
Beaucoup d’éléments portent à croire que le référencement naturel est en passe de devenir secondaire en matière de visibilité sur Internet. Petit tour d’horizon des mutations en cours ou à venir qui vont changer la façon d’appréhender les problématiques de référencement naturel et donc d’e-réputation.
Le référencement devient social
Cela fait déjà quelques temps que le référencement social, généralement appelé SMO (Social Media Optimization), prend une part de plus en plus importante dans le vocabulaire des référenceurs. Si les années 2010 et 2011 ont été celles du développement du référencement social, 2012 sera, selon beaucoup d’experts, l’année de sa consécration. L’annonce faite cette semaine par Google de « Search Plus Your World » le confirme. En effet Google va donner une place très importante dans les résultats de recherches aux réseaux sociaux et surtout à son dernier bébé Google Plus.
C’est bientôt l’heure de la retraite pour les puissants robots d’indexation Google. Aujourd’hui c’est l’internaute qui fait le travail. L’humain est en effet l’algorithme le plus efficace pour découvrir, classer et noter les contenus d’Internet. Facebook avec son Graph Api a compris depuis quelques temps cette logique, et détient potentiellement le moteur de recherche « social » le plus puissant. (Je me demande d’ailleurs pourquoi Facebook n’utilise pas encore cette puissance de feu gigantesque).
Disparition des sites internet
Ce point peut paraître un peu provoquant, j’en conviens…
Le nombre de site internet n’a fait qu’augmenter depuis 20 ans. Il est passé d’une poignée dans les années 90 à plus 340 millions de sites aujourd’hui. Cela a notamment été le cas avec l’arrivée massive des blogs, des pages personnelles et des sites d’entreprises.
Je pense que cette tendance est en passe de s’estomper et que nous allons constater une diminution des nouveaux sites web. En effet, Internet se centralise de plus en plus autour des géants tel que Facebook ou Google. Il suffit par exemple de faire une recherche sur un restaurant à Paris pour se rendre compte que le site internet « classique » est petit à petit remplacé par une carte, des notations, des photos, des vidéos, des présences sur les réseaux sociaux, etc…

Outre le fait que beaucoup d’organisations ont déjà une présence en ligne, celles qui auraient pu être tentées de créer un site internet pour promouvoir leurs activités vont de plus en plus se tourner vers une présence sur un site tiers (page Facebook, Google Plus, etc.).
Il existe aujourd’hui des plateformes web pour faire à peu près tout. Ces plateformes, en plus d’être gratuites et faciles d’utilisation, sont déjà optimisées pour offrir une visibilité maximale dans les communautés (référencement social). L’intérêt de se créer un site internet est de moins en moins évident dans beaucoup de cas.
Enfin j’ajouterai que nous utilisons de moins en moins de site internet au profit d’applications. C’est le cas notamment sur nos SmartPhones ou nous utilisons principalement des applications dédiées à un besoin spécifique.
On ne « surfe » plus
Le terme « surfer » est passé un peu de mode, et pour cause flâner sur le web, de site en site via des recherches sur les moteurs est de moins en moins courant. Aujourd’hui ce sont les contenus qui viennent à nous, que ça soit par l’intermédiaire d’un agrégateur de flux RSS pour les plus experts ou de son flux Facebook ou Twitter pour les autres. Nous pouvons rester des heures à lire des contenus sans jamais avoir vraiment recherché quelque chose. Les services qui offrent un journal personnalisé tels que paper.li, Google Current ou Summify vont dans ce sens. Dans ce contexte le référencement naturel n’a plus de sens, c’est la viralité et l’intérêt du contenu qui importe.
Autant de web que d’internaute
Les premiers essais en 2009 d’individualisation des résultats de recherche sur Google avaient dès le début inquiété certains référenceurs. Cette personnalisation n’a cessé de s’accroître depuis. Aujourd’hui chacun des internautes a véritablement des résultats de recherches qui lui sont propres. Beaucoup de facteurs entrent en jeu, dont :
- Le moteur de recherche et la langue de recherche (.com, .fr, etc)
- La localisation de la recherche
- Le type de périphérique utilisé pour la recherche (mobile, fixe)
- L’historique de navigation (adresse Ip, Cookies, session Google Account)
- Le « moment » de la recherche (les résultats changent en fonction de l’actualité)
- Notre écosystème « social » (lorsque nous sommes connectés à notre compte Google)
Le référencement naturel n’est évidemment pas mort mais son importance sera, probablement, moindre dans les années à venir. Ce sont « les humains », et a plus forte raison ceux de notre écosystème qui, demain, sélectionneront les contenus que nous verrons. C’est donc l’autorité des personnes qui partagent les contenus ainsi que la pertinence et la richesse de ce qui est partagé qui passera avant le support.


















