poids accordé au social.

4-Des usurpations d’identités sur les réseaux sociaux créeront de véritables crises corporate

Ex: Un faux compte Facebook d’un grand patron allemand a progressivement obtenu de nombreux journalistes comme friends. Il distille petit à petit des informations compromettantes, flairant le scoop, Bild Zeitung fait sa Une sur les frasques supposées du capitaine d’industrie. Bad buzz, cours de bourse qui plonge, condamnation par les politiques, etc. les conséquences sont bien réelles avant qu’un démenti ne mette fin à la polémique.

5-Les outils de veille sur les images deviennent un enjeu majeur

Il le seront d’autant plus face à l’explosion du nombre de photos partagées sur les réseaux traditionnels et à la popularisation des réseaux dédiés comme Instagram.

Ex: dans le tourisme, l’hôtellerie et la restauration; la réputation va évoluer de plus en plus rapidement et dépendre grandement des derniers flux de photos auxquels les internautes souscrivent. L’on ne pourra pas les ignorer pour comprendre la réalité de la perception de ces marques. D’autant plus que ces photos seront géolocalisées…

6-Des mouvements terroristes purement digitaux vont apparaître

Ils revendiqueront une indépendance vis-à-vis des groupuscules militants traditionnels.

Ex: un mouvement extrémiste chrétien nord-américain s’attaque aux systèmes informatiques des cliniques pratiquant l’IVG et met en ligne les dossiers médicaux de patients.

7-Le Droit de l’E-réputation se développe et une jurisprudence “dure” apparaît sur les questions plus graves

Ex: des campagnes de harcèlement ayant occasionné des conséquences financières graves sont sanctionnées de manière conséquente par les juges qui commencent à percevoir les enjeux de l’e-réputation.

8-La complexité de l’écosystème nécessite une taille critique pour les agences

Les clients attendent des solutions concrètes, globales et transnationales. Les agences doivent s’adapter avec des personnels qualifiés sur l’ensemble des métiers de l’e-réputation , une présence ou et/un staff international sont un prè-requis.

Ex: Pour gérer un retrait de produit dans l’industrie pharmaceutique, le laboratoire cherchera un interlocuteur susceptible de coordonner la communication e-corporate au niveau mondial.

9-Conséquence de cette situation

Les très petites structures se concentrant sur la formation et le conseil rencontrent des difficultés sur un marché mûrissant.

Ex: devant la dimension des enjeux (d’image comme financiers), les entreprises veulent des structures auxquelles elles peuvent demander des comptes le cas échéant et attendent une implication de long terme.

10-Les organisations syndicales vont mener de véritables cyberguerres militantes face aux multinationales

Ces cyberguerres auront pour but de faire plier les multinationales lors de négociations salariales, etc.

Ex: suite à l’annonce d’un plan de licenciement massif d’une société du CAC 40 annonçant des résultats financiers importants, un groupement de syndicats encourage ses militants à attaquer les pages facebook, à polluer les pages wikipédias et même à “outer” des informations personnelles des dirigeants obtenues de l’intérieur.

11-La voie que nous avons ouverte avec notre assurance e-réputation, première mondiale lancée en Juin avec Swiss Life, va se poursuivre et s’étendre

Tous les assureurs importants proposeront bientôt des solutions e-réputation pour les particuliers mais également pour les professionnels et les entreprises.
Reputation Squad aura de nouvelles annonces fortes sur ce thème durant l’année et il est probable que mon associé Fabrice rédige des billets sur ces questions prochainement.

Ex: L’assurance e-réputation des médecins apparaît pour couvrir ce risque en plus des nombreux risques pour lesquels ils souscrivent d’ores et déjà.

12-En France comme aux USA pour être ministre ou obtenir des postes en vue, votre e-réputation et votre influence sur les réseaux sociaux joueront un rôle précieux

Staline disait bien: “Le Pape, combien de divisions?”, le vainqueur de la Présidentielle dira probablement: “combien de followers?”. Il suffit de voir une Nadine Morano qui s’active sur Twitter au point que cela en devient même sa principale actualité.

Ex: que peut-on refuser à une NKM qui a 8 fois plus de followers que l’UMP???

13-La pérennité des business models reposant sur la crédulité des internautes va aller en déclinant à la vitesse grand V

Ex: de nombreux sites de voyance en ligne vont subir une baisse majeure de chiffre d’affaires.

14-Mesurer son influence ne sera plus un jeu mais un véritable enjeu marketing et commercial

Les entreprises évalueront le réseau de leurs recrues et leur charisme numérique avant de les embaucher.

Ex: de nombreuses agences digitales ne recruteront plus de community managers avec un Klout inférieur à 35.

Et vous, quelles sont vos prédictions?

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