Posté par Alberic Guigou
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J’écris ce billet de Montréal où je suis intervenu devant les professionnels des Relations Publiques québecois sur la question de l’E-réputation bien sûr mais plus précisément sur les implications du web d’aujourd’hui sur la communication corporate.
Je lisais dans l’avion un entretien croisé entre Julian Assange et le philosophe Peter Singer (in Philosophie Magazine n°55). Entretien qui dévoile avec précision et clarté la pensée du leader de Wikileaks, jamais auparavant je n’avais pu percevoir avec tant de détail sa vision du monde et la cohérence sur laquelle elle repose.
Julian Assange et la fin du Secret
Je vais ici m’efforcer de la synthétiser mais je vous laisse consulter l’article pour en percevoir toute la subtilité. Julian croit que la bonne circulation d’informations vraies ne peut être que bénéfique à la société humaine. Il croit également que le fait que le numérique rende la circulation de l’information plus fluide et moins contrôlable tend à rendre les êtres humains et donc les organisations plus morales. En effet, se sachant observé ou en tout cas observable, l’homme aurait intrinsèquement tendance à prendre des décisions plus éthiques.
Il est important de noter qu’il apprécie la complexité du Web lorsqu’il souligne que les nouvelles technologies permettent certes une plus grande transparence mais aussi une plus grande surveillance des individus.
Quel rapport avec votre plan RP, avec votre campagne de pub, me direz-vous?
Le constat que fait Assange au niveau des multinationales et des États s’appliquent à d’autres échelles, moindres voire anecdotiques. Le vecteur de diffusion ne sera pas forcément Wikileaks mais à votre échelle les implications seront les mêmes.
Mark Zuckerberg et la fin de la Vie Privée
Mark Zuckerberg est lui représentatif d’une tendance assez différente, aux motivations moins nobles mais probablement tout aussi révolutionnaire pour notre environnement. Mark a adopté la soft ideology des mégas entreprises de la Silicon Valley.
Que font ces entreprises?
Elles vampirisent nos données personnelles en échange de services dont nous ne nous savons plus nous passer.
Ce n’est pas très glorieux ?
En effet, c’est la qu’intervient un PR stunt (coup publicitaire) que nous entendions avant Facebook: la volonté de protéger vos données personnelles équivaut à une censure rétrograde et donc à une entrave à la liberté d’expression.
Bref, si vous pensez que l’on devrait plus encadrer la circulation des données personnelles sur le Net vous êtes opposé au Printemps démocratique arabe.
Il suffit de se rappeler la phrase d’Eric Schmidt le CEO de Google suggérant que les ados changent de noms à leur majorité pour repartir du bon pied ou au moins de la bonne e-réputation.
Cette pseudo-idéologie repose en réalité sur des enjeux économiques et sur une volonté de ne pas accroître les coûts de gestion de leurs plate-formes (modération, etc.).
Les données et informations personnelles se répandent à vitesse grand V sur le web et sont potentiellement génératrices de crise pour les personnalités et les institutions.
L’article suivant de Korben est assez exemplaire de ce qui passait hier en toute discrétion et peut aujourd’hui être mis sur la place publique: http://korben.info/28-du-gateau-pour-un-seul-mec.html
Les internautes récupèrent des informations, les retraitent, les partagent et les commentent. Ce qui concerne un homme va avoir un impact bien plus large, l’image corporate de la SACEM est touchée, dans l’esprit des gens (il suffit de voir les commentaires) acheter des MP3 apparaît comme d’autant plus aberrant, l’industrie du disque toute entière semble reposer sur des règles obscures et un partage des revenus absurdes.
Il y a encore quelques années il aurait été beaucoup plus difficile (voire impossible) de mettre la main sur de telles informations et encore plus de les partager.
Données personnelles et fuites d’informations vont impacter l’image corporate
Assange et Zuckerberg, les deux plus grandes figures du monde de l’information de ces dernières années, nous offrent donc les nouveaux termes suivants à notre équation: “Privacy is dead” pour l’un et l’autre c’est le Secret auquel il convient de mettre fin.
Jusqu’alors individus comme organisations avaient intégré dans leurs fonctionnements que ces deux éléments: la vie privée et le secret étaient des acquis, très rarement remis en cause.
La donne a changé avec le numérique, les données sont démultipliées, partagées copiées, perdues, volées et l’on ne sait jamais vraiment où, quand et comment elles réapparaîtront.
Incertitude fondamentale que doit intégrer le communiquant (au Québec ils disent le communicateur), mais plus globalement l’ensemble des acteurs de la vie d’une organisation. Soyons lucides, si une partie de l’axiome de Julian Assange est vraie: “lorsque l’on se sait observé, l’on se comporte de manière plus morale”, la limite réside dans le fait que tous les secrets ne sont pas honteux. Secrets de fabrication, secrets commerciaux, stratégie de recrutement et autres sans aucune dimension morale ou éthique peuvent se retrouver sur la place publique.
Les raisons qui peuvent les mettre sur la place publique sont nombreuses: vols de données, étourderies, bugs, etc. Les données ne généreront pas de scandale en elles-mêmes car elles ne sont ni moralement ni légalement répréhensibles. Ce qui est arrivé à la division Playstation de Sony relève de ce cadre, les informations dévoilées (données personnelles dont bancaires de membres) n’avaient rien de répréhensibles mais le fait qu’elles étaient dévoilées a générer une perte de confiance envers la marque.
Fin de la vie privée
| Type |
Exemple |
Conséquences |
| Etourderies et maladresses |
Épouse du chef M16 |
Carrière santionnée, mise en danger |
| Mensonge |
CV arrangés de dirigeants démasqués |
Image atteinte, licenciement pour faute etc. |
| Pertes de documents personnels |
Bank of America |
Tous types sont envisageables |
| Usurpation d’identité |
Pas de cas public me venant à l’esprit (nombreux cas gérés par Reputation Squad) |
Chute de cours de bourse, crise médiatique, crise sociale etc. |
Fin du secret
| Type |
Exemple |
Conséquences |
| Vol de données personnelles de clients |
Sony Playstation |
Perte de confiance des consommateurs, chute du cours de bourse, dépenses de sécurité informatique |
| Salarié mécontent dévoile des documents |
BNP Paribas, Us Army |
Procés, atteinte à l’image, risques de sécurité, etc. |
| Hacking de données confidentielles |
|
Tous types sont envisageables |
| Dénnonciations anonymes |
French Leaks |
Tous types sont envisageables |
Comment doivent donc se préparer les professionnels de la communication corporate:
- Former nos clients à cette nouvelle donnée et faire une bonne action par la même occasion: “comportez-vous de manière éthique car l’on vous regarde.”
- La planification des crises passe avant tout par une bonne connaissance de l’écosystème web de votre marque, personnalité, entreprise.
