Reputation Squad: E-réputation (Réputation en ligne) des Individus et des Entreprises

Olivier Zara répond aux questions de Reputation Squad sur le Personal Branding

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Albéric Guigou: Peux-tu te présenter en quelques mots ou doit-on plutôt te Googler pour te découvrir ?

Olivier Zara: Ayant une vie numérique bien remplie depuis plus de 10 ans et quasiment aucun homonyme, si vous googlez “Olivier Zara”, vous trouverez 57.700 résultats. Alors, il vaut mieux que je me présente pour aller plus vite et pourquoi pas avec mon CV 2.0, support de mon identité et de ma réputation numériques :

http://www.olivier-zara.com

En général, on ne google pas une personne pour savoir ce qu’elle dit sur elle-même mais pour savoir ce que les autres pensent de cette personne. Si vous voulez savoir ce qu’on pense de moi, cliquez sur les onglets “Recommandations” et “Références”.

Quelle est ta définition du Personal Branding ?

Personal Branding signifie en français : « Créer et gérer sa marque personnelle ». Notre marque est l’addition de notre identité et de notre réputation professionnelles. Le Personal Branding aide à mieux communiquer sur ses aptitudes métiers, ses expertises, ses compétences, ses valeurs, ses qualités humaines, ses réussites, bref ce qu’on pourrait appeler ses talents. L’objectif du Personal Branding est de faire rayonner son identité et sa réputation professionnelles pour que les gens viennent à nous avec des offres plutôt que d’être en permanence dans une situation de recherche. Le Personal Branding va bien au-delà de la simple auto-promotion de soi qui aboutit souvent à donner une bonne image de soi alors que le plus important est de communiquer sur une image authentique.

Le Personal Branding, c’est créer une identité, une marque personnelle qui soit authentique et montre votre singularité bien au-delà de votre de votre fonction dans une organisation.

Quoi de neuf ? Pas grand-chose, si on pense aux expressions suivantes : il faut se démarquer ; Avoir une bonne image de marque ; Imprimer sa marque dans un projet ; Marquer les esprits ; C’est sa marque de fabrique. Depuis bien longtemps, dans le langage courant, individu et marque sont associés.

Comment concilies-tu Vie Pro et Vie Privée sur le Web ?

Il y a beaucoup d’exemples de personnes qui essayent d’avoir une vie Pro et une vie privée sur Internet et qui se prennent les pieds dans le tapis. Dans notre vie physique, nous arrivons assez bien à créer une cloison étanche entre notre vie pro et perso. Sur le web, on y arrive moins bien. Il y a quelques semaines, un de mes lecteurs m’invite sur Facebook. J’accepte, je regarde son profil, ses photos pour savoir qui m’invite. Le lendemain, il m’écrit : “Je me suis trompé de compte sur Facebook. J’ai deux comptes et je vous ai invité avec mon compte perso alors que je voulais vous inviter avec mon compte pro”. Puis, il m’envoie une autre invitation mais question vie privée, c’était trop tard. Et puis, j’avais envie de lui poser plein de questions : et si votre collègue devient votre manager ? et si votre meilleur ami devient votre pire ennemi ? et si votre collègue et ami trouve des photos de vous en vacances sur Facebook alors qu’officiellement vous êtes en congé de maladie et qu’il a sur son bureau VOTRE travail ? et si votre famille duplique les contenus de votre profil “privé” par simple copier coller sur des blogs ou espaces publics ?

La frontière entre le public et le privée est un leurre. Elle n’existe techniquement pas, soit parce que vous vous prenez les pieds dans le tapis tout seul, soit parce que votre entourage manque de bon sens numérique, soit parce qu’un pirate s’introduit sur votre compte comme ce fut le cas par exemple sur le compte Facebook de Paris Hilton.

Pour répondre à ta question, je ne concilie pas ma vie pro et perso sur le web. Je n’ai quasiment pas de vie privée sur Internet. Je partage quand même du contenu mais pas beaucoup et pas dans les réseaux sociaux type facebook. J’utilise surtout des plate-formes comme Picasa qui permet de faire des liens privés vers des photos.

Mon attitude n’est pas forcément à imiter. J’ai une politique du risque zéro parce que je n’aime pas étaler ma vie privée d’une manière générale, même dans une conversation face à face et donc encore moins sur une place publique mondiale. Mon choix est lié à ma personnalité : la discrétion. Chacun doit faire en fonction de sa personnalité et du niveau de risque qu’il est prêt à prendre.

Considères-tu ta page Facebook comme un outil de Personal Branding ?

Mon profil Facebook comme tous mes profils numériques contribuent à définir mon image de marque. Un profil Facebook est de facto un outil de Personal Branding pour tout le monde même pour ceux qui n’invitent que leurs “amis”.

Ta question est intéressante parce qu’elle sous-tend deux façons d’aborder les médias sociaux. Ceux qui s’en servent pour se faire de la publicité comme les entreprises le font dans les médias traditionnels. Ceux qui s’en servent pour socialiser, partager, s’amuser, rencontrer… C’est-à-dire comme une extension de leur vie physique.

De mon côté, ce qui me fait plaisir avec Facebook, c’est quand Stéphane Fermigier m’écrit : “Est-ce que tu es mon ami de l’école primaire Vaugirard quand on avait 6 ans ?” et que quelques jours plus tard, on se retrouve pour boire un verre. Ce qui me fait plaisir, c’est d’échanger des connaissances sur mes domaines d’expertise comme l’intelligence collective. Cela dit, indirectement Facebook contribue à ma notoriété. Dans mon usage du service, c’est une conséquence et non un but.

Le Personal Branding est un outil au service de quelque chose de bien plus grand que son auto-promotion. C’est une démarche, une méthode… pas une finalité !

Que penses-tu de l’image négative qui est souvent attachée au Personal Branding, particulièrement en France ? Cette perception du Personal Branding comme un abaissement de l’humain au rang de Produit à vendre, à marketer ?

Cette image négative est propagée par :

- Ceux qui ne comprennent le Personal Branding qu’à travers sa traduction littérale. Personal Branding = Marque Personnelle. Marque = baril de lessive. Si marque = objet et que marque = personne alors objet = personne donc marchandisation de l’être humain. Ceux qui font cette équation ne connaissent bien sûr RIEN à la démarche et ils ne chercheront pas à en savoir plus puisqu’ils ont déjà tout compris grâce à leurs talents de traducteur.

- Ceux qui détestent la compétition, la méritocratie. Ils n’aiment pas les démarches qui aident la performance individuelle parce que si ces démarches sont massivement adoptées, cela les rend de facto moins compétitifs !

- Ceux qui n’aiment pas se montrer pour des raisons de personnalité (introversion, timidité, manque de confiance en soi) ou de culture (modestie, humilité). Ils se sentent aussi en danger d’être moins compétitifs sur le marché du travail et … ils ont raison. Alors leur “stratégie d’acteur du système” consiste à essayer de détruire ce qui pourrait leur nuire par tous les moyens.

- Certains experts du Personal Branding ! Formés à l’école américaine, imprégnés de l’utilitarisme nord-américain, porte-parole de la pensée des pères fondateurs William Arruda, Peter Montoya & Co, ces Français oublient la CULTURE française, plus humaniste qu’utilitariste. Ils n’hésitent pas à dire que le Personal Branding, c’est savoir se vendre. Cette affirmation est totalement fausse mais elle est surtout culturellement inadaptée. Il y a plusieurs façons de se saluer selon les cultures, on appelle cela l’interculturalité. Il y a aussi plusieurs façons d’expliquer le Personal Branding. L’explication à l’américaine n’est pas la plus adaptée à la culture française.

L’an dernier, en 2009, je t’avoue qu’on était sur la voie d’un désastre. Mais, il y a maintenant trois auteurs français sur le Personal Branding qui comprenent bien l’interculturalité et qui sont sur la même longueur d’onde : celle de l’humanisme et non de l’utilitarisme. On est donc en bonne voie d’éteindre le feu.

Pour finir, quels sont les conseils que tu donnerais à une personne qui n’a aucune présence en ligne mais souhaiterait commencer à développer son Branding ?

Avant de cliquer frénétiquement sur votre souris pour créer des profils sur tous les services existants, commencez par réfléchir sur vous. La première étape du Personal Branding, c’est de mieux se connaitre. Il s’agit d’une étape d’introspection que beaucoup ne veulent pas faire. Cela leur paraît fumeux alors qu’un profil en ligne, c’est du concret ! Mais, si on saute cette étape, au lieu de montrer notre singularité, nos talents, au lieu de bien communiquer sur notre projet, on regarde les autres et on fait pareil.