- La sécurité informatique devient un facteur fondamental de la réputation des entreprises (à entendre au sens large, la protection de l’identité des dirigeants en fait partie).
- La communication corporate et la communication de crise en particulier vont nécessiter une implication très forte de ceux qui comprennent réellement l’univers digital et sa culture.
Vous trouverez d’autres axes de réflexions dans cet article de Fabrice Epelboin dans feu le RWW français qui tirait des conséquences très pragmatiques à l’e-militantisme couronné de succès de Greenpeace face à Nestlé.
Il convient avant toute chose d’être flexible et à l’écoute de son environnement. Nul ne peut dire de quoi l’avenir sera exactement fait, Julian Assange ne confie-t-il pas lui-même ne pas être un grand fan de la transparence?
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Posté par Céline
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Noël approche et ça se voit ! Dans les rues, les commerçants sont sur leur 31 et parent de rouge et de vert leur devanture de magasin. Sur la toile, il en est de même : rares sont les sites e-commerce qui ne se mettent pas aux couleurs de Noël. A quoi est dû ce phénomène ?
Une étude de la FEVAD nous apprend que 6,2 Milliards d’euros ont été dépensés en ligne pendant la période des fêtes de Noël 2010. Cette année, les prévisions sont à la hausse avec un chiffre qui s’élèverait à 7,4 Milliards. Au regard de ces statistiques alléchantes, les marques n’hésitent pas longtemps à desserrer les cordons de la bourse pour donner un petit coup de pouce à leur communication web. Objectif : augmenter le trafic et, bien sur, le chiffre d’affaires.
Séduire le client et encourager l’acte d’achat par une stratégie marketing attrayante autour d’une grande marque.
Pour satisfaire ces objectifs, plusieurs outils sont utilisés : les newsletters, les publicités (sur les sites d’informations par exemple), la mise en avant d’offres commerciales de fin d’année, etc. En revanche il existe une solution qui est encore peu (ou mal) utilisée : l’adaptation des habillages graphiques communautaires.
C’est d’autant plus étonnant que le social shopping est en plein essor. [Le social shopping est le mariage entre l’e-commerce et les réseaux sociaux. Il favorise le partage en ligne de l’expérience d’achats entre internautes.] Dès lors, pourquoi ne pas donner un air de fête à ces réseaux si précieux en recommandations sociales ? L’investissement en terme de coût et de moyen reste faible tandis que le ressenti sur l’image de marque s’en trouve grandi.
Il est difficile de quantifier les retombées de ce type de stratégie graphique. Nous pouvons cependant énumérer quelques avantages probants :
- la mise en avant du dynamisme de la marque à travers l’animation événementielle de ses réseaux,
- la création d’un lien de proximité entre la marque et l’internaute à travers le partage des valeurs traditionnelles des fêtes de fin d’année,
- l’esprit créatif de la marque et une volonté de se démarquer de ses concurrents (lorsque le travail graphique est original).
Il s’agit plus de retombées immatérielles que matérielles mais cela contribue fortement à entretenir (sinon à améliorer) l’e-réputation des marques.
Afin d’illustrer les point évoqués ci-dessus, voici trois études de cas portant sur de grandes marques internationales : Toy’r us, Ebay et Pringles. Elles vous éclaireront sur les différentes stratégies graphiques et créatives envisageables.
La mascotte Toys’r us, un concept réussi qui entretient la e-réputation ludique de l’enseigne sur les réseaux sociaux.
Facile – me direz-vous – de créer un visuel ludique lorsqu’on est une marque de jouets. Toys’r us est pourtant la seule enseigne qui tire son épingle du jeu grâce à la création d’une girafe en guise de mascotte de Noël. On retrouve cette dernière dans deux situations différentes sur Facebook et Twitter (entourée du Père Noël et de ses lutins, accompagnée d’un enfant). Cela contribue à donner de la consistance à ce personnage-peluche qui semble prendre vie, illustrant ainsi la magie de Noël.
Bref, vous l’aurez compris, Toys’r us a su intelligemment tirer profit de son secteur d’activité.

Habillage graphique des compte Facebook et Twitter de Toys'r us pour Noël
La contextualisation du logotype d’Ebay sur les présences en ligne de la marque.
L’intérêt de l’habillage de Noël d’Ebay ne réside pas dans l’originalité des flocons de neige ou de la guirlande lumineuse mais dans son avatar Facebook. Le contour blanc du logo (spécifié dans la charte graphique de leur identité visuelle) faisait un manteau neigeux tout trouvé. Posez-le sur un paysage enneigé dont le ciel est constellé de flocons et vous obtiendrez une mise en situation pertinente du logo. Il est simplement dommage de ne pas retrouver ce même avatar sur Twitter. Ce manque de cohérence est cependant compensé par la reprise de certains éléments graphiques (flocons, fond bleu glacier, suspensions de rubans rouges, etc) qui permettent de conserver une unité entre les deux habillages.

Habillage graphique des comptes Facebook et Twitter d'Ebay pour Noël
Pringles ou l’art de mettre en scène son produit phare sur les réseaux sociaux.
A première vue, la chips Pringles possède une forme qui exclue toute analogie visuelle (hormis à la tuile). Et pourtant la marque a su sortir son produit de son usage culinaire traditionnel pour lui donner un rôle d’une autre dimension : illuminer les fêtes de Noël. Ainsi, la chips se retrouve tout à tour guirlande de Noël, père Noël ou encore rennes. Que d’imagination ! Le thème de l’illumination est même pris au pied de la lettre à travers une application dont le but est de décorer sa maison. Un dispositif complet, ou presque…
On regrettera en effet que cet habillage Facebook (qui fait écho au site web) ne soit pas repris sur le compte Twitter resté classique.

Habillage graphique du compte Facebook de Pringles pour Noël
Un point sur les stratégies et les bonnes pratiques graphiques des habillages communautaires de Noël
Au terme de cette étude, voici donc quelques conseils pour bien réussir l’habillage graphique festif de vos réseaux sociaux :
- Globalement, les adaptations de logo sont encore rares à croire que les grandes marques sont frileuses à l’idée de toucher à leur charte graphique. A l’image d’Ebay, il est pourtant possible de mettre en contexte un logo tout en respectant ses règles d’utilisation. N’hésitez donc pas à personnaliser vos avatars.
- Lorsque vous adaptez graphiquement l’interface Facebook, faites le aussi pour Twitter (voir pour Google +) afin de conserver une cohérence.
- Les pages Google + ne font pas partie des interfaces communautaires « noëlisées » car encore trop récentes (les marques commencent tout juste à les personnaliser aux couleurs de leur identité visuelle). Investir Google+ serait peut être un bon moyen de marquer votre différence et votre esprit d’innovation.
- Ne bâclez pas le design : un visuel de Noël « cheap » serait préjudiciable. Dans ce cas, mieux vaut conserver votre visuel classique.
- Trouvez une idée originale en corrélation avec l’esprit de votre marque : ajouter simplement des boules et un sapin à l’interface n’a pas d’intérêt.
- De même, ne vous sentez pas obligés d’utiliser massivement la couleur rouge. L’exemple de Toys’r us nous montre bien qu’il est possible de nous plonger dans l’ambiance de Noël avec un code coloré à dominante bleu/vert.
Quelques conseils pour bien démarrer avec les nouvelles pages marques de Twitter
Vous aurez remarqué depuis hier un changement de taille au niveau de l’interface Twitter. Les pages dédiées aux marques présentent dorénavant une organisation différente de l’information. Comment en tirer profit pour personnaliser davantage votre compte? Voici quelques éléments de réponse :
- Investissez absolument le bandeau horizontal situé sous votre avatar. Étant donné que ce nouvel espace prend toute la largeur de votre page, son impact visuel est très fort. C’est l’occasion rêvé d’y mettre un visuel en lien avec votre campagne de Noël.
- Continuez d’optimiser le fond d’écran (et particulièrement son bord gauche) pour y mettre des illustrations et un message marketing. Vous pouvez aussi éventuellement y mettre des url afin d’indiquer votre présence sur d’autres réseaux.
- Enfin, pour une plus grande cohérence avec les fêtes de fin d’année, il est préférable que les images et les vidéos tweetées soient orientées Noël. En effet, plusieurs modifications de l’interface conduisent à une plus grande visibilité de ces médiums. Les photos et vidéos sont désormais visibles directement dans l’interface grâce à une fonction « voir la photo/vidéo » qui déroule le contenu dans le page. Ces visuels étant destinés à apparaitre sur votre page, mieux vaut qu’ils soient en lien avec votre campagne du moment.
Cette liste de préconisation est non-exhaustive mais vous donne quelques pistes si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure de la customisation graphique communautaire.
Et vous, avez-vous aussi été séduits par la « noëlisation » des réseaux d’une marque ? Si oui, n’hésitez pas à nous faire partager des exemples que nous pourrons ajouter à la galerie ci-dessous :
Proposez vos découvertes et vos propres créations dans les commentaires ci-dessous ou directement sur twitter en mentionnant l’auteur @CelineRouquie
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Geoffroy Coulouvrat, responsable juridique au sein de Reputation Squad, intervenait Mercredi 23 Novembre à l’Université Jean Moulin (Lyon 3) pour y donner une conférence sur le thème : E-réputation en entreprise. Il a notamment abordé la question de la protection de l‘identité numérique du salarié et de sa part de responsabilité en cas d’abus.

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Ça tangue pour Petit Bateau. De Veet à Malabar, en passant par Celio, les Bad-Buzz cas d‘école se succèdent. Avec eux, les commentaires, puis les analyses, puis les commentaires des analyses. La frénésie du web sévit. La mode du Buzz date d’il y a trois ans à peine. Elle est déjà ringarde, évincée par le Bad-Buzz. S’agit-il d’un nouveau paradigme marketing ? Retour sur les derniers faits marquants du web francophone et les enseignements qui peuvent en être tirés.

Et si le Bad Buzz était un Buzz comme un autre ?
« Miaou, mon minou est tout doux » le feulement n’aura pas résonné bien longtemps sur la toile. Le 3 mai, Veet, le n°1 des crèmes et des cires dépilatoires se lançait à la conquête d’une nouvelle frange marketing : les jeunes de 13 ans et plus. Des études scientifiques signalent l’abaissement de l’âge de la puberté chez les jeunes filles ? Qu’à cela ne tienne ! Vite, faisons-en des clientes ! De l’humour décalé et hop parlons, sans en avoir l’air, de leur sexualité. Ca vend toujours… Le groupe met au point une campagne on-line complète. Un site, monminoutoutdoux.com, un jeu vidéo simulant l’épilation de son minou, un advergame (jeu vidéo à message publicitaire) « Test Matou », une vidéo virale… Les musiques évocatrices. Les connotations sont omniprésentes. Beaucoup trop d’ailleurs. Communiquer sur la sexualité, auprès d’enfants ne passe pas, même avec un humour décalé. Veet capitule en rase campagne et, en deux jours, supprime le dispositif de la toile. Le bilan est ébouriffant : Mauvaise image pour Veet, pour l’agence et son groupe (Nineteen) et surtout les vidéos virales qui poursuivent leur contamination en ligne… Internet, c’est jeune, frais, direct et décalé, mais les codes sociaux n’y ont pas disparu pour autant. La sexualité des adolescentes reste exclusivement leur domaine. Sur Internet peut-être même plus qu’ailleurs. Les retours de balanciers y sont plus rapides et plus violents. Exit, le minou de Veet.
Malabar est mal barre
Pas de minou mais un matou maintenant. Mabulle, le chat qui remplace le bonhomme Malabar. L’annonce a été faite en ligne sur Facebook. Ca a grondé, ça a pesté. Rien n’y a fait. Contrairement aux Bad Buzz Starbucks ou Gap, Cadbury a gardé le cap face à la contestation et a maintenu sa nouvelle icone féline. Quelles leçons tirer de ce Bad Buzz ? Avant tout peut-on réellement parler de Bad Buzz ? La crise a été d’importance moyenne, pas un vrai Buzz donc. Et puis à y regarder de plus près, il s’agit plutôt d’une erreur de ciblage com’. La société voulait rajeunir son image s’adresser à ses nouveaux consommateurs. Le chat était identifié comme une icône plus en phase avec les 6-10 ans. Cadbury a utilisé Facebook pour le dire. Erreur, ici le public est plus âgé et ce sont surtout les trentenaires nostalgiques qui ont pris la parole. Et ils n’ont pas mâché leurs mots, entrainant la crise. Le Community Management a semblé trop longtemps aux (goûts) fraises. Une improbable FAQ est apparue en urgence sur le site malabar.fr . Emblématique de l’improvisation, elle est entièrement consacrée à répondre aux critiques postées sur…Facebook. Là aussi pour le ciblage com’, c’est « mal barre » !