Si vous prenez ce temps de réflexion, vous sortirez votre profil en ligne un ou deux mois après les autres mais vous serez largement gagnant sur le long terme. Un recruteur fait vite la différence entre ceux qui cherchent à avoir une bonne image et qui ressemblent à tout le monde et ceux qui ont une image authentique et qui se différencient.

Et enfin quelle est pour toi la prochaine tendance dans les techniques de Personal Branding ? On parle souvent de la vidéo…

Loïc Le Meur, qui fait la préface de mon livre, a mis de côté sa plate-forme de micro-blogging vidéo. Cette décision de Loïc est une bonne façon de répondre à ta question ! La vidéo pose un problème tant en termes de personnalité que de culture. Par exemple, dès que j’allume ma vidéo sur skype, j’ai le trac ;-)

A mon avis, la nouvelle tendance du Personal Branding, c’est … ReputationSquad !!

Merci Olivier!

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Intégrer l’E-réputation dans la valorisation des entreprises

L’image de marque (d’une entreprise, d’un produit) a un impact majeur sur son volume d’affaires, sur le premium qu’elle peut faire payer aux consommateurs, sur sa sensibilité à la conjoncture économique, etc.

La marque est donc prise en considération lors d’un rachat d’entreprise ou d’une ligne de produits par exemple. Les négociations sur la valorisation ne vont pas porter uniquement sur des critères comptables mais vont également inclure un ensemble d’autres facteurs qui auront un impact positif ou négatif sur le prix d’acquisition.

Traditionnellement des critères tels que ceux-ci étaient pris en compte : notoriété, fidélité des consommateurs, etc.

De tels facteurs sont en effet critiques pour tenter de prévoir les revenus futurs offerts par la marque ainsi que sa situation par rapport à la concurrence. Plus la marque est établie, plus ses consommateurs y sont attachés, plus elle est disponible sur le marché, plus les revenus qu’elle génère seront pérennes et prévisibles et donc plus sa valeur sera élevée.

Il devient donc critique d’intégrer aux calculs de valorisation l’E-réputation de la(le) marque/produit/entreprise. En effet, les informations disponibles en ligne sur un(e) marque/produit/entreprise ont un impact de plus en plus majeur sur les décisions d’achats des consommateurs par exemple. Cela est particulièrement vraie pour les industries dont une énorme partie des achats s’accomplissent en ligne (comme le tourisme) ou pour des achats particulièrement coûteux/impliquants (construction d’une maison par exemple, opération chirurgicale).

Une marque, dont l’E-réputation aurait été délaissée pendant des années et qui présenterait par exemple des pages de résultats particulièrement compromises dans les moteurs de recherche, devrait ainsi s’attendre à subir un impact négatif sur sa valorisation. Cet impact devra prendre en compte des dimensions : telles que la baisse du taux de transformation des clients potentiels en acheteurs, les coûts de reconquête de l’e-réputation compromise, etc.

Comment prendre en compte un problème d’e-reputation lors du rachat d’une marque/entreprise ?

Pour rester simple, nous pouvons envisager la méthode suivante :

Une méthode DCF (discounted cash flow) classique appliquée à la perte de trésorerie due à la crise. Pour les non initiés, il s’agit d’actualiser (un euro gagné dans 4 ans ne vaut pas la même chose que si vous le gagnez tout de suite) les flux de trésorerie futurs de la crise. En pratique, dans le cas d’une marque/entreprise mature ou sur un marché clairement identifié pour lequel vous disposez de données de croissance, vous pourrez appliquer cette méthode DCF sans trop de problème. Pour cela, vous devrez bâtir des prévisions de retour à la normal en fonction du début de la crise, des actions mises en œuvre, de « l’impact résiduel » de la crise auprès de certains consommateurs…