Celio, guerre des étoiles sur la toile
Celio, la marque à l’étoile est fâchée avec la Guerre des étoiles. Le 1er Juin, elle lançait sur sa page Facebook, une vidéo à l’ambiance mystérieuse devant « teaser » une opération à venir 8 jours plus tard. La campagne était visiblement en partenariat avec la société Lucas Films détentrice des droits de la saga. George Lucas son propriétaire est réputé être un des professionnels les plus tatillons sur le respect des droits d’auteur. Et pourtant ! Celio se prend les pieds dans la toile et… utilise un vaisseau Viper Mark II de la série Battlestar Galactica. « Haro ! » « Epic Fail ! »…En quelques heures la communauté des fans de Jedi est en émoi sur Internet et sur les pages de la marque. De l’autre, les fans de Battlestar ne sont pas en reste. Celio s’est mis seul au milieu d’un tir croisé. Sa réaction? Il supprime à contretemps la vidéo et les commentaires négatifs. Le remède se révèle pire que le mal : Primo, la marque apparait comme refusant le dialogue avec ses consommateurs. Secundo : elle abandonne définitivement toute possibilité de communiquer avec les internautes, qui n’ont pas besoin d’elle pour dire du mal…d’elle. Les agoras pullulent sur la toile. Tertio : Cette réaction grossière a très largement fait objet de débat auprès des professionnels des médias sociaux, chacun y allant de son commentaire, conseil, proposition d’embauche. Une sorte d’effet Long Tail finissant d’habiller Celio pour l’hiver !
Galère pour Petit Bateau
Ainsi, c’est sur une toile encore agitée que vient naviguer Petit bateau. La marque française, historique et sage se lance sur les sentiers battus du second degré, du décalage. Elle montre sa nouvelle collection, où, parmi les dizaines de vêtements ressemblant énormément à ceux des collections précédentes, se cachent deux minuscules body, avec inscrits dessus des adjectifs outrageusement caricaturaux (« robuste » et « coquette ») pour marquer les différences entre les sexes. « Phallocrate » « Sexiste »…les noms d’oiseaux fusent. Le débat divise. Le Community Manager est à fond de cale. Il supprime des commentaires à tour de bras, parfois négatifs, parfois positifs. Un phénomène curieux se produit alors. Comme l’a finement observé Maudule, une partie de ce Bad-Buzz est artificiellement entretenue par des professionnels du secteur. Un peu comme ceux qui avaient sévit dans le cas Celio… Délaissant la marque et se lançant à l’abordage du CM, certains corsaires proposent sans pudeur de se faire embaucher, des agences proposent leurs services, les trolls se lâchent. Petit Bateau à des airs de Boonty.
Les enseignements
Quelles conclusions sont à tirer de ces crises ? Les enseignements « classiques » d’abord : Pour du Buzz marketing, il faut bien cibler son public, bien cibler son message, bien maitriser son identité de marque et anticiper sa com’ en prévoyant différents scénarios. Lues et relues, ces leçons restent encore visiblement à rappeler.
Par contre, sur les expériences de ces deux derniers mois, une évidence s’impose : le contexte est en évolution. De plus en plus de professionnels suivent les événements en direct, agissent, interagissent et influent sur le déroulement des campagnes. Il est donc recommandé d’inclure leur présence dans les scénarios prévisionnels évoqués précédemment. Notamment en démultipliant les réseaux et les niveaux de communication des Community Manager. Eh Oui ! Ça de plus ! Mais n’est-ce pas le prix de la maturité de l’activité ?
Le public ensuite. Veet démontre avec force les dangers provoqués par une erreur de cible. Celio, Malabar et Petit Bateau prouvent eux la puissance des Brand Advocate. Et dans le deux derniers cas, comment, grâce à eux, un Bad Buzz peut se transformer en campagne marketing réussie. Petit Bateau vient de migrer tous les posts polémiques sur une page « entre vous et nous ». Son image est celle d’une société ouverte au dialogue. Durant la polémique elle a engrangé les contacts de plus de 10 000 fans supplémentaires. Preuve qu’un dialogue chancelant est toujours préférable à pas de dialogue du tout. Entre marketing et connaissances techniques, le Community Management et le Buzz restent de la gestion de relations humaines. Savoir-faire est lié à savoir-être.
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Les grands patrons ont de nombreuses manières de vivre leur notoriété : certains s’affichent tels des « peoples » (on se souvient de Jean-Marie Messier au début des années 2000 ou de Richard Branson encore aujourd’hui) et d’autres préfèrent rester discrets (par exemple, Bernard Arnaud ne donne que très rarement des interviews). Nous avons découvert récemment une « nouvelle espèce de grand Patron» : l’invisible. En effet, Le Point du 19 mai 2011 a consacré une enquête de 4 pages sur « Besnier, le milliardaire invisible ». Selon le Point, Emmanuel Besnier (40 ans, 15ème fortune de France), patron et principal actionnaire de Lactalis (10,4 milliards d’euros de CA) cultive une discrétion hors pair :
-100 personnes connaitraient son visage à Laval (sa ville natale et celle où est implanté son groupe);
-seules 2 ou 3 photos de lui auraient été publiées ;
-il n’aurait jamais accordé d’interview.
Nous sommes souvent confrontés chez Reputation Squad à des dirigeants ou personnalités souhaitant rester discrets. Il est en revanche très rare de retrouver cela chez des grands patrons qui de par leurs fonctions, ont besoin de rassurer les salariés et banquiers par de la communication externe. Le « cas Emmanuel Besnier » d’un point de vue e-reputation est donc très intéressant.
Emmanuel Besnier est-il réellement invisible sur le net ?

Nous avons donc poursuivi l’étude du Point sur le net afin nous rendre compte par nous-mêmes.
Photos : nous confirmons, 3 ou 4 photos très semblables disponibles.
Wikipedia : aucune page consacrée à Emmanuel Besnier. Juste une mention sur la page Wikipedia –très incomplète- du groupe Lactalis.
Interviews, biographies : pas d’interview ni de biographie complète. Des articles (L’express, Ouest France…) tous sur la même thématique : Emmanuel Besnier l’homme secret. Un article –sans grand intérêt- sur une condamnation du groupe en 2000 est facilement identifiable.
Opposants : ils commencent à être visibles (Confédération paysanne de la Loire, page Wikipédia du groupe dégradée) mais cela reste limité.
Données personnelles : nous en avons trouvé.
En recoupant les différents éléments sur le net, des informations sont disponibles sur Monsieur Emmanuel Besnier. En revanche, il ne maîtrise aucune de ces informations.
Pour un grand patron, être invisible est-il une bonne solution ?
Il existe plusieurs raisons pour un grand patron d’être présent dans les médias et sur internet en particulier. Ces raisons peuvent être à la fois « offensives » (communiquer positivement sur votre groupe ou sur une opération) que « défensives » (occuper la place avant vos détracteurs). Nous avons isolé ci-après 4 raisons qui font qu’il est préférable pour un grand patron d’être présent dans les médias :
1. Si vous n’êtes pas présents, d’autres créeront cette présence pour vous
En effet, vous ne maîtrisez pas les informations disponibles sur vous (photos et vidéos à votre insu, articles écrits sans votre accord, pas d’interviews pour « occuper le terrain »).
2. Etre absent équivaut à laisser un boulevard à vos ennemis/détracteurs
Une faible présence dans les médias et particulièrement sur internet facilite grandement le travail de déstabilisation de vos ennemis. Cela devient aisé de mener une campagne de dénigrement sur internet afin de vous discréditer si vous n’avez jamais la parole. Pour prendre l’exemple du groupe Lactalis, les « ennemis » potentiels ne manquent pas : distributeurs (Lactalis a récemment boycotté les centres Leclerc), les producteurs de lait (des procès sont en cours), concurrents sur l’affaire Parmalat… En bref, la première crise sur internet sera très visible.
3. L’absence intrigue et, dans les grands moments de la vie de l’entreprise, vous devez rassurer et non pas intriguer
Les grands moments de la vie de l’entreprise (investissements, acquisitions, recherche de fonds propres…) passent en général par une période de séduction où le « mystère » rime en général avec « risques » pour un partenaire financier. Il est rarement bon d’avoir une image « à la Monsanto » où l’on est convaincu que vous avez quelque chose à cacher.
4. Si l’on ne trouve pas d’information sur vous, on enquête
Nous constatons que les gens aiment trouver le minimum vital sur vous lorsqu’ils doivent négocier un contrat important avec vous. Ils souhaitent trouver à minima une photo récente, votre parcours (comment êtes-vous devenu le patron ?), une page Wikipedia… Ne rien trouver peut clairement conduire certains interlocuteurs à aller plus loin dans leur recherche, ce qui n’est souhaitable pour personne.
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IT for business forum
Je viens de passer trois jours au premier IT For Business Forum organisé par le groupe NextRadio. L’idée est de mettre en avant les nouvelles tendances du domaine des nouvelles technologies auprès de dirigeants de grandes entreprises.
J’y ai été convié afin d’intervenir sur les implications des réseaux sociaux dans le monde professionnel. Un panel des plus agréables présenté par Hedwige Chevrillon avec :
- Grégoire Lassalle, le DG d’Allociné qui n’a pas l’air d’avoir de Twitter
- Olivier Fecherolle, le DG de Viadeo. Son twitter : @olivierfech
- Richard Collin, homme aux multiples casquettes parmi lesquelles dirigeant du cabinet Nextmodernity. Son twitter : @richardcollin
Je me suis efforcé de marteler quelques idées que je pensais utiles pour notre public :
- Les entreprises qui ont peur du web social et veulent empêcher leurs salariés d’y être sont condamnées à terme.
- La vie privée c’est terminé, seule peut être préservée la vie intime. Les frontières de l’intimité doivent être définies par chacun, le critère étant ce qui me serait insupportable si rendu public.
- Le contexte culturel est essentiel, le web n’est pas un espace dans lequel les réalités sociales et nationales sont abolies.
Le blog Netlex a même eu la gentillesse de noter certaines des choses que j’ai pu dire ici
Le débat couvrait une thématique très large allant de l’Entreprise 2.0, aux stratégies Social Media Marketing en passant par la vie privée. Il m’est donc difficile de le synthétiser, je me contenterai donc dans mon TGV du retour d’en tirer les éléments qui m’ont marqué.
Dans ce qu’a dit Grégoire Lassalle (au-delà du fait qu’il aurait visiblement bien aimé créer Facebook comme beaucoup ;-) ), j’ai retenu leur approche très structurée et intelligente de leur communauté. Beaucoup de temps a visiblement été consacré les différents acteurs de leur écosystème qu’ils soient « foruméens » ou blogueurs. Ils ont ensuite été cartographiés par domaines (mangas, sci-fi, etc.) puis classés en fonction de leur activisme et influence. Allociné a ensuite créé son club des 300 (si ma mémoire est bonne) dont les membres bénéficient de certains privilèges dont celui amusant de pouvoir venir quand ils veulent dans les locaux d’Allociné.
Olivier Fecherolle a lui bien rempli son rôle de DG de Viadeo, en mettant en avant les réussites de son groupe aussi bien en externe qu’en interne. Viadéo a annoncé récemment un partenariat avec SalesForce ce qui a retenu mon attention car pas un jour ne passe sans que SalesForce n’intègre l’un de nos outils quotidiens de travail : Seesmic, Radian 6, Viadéo, etc. La démarche commerciale est de plus en plus intégré au web social avec SalesForce et la frontière entre privé et professionnel de plus en plus fou. Je pense d’ailleurs que le maniement de SalesForce va demander beaucoup de doigté à l’avenir pour ne pas paraître trop intrusif envers prospects et clients.
Richard Collin a lui insisté sur les bouleversements actuels et leurs implications en termes de management et de SI. Une analyse très pertinente et appuyé par une vraie pratique, je vous connseille de vous rendre sur le blog de NextModernity pour en savoir plus car je ne voudrais pas trahir sa pensée.
Les points forts de l’évènement :
- Un accueil et une organisation de grande qualité
- De jolies initiatives participatives comme l’intégration d’un outil propriétaire permettant de tweeter commentaires et questions pendant les interventions
- Des animateurs qui sont de vrais journalistes
- Une belle couverture de l’évènement par l’ensemble des équipes du groupe
- Des interventions de qualité et très variées
Les points à travailler pour la prochaine édition :
- Pour les tribunes individuelles, des prestations pas assez « à l’américaine », trop promotionnelles parfois
- Les thèmes des débats parfois trop larges et n’encourageant pas à la controverse (certaines thématiques auraient pu justifier de débats plus passionnés)
Sur le fond des débats et des échanges que j’ai pu avoir dans les montagnes baignées de soleil de ce week-end :
- La Génération Y n’est toujours pas un concept qui m’a convaincu
- Les bouleversements occasionnés par Internet ne sont toujours pas perçus à leur juste mesure par certains et ils vont y laisser des plumes
- Les conservateurs et les geek-optimists ont des visions du monde aussi contradictoires qu’inopérantes
- Les dépenses de sécurisation de leur SI dans les entreprises vont aller croissant
- Il faut replacer la réflexion sociologique et culturelle au centre, les usages font tout
- Et pour finir « on chassait le mammouth avec un réseau social » dixit Richard Collin J
Quelques twittos à suivre qui étaient présents (le hashtag était : #IT4B) :
- François Kermoal, le sympathique ancien boss de Stratégies maintenant à la tête de l’Entreprise : @kermoal
- Un avocat mystérieux du barreau de Paris : @Netlex
- Olivier Coredo du Groupe 01 : @ocoredo
- Philippe Pinault, le fondateur de Blogspirit : @ppinault
- Cécilia Durieu, Directrice de GreenWorking : @ceciliadurieu
- Frédéric Simottel of course: @simottel
- Le Big Boss de NextRadio: @alainweill
- Anicet Mbida de BFM et 01: @anicet
- Et j’en oublie
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De la E-réputation à l’identité de marque
Je sors à peine d’un séminaire organisé par l’un de mes clients dont l’objectif était de rassembler dans un même lieu plusieurs collaborateurs répartis à travers la France pour « casser la glace », créer du lien entre les collaborateurs et fluidifier la communication.