L’exemple chiffré ci-dessous pourrait s’appliquer à un certains de nos clients : une crise d’image provenant en général d’un problème opérationnel (livraison, production…) entrainant un glissement des ventes. Les hypothèses sont les suivantes :
- Crise d’e-réputation se produisant en juillet n et entrainant une baisse progressive des ventes (vs. m-12 afin d’éliminer l’impact de la saisonnalité) ;
- La vente de la marque/entreprise  ainsi que les mesures correctrices (recours juridiques, appel à des spécialistes en e-réputation, campagne de communication, etc.) ont lieu en novembre n ;
- Le retour à la croissance du marché est prévu en décembre n+1 ;
-L’impact mensuel de la crise est calculé de la manière suivante : (variation vs. 12 derniers mois-croissance du marché-0.5% de surperformance de la marque par rapport au marché)*flux de trésorerie du mois (pour simplifier, il faudrait normalement reconstituer la marge brute, ce qui rendrait l’impact sur la trésorerie exponentiel).

Valorisation

Valorisation

L’impact total (nous négligeons l’actualisation et l’effet résiduel de la crise) s’élève ici à €1.0m.

Utilisation de ce chiffre : nous conseillons de garder la valorisation initiale de la marque/entreprise (car parfois réalisée avant la crise) basée sur les données de marché et d’y retrancher (i) le coût estimé de la crise par rapport à la valorisation initiale (€1.0m ici) ainsi que (ii) les coûts de gestion de crise d’e-réputation. Ces deux éléments seront donc considérés comme éléments de dette.

Si vous êtes acquéreur, vous pourrez négocier sur l’effet résiduel de cette crise, c’est-à-dire les difficultés que la marque/entreprise aura à retrouver ses performances par rapport au marché (s’appliquerait par exemple à la crise que traverse Toyota actuellement, qui risque de ne pas être passagère car extrêmement relayée par les médias et Internet).

Si vous êtes vendeur, vous pourrez mettre en avant votre réactivité face aux premiers symptômes de dégradation d’e-réputation voire des données chiffrées sur des périodes similaires. Cela permettra de démontrer votre capacité à limiter la durée et l’impact de cette mauvaise e-réputation.

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L’e-réputation des dirigeants d’entreprises

L’e-réputation des dirigeants d’entreprises est un enjeu croissant.

En effet, la conjonction de divers facteurs, à savoir la “googlisation” en hausse,  la concurrence croissante liée à la mondialisation, les tensions sociales autour des disparités de salaires, etc. aboutit à une exposition grandissante des grands managers. Exposition qui peut se traduire par une e-réputation menacée.

Il est donc devenu critique pour ces hommes et ces femmes de surveiller les informations les concernant qui sont accessibles sur le Web. Ces informations proviennent de sources multiples, toutes susceptibles de porter atteinte à leur e-réputation:

- Le dirigeant et ses proches

- La presse

- Tiers proches: salariés, anciens salariés, partenaires commerciaux, etc.

- Tiers lointains: petits actionnaires, consommateurs, etc.

- Institutions: étatiques, syndicats, etc.

- Web: bloggueurs, internautes, etc.

Les sources pouvant avoir un impact négatif sur l’e-réputation d’un dirigeant sont donc des plus variées et méritent d’être prises en considération. Ces sources peuvent se manifester de multiples façons:

- Réseaux sociaux

- Forums

- Blogs et commentaires sur des blogs

- Commentaires sur sites de presse

- etc.

Le dirigeant ou suivant la dimension de son entreprise, un très proche collaborateur, doivent donc veiller sur cette e-réputation. En effet, une e-réputation d’un dirigeant compromise peut avoir des conséquences importantes sur l’entreprise:

- Image atteinte

- Difficultés dans des négociations commerciales ou financières

- Recrutement rendu plus complexe

- Perte potentielle de personnes-clés dans l’entreprise

- Lancement de nouvelles activités ou ouvertures de nouveaux territoires compromises

Après ce constat, nous poursuivrons dans de prochains billets sur cette thématique de l’e-réputation des dirigeants d’entreprises.

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Gérer la relation Parent Enfant sur Facebook: les Règles d’Or

Avec 400 millions de membres dans le monde et 15 millions en France, Facebook est en train de réunir la génération des parents et leurs ados dans le même réseau social.

Cette cohabitation présente à la fois des opportunités et des risques. Il est donc capital de l’organiser au mieux en respectant quelques règles simples d’un côté comme de l’autre.