L’un des premiers exercices de ce séminaire consistait à remplir une fiche profil puis à venir se présenter devant le public en une minute.
L’identité, premier élément de la socialisation
Là, comme en dehors du travail, l’identité est le premier élément constitutif d’une relation. Qui es-tu ? Que fais-tu ? quelles sont tes passions ? Quel est ton caractère ? Comment interagir au mieux avec toi ? etc…
De même, sur Internet, le premier réflexe est de venir « Googliser » une personne ou une entreprise pour découvrir qui elle est, quelle est sa réputation en ligne ou « e-réputation ». Cette e-réputation est constituée des milliers d’informations que vous-même ou d’autres ont pu produire sur vous sur les différents sites et réseaux sociaux comme par exemple sur Facebook.
Oui mais voilà, difficile d’encapsuler 10, 15, 30 ans de vie dans quelques lignes, difficile d’encapsuler la richesse d’une personnalité, d’un caractère, d’une culture, d’une philosophie en une minute. C’est pourtant le temps qui vous est donné pour convaincre.
Combien de fois a-t ‘on entendu parler d’une personne s’étant vue refuser un emploi à cause de photos ou d’articles compromettants sur Internet ? A l’échelle individuelle, votre e-réputation est importante, à l’échelle de l’entreprise, elle est cruciale. Autant prendre la main sur ce qui se dit de vous et être proactif. Alors, par où commence-t-on ?
Eléments constitutifs de l’identité de marque
L’identité numérique d’une entreprise peut être représentée par 4 éléments majeurs : l’identité institutionnelle, l’identité thématique, l’identité de services et bien sûr l’identité des personnes qui travaillent dans cette entreprise.
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1. L’identité institutionnelle
C’est la « personnalité » de l’entreprise, celle qui est la plus souvent représentée dans les communications traditionnelles : son logo, sa charte graphique, son activité, sa baseline, sa philosophie, etc.
C’est le « qui je suis » et « ce que je fais » de l’identité. C’est le plus souvent votre site Internet qui sera le meilleur support de votre identité institutionnelle.
Présentez-vous et votre activité en quelques lignes, voir quelques pages mais restez toujours clair et concis.
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2. L’identité thématique
Quels sont les sujets qui vous intéressent ? Je ne parle pas seulement des thématiques directement reliées à votre activité mais de celles qui intéressent votre public.
A qui vous adressez-vous ? De quoi parlent-ils ? Y’a-t-il des sujets encore peu couverts ou à fort potentiel ? Des sujets apportant une vraie valeur ajoutée ? Une fois que vous avez déterminé votre ligne éditoriale, tenez-vous-y. Installez une forme de récurrence, un rendez-vous hebdomadaire avec vos lecteurs, un sujet de fond en plusieurs étapes, des interviews ou débats mensuels, etc.
Le choix de vos thématiques déterminera le choix de vos présences en ligne : vous traitez de sujets de fonds, à forte valeur ajoutée ?
Créez un blog que vous viendrez adosser à votre site Internet. Vous parlez de sujets nécessitant des réflexions communes ?
Créez plutôt des groupes de discussion sur Facebook ou sur LinkedIn ou une communauté sur Ning que vous animerez. Vous parlez de cuisine? Inscrivez-vous sur Marmiton.org…
Identifiez tout d’abord les communautés les plus actives en rapport avec vos sujets et, selon le temps que vous avez à consacrer à votre communication en ligne, inscrivez-vous sur une ou plusieurs de ces communautés. Dans la mesure du possible, tentez d’abord de rejoindre des communautés existantes et d’y contribuer.
Dans un deuxième temps et une fois que vous aurez lié les premiers liens avec ces communautés et montré « patte blanche », vous pourrez créer votre propre communauté thématique.
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3. L’identité de service
C’est à mon sens la plus importante et la clé de votre succès sur les réseaux sociaux. En effet, c’est parce qu’il y trouve son compte que votre public vous lira.
Que pouvez-vous apporter à vos lecteurs ? Des contenus de qualité ? Des réponses à leurs questions ? Un service après-vente ? Une expérience exceptionnelle ? Des idées d’innovation, d’activité, de voyage…. ? Appuyez-vous sur votre activité.
Vous avez une expertise et fenêtre inégalée sur votre domaine de compétences, profitez-en ! Sollicitez également vos employés, vos partenaires, tout le monde peut contribuer et y gagner.
Présentez les services que vous offrez à la communauté dans votre description de profil mais ne vous contentez pas de le dire, faites-le (et montrez le) !
Concrètement, répondez aux questions des autres sur Yahoo Answer, sur Quora ou sur LinkedIn Answer, recherchez des informations innovantes que vous posterez sur Twitter ou sur votre blog, organisez le rendez-vous de référence de votre communauté, etc. Réfléchissez et cherchez toujours à vous améliorer et mieux servir vos lecteurs, ils vous le rendront bien.
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4. L’identité de personnes
Personnifier la relation permet de retrouver une proximité que les internautes recherchent.
Comment mettre en scène les contributeurs de l’entreprise, votre community manager, votre président, votre DRH ? Une photo, une petite présentation, une mise en scène permet non seulement de donner un visage humain à l’entreprise mais également de valoriser le salarié.
Et puis il est toujours plus facile de s’adresser à une personne identifiée qu’à une personne morale. Vous pourrez par exemple créer un lien vers les profils LinkedIn ou Viadeo de chacun depuis votre site web ou votre blog, insérer leurs flux Twitter, ou afficher les liens vers leurs blogs.
Communiquez en interne sur les enjeux des réseaux sociaux et sensibilisez vos employés à la communication en ligne. Ils seront autant de points de contact avec vos consommateurs potentiels. Ils sont aussi les représentants de votre marque employeur et peuvent témoigner de l’attractivité de votre entreprise.
Créer l’univers de la marque
Chris Brogan parle de « trouver sa voix », j’aime parler de créer un « univers ». L’univers est vaste, riche, complexe. Il n’est pas figé, il fait rêver. L’univers de votre marque ce sont les contenus que vous créez autour des 4 éléments de votre identité. Vidéos, photos, textes, podcasts…
Imaginez vos présences en ligne comme une caverne d’Ali Baba à votre effigie où vos clients et prospects peuvent trouver tout ce qu’ils ont toujours rêvé de connaitre sur leur (votre ?) activité ou passion. Vous ne savez toujours pas comment faire ? Pourquoi ne pas demander directement à votre public ce qu’il aimerait lire?
Et vous ? Comment faites-vous passer votre identité en ligne ?
Crédits photos: John-Morgan & Tom Rolfe
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Affaire Renault: s’ils sont innocents, que fait-on pour leur e-réputation ?