Voici les règles d’Or qu’un parent devrait respecter sur Facebook:

- N’ajoutez en Amis que des gens avec lesquels vous souhaitez partager quelque chose, si vous ne voulez pas partager de Photos, d’idées, de liens avec vos enfants.

- N’ajoutez pas vos Enfants sur Facebook pour les espionner.

- “Ne jouez pas aux jeunes”: développez votre propre réseau d’amis, n’ajoutez pas les Amis de vos enfants, ne vous mêlez pas de leur vie privée :  ce n’est pas parce que c’est sur Facebook que vous gagnez le droit de vous mêler de leurs conversations.

- Réfléchissez avant de commenter des statuts ou photos, que ce soient les vôtres ou celles de vos enfants. Vous ne voulez pas les mettre mal à l’aise ou nuire à votre e-réputation.

Pour les Enfants:

- Vous aussi, n’ajoutez que les gens avec lesquels vous souhaitez partager. Si vos parents sont absents de Facebook ou que vous ne voulez pas ajouter, n’ajoutez pas non plus leurs amis, ceux-ci pourraient être tentés de faire des “rapports” à vos parents.

- Si vous souhaitez partager avec vos parents, prenez le temps de bien régler ce que vous voulez partager. Créez une liste spécifique et choisissez bien ce que vous allez partager dans vos critères de confidentialité.

- Réfléchissez avant de partager infos, photos et statuts: vous non plus ne voulez pas rendre vos parents mal à l’aise ou nuire à votre e-réputation.

Facebook peut devenir un merveilleux lieu d’échange trans-générationnel mais il n’a pas été pensé pour cela initialement: il a été créé par des étudiants pour des étudiants.

Il convient donc de prendre certaines précautions lorsque l’on désire accueillir sa famille dans ses Amis. Parents et Enfants doivent garder leurs jardins secrets donc créez et utilisez des listes spécifiques et tout ira pour le mieux.

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L’E-réputation des médecins et chirurgiens: Interview du Docteur Garson

L’e-réputation est une question particulièrement importante pour certains professionnels comme les dirigeants d’entreprises, les avocats ou encore les médecins. Décision particulièrement importante pour le patient: le choix de son chirurgien. Le choix d’un chirurgien s’accompagne donc souvent d’une “enquête” sur le Web, les médecins ne peuvent donc faire l’économie d’ignorer cette question de l’e-réputation.

Reputation Squad a ici la chance de recueillir les réflexions du Docteur Garson, qui s’intéresse particulièrement à ces problématiques et qui est, par ailleurs, membre du bureau du syndicat SNCPRE (Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique).

Pourriez-vous, tout d’abord, Docteur,  vous présenter en quelques mots ?

Bonjour, je suis chirurgien plastique et esthétique exerçant en secteur public et libéral, actuellement vice-président du Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SNCPRE).

Vous vous êtes particulièrement intéressé à la problématique des attaques sur le Web envers les médecins? Pourquoi?

Internet à connu cette dernière décennie un développement fulgurant, au cours duquel notre activité n’a pas échappé au phénomène. Je suis membre du bureau du SNCPRE depuis 2006 et nous nous sommes particulièrement impliqués avec le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) à faire évoluer les règles de pratique régissant la visibilité des médecins sur internet. Parallèlement à la mise en ligne de sites professionnels et à l’explosion des forums spécialisés, de nombreux confrères ont eu à faire face à des attaques sur internet. Légitimement, nombre d’entre eux ont saisi le syndicat pour trouver réponse à leur problème.

Pourriez-vous nous donner quelques exemples-types de problèmes auxquels sont confrontés les médecins ?

Pour l’heure, nous identifions au niveau des attaques professionnelles deux grandes catégories de problèmes. Le premier est du au spamindexing et correspond plus particulièrement à des attaques entre “confrères”. Même si les moteurs de recherche sont plus vigilants vis-à-vis de ce phénomène, il reste toujours d’actualité. Le second correspond aux attaques et diffusions de nom sur les forums de tous genres, blogs et sites communautaires. Les responsables sont parfois des patients “réels”, parfois “fictifs” oeuvrant pour les intérêts d’un médecin.

Que pensez-vous des forums relatifs aux questions médicales ? Pensez-vous qu’il soit pertinent pour un patient d’essayer de se renseigner sur son médecin sur Internet ?