L’affaire d’espionnage de Renault a fait –très- grand bruit dans les médias et n’a pas ménagé la présomption d’innocence des trois ex-cadres licenciés. En effet, leurs portraits ont été largement dévoilés dans les médias traditionnels et en ligne, leurs noms ont été cités des centaines de fois, des vidéos ont été diffusées… une réelle tempête médiatique.
Alors que leur cas était quasiment acté il y a encore quelques semaines (il était annoncé dans les médias que « les espions auraient touché des centaines de milliers d’euros sur des comptes offshore ») l’affaire s’est brusquement retournée : les « espions » seraient en fait innocents !
Sans vouloir rentrer dans le fonds de l’affaire, nous allons tenter de nous projeter dans un futur où les cadres accusés seraient totalement blanchis : quid de leur e-réputation ? comment peuvent-ils réparer cela si cela est réparable ?
Retour progressif à la vie normale ? Les temps ont changé
Il y a encore quelques années, une affaire comme celle-ci, sans être complètement oubliée, aurait pu finir par tomber dans l’oubli, en particulier pour ce qui est des personnes concernées (leurs noms, visages, rôles…). Refaire une vie après « l’Affaire » aurait été possible. Seule une émission télé tous les 10 ans serait venue vous la rappeler.
De nos jours, ce scénario est inimaginable : tout le monde « googlise » tout le monde, l’information est produite et reproduite en masse. Les « L’Affaire Renault un an après », « L’Affaire Renault deux ans après » seront diffusés chaque année. Dès qu’un cas similaire se reproduira, « l’Affaire d’espionnage de Renault » sera citée, ainsi que ses acteurs. De nombreuses théories risquent d’être entretenues (leur culpabilité par exemple, même une fois blanchis en justice et/ou par le constructeur).
Autre élément important. L’algorithme de Google peut aboutir à des résultats inverses à ceux du cerveau humain : il peut ainsi parfois donner plus de visibilité à des pages Internet anciennes qu’à des récentes. En résumé : en googlisant le nom d’un des trois ex-salariés de Renault, il n’y a pas de raison que le temps fasse disparaitre les traces de la tempête médiatique qu’ils ont subie.
Pour répondre à la question initialement posée : le retour à la vie normale sera difficile car les séquelles de l’affaire resterons visibles.
Est-ce que des solutions existent ?
Une solution miracle ou l’on soumet un nom à Google pour leur demander de ne plus faire ressortir de liens qui y sont rattachés ? Non, cela n’existe pas et n’existera surement jamais.
Solution numéro 1 : Faire appel à des « Nettoyeurs du net » ? Le résultat ne pourra pas être optimal (plus de trace leurs liens avec l’Affaire) et le budget très significatif.
Il serait possible de « nettoyer » une partie des contenus les mieux référencés mais le résultat risque d’être aléatoire car :
-la loi française n’offre pas d’arme absolue contre ce type de situation (le droit à l’oubli n’est qu’un concept pour le moment) ;
- Le seul « droit à l’oubli » qui existe en droit de la presse de façon certaine est prévu par les articles 35 et 65-2 de la loi du 29 juillet 1881 :
Article 35 :
« La vérité des faits diffamatoires peut toujours être prouvée, sauf :
a) Lorsque l’imputation concerne la vie privée de la personne ;
b) Lorsque l’imputation se réfère à des faits qui remontent à plus de dix années ;
c) Lorsque l’imputation se réfère à un fait constituant une infraction amnistiée ou prescrite, ou qui a donné lieu à une condamnation effacée par la réhabilitation ou la révision ; »
Article 65-2 :
« En cas d’imputation portant sur un fait susceptible de revêtir une qualification pénale, le délai de prescription prévu par l’article 65 est réouvert ou court à nouveau, au profit de la personne visée, à compter du jour où est devenue définitive une décision pénale intervenue sur ces faits et ne la mettant pas en cause. »
Les textes signifient qu’il serait possible de faire retirer toute publication relative à cette affaire si les cadres de Renault étaient officiellement « blanchis » par un tribunal des accusations d’espionnage. Ils pourraient alors faire retirer les publications dans les trois mois suivant le jugement sur le fondement de la diffamation publique.
Problème : il n’y a pas eu de procès concernant cette affaire. On perçoit ici les limites du droit avec internet….
-les liens sont très diffus (France et étrangers, presse/TV et blogs, forums de discussion…) et en grande quantité ;
Le budget serait très significatif car mobiliserait énormément de ressources (juristes, techniciens en référencement, attaché de presse…) pendant une longue période. De plus, l’affaire Renault concerne trois personnes, ce qui alourdit le travail.
Solution numéro 2 : Communiquer sur les trois cadres de Renault sans chercher à « Nettoyer » ? Surement pas suffisant pour les intéressés
Cette solution consisterait à communiquer autour du nom des ex-salariés de Renault afin de « noyer » les articles ou liens parlant de l’affaire d’espionnage.
Je doute que cette solution soit perçue comme optimale par les intéressés:
-de simples recherches affinées « prénom+nom+espionnage » ramèneraient à des liens problématiques.

-une telle solution doit être entretenue pour être efficace ce qui implique des coûts récurrents.
-cette solution permettra de « noyer » le gros des informations mais ne résistera pas à une personne poussant un peu plus son investigation.
Solution numéro 3 : L’indemnisation pour le préjudice? Surement la meilleure solution
J’imagine ce que la plupart se disent : « bien entendu qu’ils vont être indemnisés !». Nous parlons dans ce cas précis d’une indemnisation pour le préjudice d’e-réputation. C’est-à-dire pour le fait de ne jamais avoir le droit à l’oubli.
Nous pouvons envisager que cette indemnisation puisse correspondre :
-soit au coût estimé de la « solution numéro 1 » + un surcoût correspondant au reliquat de préjudice (la part qui n’a pas été réglée).
-soit au coût estimé du préjudice (plus difficile à chiffrer)
Toutefois, lorsque le préjudice n’est pas purement économique, il est difficile d’évaluer financièrement la somme correspondant au dommage moral subi. L’affaire Kerviel en est un bon exemple : Les dommages-intérêts alloués ont très exactement correspondu au préjudice économique (certain et exact) subi par la banque.
Quoi qu’il en soit, cette problématique e-réputation sera significative dans l’avenir des trois cadres mis en cause dans cette affaire Renault et rappelle que la présomption d’innocence est d’autant plus importante qu’autrefois dans ce type de cas.
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Photo : France Soir
Une nouvelle tendance de l’e-reputation des entreprises est l’arrivée des syndicats sur votre première page de résultats Google (recherche : « nom de votre entreprise »). Ce phénomène était encore peu négligeable en début d’année 2010 mais tend à se développer fortement.
Portrait robot des entreprises concernées :
Chiffre d’affaires : compris entre 50 millions d’euros et 1 milliard d’euros
Nombre de salariés : entre 300 et 1500
Niveau d’activité syndicale : peu importe
Secteurs d’activité : services, industrie, distribution
Nous allons tenter ici de répondre aux 4 principales questions que cela soulève en général chez nos clients.