Internet est devenu un mode de recherche d’information quasi incontournable de nos jours. Les patients vont régulièrement sur les forums en quête d’information. Ils ne sont plus dupes vis à vis de certains intervenants vantant exagérément tel ou tel médecin. Par souci de clarté, le CNOM a apporté en 2008 la possibilité aux médecins de devenir modérateur au sein de ces forums et de travailler avec eux. Les forums permettent aux patientes de partager entre elles leurs expériences médicales ou chirurgicales. Ils offrent une masse d’information malheureusement pas toujours adaptée aux questions propres à l’internaute. C’est une première approche qui nécessite une rencontre avec un vrai professionnel pour répondre plus précisément aux questions.

Pensez-vous que l’espace d’échange qu’a créé le Web 2.0 doit s’étendre au domaine médical ? Les médecins doivent-ils s’impliquer plus dans les réseaux sociaux, les blogs pour informer et échanger avec le public ?

Nous ne pouvons pas lutter contre l’évolution globale d’internet mais nous devons également tenir compte de notre code de déontologie. La frontière entre information et publicité est mince et soumis à interprétation.

Trouvez-vous la loi et la jurisprudence suffisamment protectrices de la « réputation » du médecin sur Internet ?

La loi n’est pas spécifique à notre profession et les règles sont les mêmes pour tous le monde. La gestion de la réputation sur internet est une nouvelle donne que nous devons intégrer dans nos activités.

Un conseil à donner à vos confrères qui font face à des difficultés sur le Web ?

Le problème d’Internet est son immensité. Il est difficile de savoir si vous êtes l’objet d’attaque et le retour d’information est souvent tardif par l’intermédiaire de vos propres patientes. Il est désormais primordial d’avoir un système de veille sur Internet concernant l’apparition de vos mots clefs. Plus rapide sera la découverte d’une attaque, plus prompte sera la réponse et moindres seront les dégâts collatéraux. Des recours existent alors pour y faire face rapidement avec à l’aide de spécialistes de réputation sur internet ou d’avocats spécialisés.

Merci Docteur Garson

NB Sandrine Cabut du Figaro s’intéressait récemment à cette question ici

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Demain 9 Février: Safer Internet Day

Prenez-soin de votre E-réputation:

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Le Personal Branding de Mickael Vendetta

Puisque l’E-réputation est souvent traitée sous des angles anxiogènes, j’ai décidé de vous parler d’un sujet léger puisqu’il s’agit de la personnalité du moment pour ne pas dire la STAR du moment comme il le dit lui-même.

J’ai nommé: Mickael Vendetta.

Mickael est un visage emblématique de notre époque et il fait la liaison parfaite entre l’ère déclinante de la TV réalité et le buzz internet tel qu’il s’exprime sur les réseaux sociaux.

Alors commençons par un rapide état des lieux des éléments clés de l’e-réputation de Mickael Vendetta.

Une première recherche sur Facebook indique qu’il est clairement une personnalité très exposée et probablement plus que les célébrités veillissantes qui le prennent de haut:

- Un nombre de fans comparable à des personnalités établies comme Francky Vincent ou Aldo Maccione.

- Un nombre de fans incomparablement supérieur à des visages du petit écran comme Adeline ou David Charvet.

- Un grand nombre de citations dans les statuts de mes amis sur les derniers jours, ce n’est pas scientifique mais cela donne le ton général.

Sa première page de résultats Google nous donne une vision plus panoramique de son e-réputation:

- Google Suggest: l’on touche ici au sublime puisque Mickael nous est suggéré juste après Mickael Jackson par le moteur!

- Google Actualités nous confirme sa domination médiatique sur ses petits camarades puisqu’il figure dans la majorité des titres relatifs à l’émission.

- Autre signe d’un Personal Branding il maîtrise ses deux premiers résultats Google avec son Skyblog et son site Officiel. Il peut y développer son concept de Bogossitude à loisir.

- Aucun résultat réellement négatif dans ces deux premières pages de résultats pour la requête “Mickael Vendetta” a priori (mais bon je n’ai pas eu le courage de tout regarder je dois avouer). Enfin rien de négatif dans une acception très Vendetta du Personal Branding.

- Une présence très efficace également avec un contenu riche et à jour que ce soit en termes de vidéos, de photos et autres. Vendetta veut clairement occuper l’espace médiatique et le Web le confirme.

Enfin, l’on ne peut laisser de côté le Real Time Web dans cette analyse passionnée du cas Vendetta:

- Une mention toutes les trois minutes du personnage d’après Social Mention!

- Par contre seulement 191 Followers pour son compte Twitter, ce qui est probablement dû à un manque d’adéquation entre la cible (très jeune) du personnage et le medium… Un compte à suivre tout de même puisque Mickael y déclare élégamment:

Je les ai bien niqué, ils n’ont pas trouvé mon mobile pendant la fouille corporelle, je vais pouvoir balancer des trucs en live !!!  :)

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Reputation Squad recrute

Bonjour à tous,

Nous sommes à l’heure actuelle à la recherche de profils divers et variés pour accompagner notre croissance soutenue dans le domaine de l’E-reputation.

Nous avons besoin de ressources en interne tout comme de prestataires, n’hésitez donc pas à nous faire parvenir vos CV ou propositions.

Les profils qui nous intéressent en priorité:

- SEO

- Rédacteurs web

Une expérience dans la gestion de problématique d’E-réputation pour des particuliers ou des entreprises serait un plus.

Envoyez-nous vos candidatures ici

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Sanction par l’AMF d’un internaute répandant de fausses rumeurs

Les Echos ont relaté la récente sanction prise par l’AMF à l’encontre d’un internaute résidant en Suisse.

Cette sanction s’élève à 20.000 Euros et vient sanctionner les 15 posts de l’individu qui s’attaquaient à une société en particulier. Pour ce faire, il avait recours à un site boursier Boursica qui se flatte sur sa page d’accueil d’avoir atteint le million de messages.

De tels pratiques sont dangereuses  pour la société car elles touchent les lecteurs directs du forum mais sont également dommageables pour l’e-réputation globale de la société. En effet, pour ce type de société les forums de sites boursiers comme Boursorama figurent bien souvent dans la première page de résultats.

L’impact potentiel pour l’entreprise est donc considérable (en positif comme en négatif) et il semble logique que l’AMF s’y intéresse de près.

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Facebook et la mise à mort de la Vie Privée

Mark Zuckerberg (le fondateur de Facebook) vient de lever le voile sur les intentions du plus grand réseau social au monde. Facebook estime que la vie privée est “old news” comme disent les américains, la Vie Privée (je tiens à ces majuscules) ne serait plus une attente ou un besoin de l’homme et de la femme du XXIe siècle.

Cela fait un moment maintenant que nous vous avertissons ici sur les précautions à prendre avec les paramètres de Facebook, il semble pourtant que de telles précautions ne vont plus être suffisantes pour l’avenir.

Facebook avec son trésor de guerre de 350 Millions de membres veut commencer à maximiser ces himalayas de données que nous lui confions chaque jour. Facebook veut générer de l’argent et autant d’argent que possible en commercialisant notre Vie Privée.

Car c’est là que le discours de Facebook est d’une mauvaise foi considérable, nous tenons à notre Vie Privée, nous la considérons comme extrêmement précieuse, nous ne la confions pas à n’importe qui, nous en avons cependant progressivement confié des pans entiers à Facebook… Facebook a pendant un moment tout fait pour gagner notre confiance, dans le discours des dirigeants comme dans l’organisation du réseau, mais voilà que tout commence à changer.

En effet, Facebook est devenu indissociable de la vie sociale de beaucoup d’entre nous et s’en passer serait complexe. Les masques peuvent donc tomber et Facebook commence à officialiser la stratégie que l’on soupçonnait: bâtir un empire sur l’exploitation de nos richesses privées.

Il devient de plus en plus complexe de comprendre (et suivre) qui a accès sur Facebook vous concernant, vous devenez de plus en plus dépendants des décisions de Facebook et de celles de vos Amis…

Le moment approche où de plus en plus d’entre nous vont devoir se poser la question exacte de ce qu’ils font et veulent partager sur Facebook. Les avantages surpassent-ils les risques et inconvénients? Devrez-vous simplement considérer Facebook comme votre plaquette publicitaire?

L’intervention de Mark Zuckerberg

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