1-Le blog d’un des syndicats de mon entreprise est placé en deuxième position sur Google lorsque l’on fait une recherche sur elle. Comment est-ce possible ?
Il s’agit tout simplement de l’algorithme Google qui valorise les blogs et en particulier ceux qui sont très actifs. Nous avons constaté que les syndicats alimentaient très régulièrement leur blog ce qui leur confère une certaine « puissance ». En revanche, avoir le blog de son syndicat sur la première page de Google révèle en général un manque d’activité sur internet de votre entreprise ou une activité mal organisée. Pour cela, nous vous conseillons de développer vos relations presse en ligne, de ne pas hésiter à créer des sous-sites sur des thématiques importantes pour votre entreprise (recrutement, produits…), de produire du contenu régulièrement (articles de blog, articles dans la presse en ligne, offres d’emploi, etc.).
2-Est-ce grave pour l’image de mon entreprise ?
Oui et non. Non parce que cela fait partie de la variété des informations disponibles sur Internet et que cela n’a en soit rien de choquant. Oui parce que cela n’est surement pas l’information la plus pertinente pour un client, un fournisseur ou à un banquier. Il serait préférable que ces personnes découvrent d’abord votre expertise, avant un article relatant avec virulence la fermeture d’une de vos usines en 2006 lorsque votre société faisait face à des difficultés financières. Ce n’est pas tant que le contenu en lui-même qui pose problème, que son ordre d’apparition et l’absence de contre-argumentaire.
D’une manière générale, l’impact dépend beaucoup du ton employé et des informations divulguées.
3-Certaines informations confidentielles ont été dévoilées sur le blog du syndicat de ma société. Que dois-je faire ?
La « jurisprudence » Wikileaks montre que l’entreprise doit se tenir prête à ce que des informations confidentielles sortent de ses murs et à les voir ainsi divulguées. En revanche, n’est pas Wikileaks et ses centaines de « sites miroirs » qui veut. Les personnes qui écrivent sur le blog de votre syndicat sont en général en France et facilement identifiables, de plus leur objectif premier n’est probablement pas de nuire à leur entreprise. Ce qu’elles écrivent est donc encadré par la loi Française.
Deux conseils très importants :
(1) Evitez d’employer directement la voie juridique contre les personnes concernées, car cela peut être mal perçu par les salariés et certains n’ont pas toujours conscience de l’impact de ce qu’ils écrivent. Prenez le temps d’expliquer l’impact que certaines déclarations publiques peuvent avoir sur l’activité de l’entreprise et l’emploi, privilégiez toujours la négociation dans un premier temps.
(2) N’attendez pas trop avant de réagir, il existe de nombreux vides juridiques sur ces questions et les délais de prescription pour diffamation sont de 3 mois après la première publication.
4-Mon entreprise n’a pas cette problématique, en quoi dois-je faire attention ?
Cela ne concerne pas seulement la relation avec vos syndicats sur internet mais avec l’ensemble de votre écosystème web. Les principales règles sont de surveiller ce qui se dit sur vous et d’être le plus proactif possible sur Internet. Dans le cas contraire, vous vous exposez à ce que d’autres personnes (syndicats, presse, clients, rumeurs…) prennent quasi totalement en main votre e-réputation.
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Posté par Alberic Guigou
dans entreprises,
google,
personal branding,
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Vie privéetags corporate branding,
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entreprises,
google,
googlisation,
personal branding 3 Commentaires
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Peter Fleischer est un Américain à Paris dans la grande tradition, il est cool, souriant et apparait en Polo Ralph Lauren dans les magazines (on devine même des chaussures de running à ses pieds).
Mais qui est Peter Fleischer ? Pourquoi lui consacrer un post ?
Peter Fleischer est le Global Privacy Counsel de Google, c’est-à-dire qu’il est un avocat extrêmement brillant (Harvard Law School, Baker & McKenzie, etc.), qui a pour mission de faire passer le géant mondial de la donnée personnelle entre les gouttes des législations et des prises de conscience des opinions publiques :
- Droit à l’oubli
- Visages et plaques d’immatriculation sur Street View
- Récupération et stockage de nos réseaux WIFI
- Etc.
Nous n’allons pas dans ce post plutôt ludique entrer dans ces débats éthiques et philosophiques mais plutôt se concentrer sur l’évolution du Personal Branding de Peter Fleischer depuis qu’il est chez Google.
L’on peut retrouver dans les archives du Web des photos et vidéos de M. Fleischer avant ses débuts en 2006 (si ce que j’ai pu retrouver sur le Web est exact) : sans avoir un look « Evil » il faisait très clairement plus Avocat d’affaires sans pitié que blogueur adepte de la transparence…
Heureusement, depuis le Personal Branding de M. Fleischer s’est mis au service du Corporate Brading d’une société qui a pour mantra « don’t be evil » et maintenant l’on donnerait toutes ses données sans confession au moteur de recherche et à ses diverses applications.
Peter Fleischer peut aborder les questions les plus sensibles et polémiques comme dans le récent dossier de l’Express (11 août 2010) mais on est hypnotisé par la photo visiblement officielle qu’a utilisée l’hebdomadaire (vous la retrouverez dans Challenges pour un article de l’année dernière) :
- Sourire resplendissant
- Logo Google de travers et partiel (comme s’il était là par hasard)
- Petit polo siglé soulignant sa silhouette entretenue
- Pantalon Dockers en mode « je bosse dans un cubicle et j’adore ça »
- Affreuses running shoes que l’on devine seulement (le vice n’a pas été poussé jusqu’à les montrer dans leur totalité)
- Le tout « affalé » dans un canapé multicolore dans un esprit start-up indéniable

C L'Express
Tout cela permettant de dire les choses suivantes (Cf le numéro de l’Express) :
- Sur les traces laissées par les internautes auprès du moteur de recherche : « Nous les conservons pour cela durant neuf mois, au lieu de six, comme le recommandent les autorités européennes de la vie privée, le G29 »
- Sur Street View : « Quelques erreurs subsistent, certes, mais elles sont très rares. »
- Sur le Droit à l’oubli : « Cette démarche part d’une bonne intention. Mais comment définir ce droit à l’oubli sans faire de la censure ? »
En revanche, il reconnait l’erreur de Google sur la question de la récolte des infos Wifi par Street View.
Je suis persuadé que M. Fleischer est fort sympathique, mais ne peux m’empêcher de penser que sa métamorphose vestimentaire et de Personal Branding obéit plus aux objectifs coporate de son employeur qu’à un relooking par un coach de drague.
Etre le visage de Google sur des questions aussi stratégiques ne peut laisser aucune place au hasard et cela se voit.
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